Grossesse, contraception et fibromes : ce qui change en périménopauseGrossesse, contraception et fibromes : ce qui change en périménopause

Épisode 3

Génération Péri

Grossesse, contraception et fibromes : ce qui change en périménopause

Dans l'épisode 3, Carole Minker répond à une grande question : peut-on encore tomber enceinte en périménopause ? Elle parle aussi de contraception, d'infertilité masculine et de fibromes.

Peut-on encore avoir un bébé en périménopause ? Oui, et c'est une bonne nouvelle pour celles qui en ont envie. Cela veut aussi dire qu'une contraception reste nécessaire si l'on ne veut pas d'enfant. Dans cet épisode, Carole Minker fait le point sur la fertilité à cette période, sur les options de contraception, et sur un sujet souvent oublié : les fibromes.

Vous découvrirez :

  • Pourquoi la fertilité baisse avec l'âge, et pourquoi chaque femme a sa propre courbe
  • Les risques d'une grossesse tardive
  • Pourquoi il faut garder une contraception tant que la ménopause n'est pas installée
  • La place de l'infertilité masculine, souvent oubliée
  • Ce qu'est un fibrome, comment le repérer et quel impact il peut avoir
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Peut-on encore avoir un bébé en périménopause ? Oui, et c'est une bonne nouvelle pour celles qui en ont envie. Cela veut aussi dire qu'une contraception reste nécessaire si l'on ne veut pas d'enfant. Dans cet épisode, Carole Minker fait le point sur la fertilité à cette période, sur les options de contraception, et sur un sujet souvent oublié : les fibromes.

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  • Les risques d'une grossesse tardive
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🔊 Ce programme est un programme d’information par une professionnelle formée. Ce sont des conseils génériques et ce n’est pas un diagnostic personnalisé. Dans tous les cas, nous vous recommandons d’être suivie par un.e gynécologue et/ou une sage-femme pour avoir un suivi individualisé.

Ce que vous allez apprendre dans cet épisode

Peut-on encore avoir un bébé en périménopause ? Oui, et c'est une bonne nouvelle pour celles qui en ont envie. Cela veut aussi dire qu'une contraception reste nécessaire si l'on ne veut pas d'enfant. Dans cet épisode, Carole Minker fait le point sur la fertilité à cette période, sur les options de contraception, et sur un sujet souvent oublié : les fibromes.

Vous découvrirez :

  • Pourquoi la fertilité baisse avec l'âge, et pourquoi chaque femme a sa propre courbe
  • Les risques d'une grossesse tardive
  • Pourquoi il faut garder une contraception tant que la ménopause n'est pas installée
  • La place de l'infertilité masculine, souvent oubliée
  • Ce qu'est un fibrome, comment le repérer et quel impact il peut avoir
💡 Chiffres clés

D'après une étude publiée en 2017 qui a suivi près de 3 000 couples, un peu plus d'une femme sur deux (55 %) entre 40 et 45 ans tombe enceinte en un an d'essais, contre près de 8 sur 10 vers 25 ans.

Oui, on peut tomber enceinte en périménopause

La courbe moyenne de la fertilité, qu'on trouve facilement sur internet, montre une chute nette à partir de 35 ans. Mais ce n'est qu'une moyenne : chez certaines femmes, cette courbe est décalée plus tôt, chez d'autres plus tard.

L'ovulation reste possible tant que la ménopause n'est pas installée, c'est-à-dire tant qu'il n'y a pas eu 12 mois consécutifs sans règles. Les chances par cycle diminuent nettement avec l'âge : à 40 ans, elles sont de l'ordre de 5 à 10 % selon les sources. Une grossesse reste possible jusqu'à 48 ans environ, et même plus tard chez certaines femmes, avec leurs propres ovocytes, mais c'est rare.

Pourquoi la fertilité diminue

  • La quantité d'ovocytes : à chaque cycle, la réserve ovarienne diminue.
  • La qualité des ovocytes : ils sont présents dans les ovaires depuis la vie fœtale et ont donc notre âge. Plus ils sont âgés, plus ils risquent d'avoir accumulé des erreurs génétiques.
  • L'ovulation elle-même : il faut qu'un ovocyte de bonne qualité soit libéré par l'ovaire, et qu'il soit capable d'aller plus loin.

Pour aller plus loin sur la qualité ovocytaire, la série Bons ovocytes, avec Carole, y est entièrement consacrée.

Les risques d'une grossesse tardive

Une grossesse à cette période est considérée comme une grossesse à risque, à cause de l'âge :

  • Côté fœtus : davantage de fausses couches spontanées, en lien avec les anomalies génétiques des ovocytes ;
  • Côté mère : diabète gestationnel, prééclampsie, hypertension.

Beaucoup de grossesses tardives se passent pourtant très bien. C'est très variable d'une femme à l'autre, et un suivi par un gynécologue tout au long de la grossesse est indispensable.

Garder une contraception si l'on ne veut pas de bébé

Tant que la ménopause n'est pas installée (12 mois sans règles), une grossesse reste possible. Si l'on ne veut pas d'enfant, il faut donc mettre en place une contraception, choisie et acceptée par la femme.

  • La contraception hormonale peut être contre-indiquée chez certaines femmes, par exemple en cas d'antécédents de thrombose ou de risques cardiovasculaires.
  • De plus en plus de femmes ne veulent plus de contraception hormonale : il existe d'autres approches.
Ce n'est pas parce qu'on a des règles qu'on a ovulé, et ce n'est pas parce qu'on a ovulé que l'ovocyte était de bonne qualité.

Carole raconte l'histoire d'une femme de son entourage qui, il y a environ 84 ans, pensait être ménopausée à 54 ans : elle était en réalité enceinte. C'est très rare, mais cela montre qu'on peut confondre absence de règles et grossesse.

Méthodes d'observation du cycle : moins fiables à cette période

Avec les fluctuations hormonales, les signes qu'on apprend à repérer (comme avec la symptothermie) peuvent être perturbés. Certaines femmes sentent leur ovulation à chaque cycle, ce qui aide, mais ce n'est pas le cas de toutes.

Et comme les cycles deviennent irréguliers, il est plus facile de se tromper sur le moment de l'ovulation. Si l'on ne veut vraiment pas de bébé, sans vouloir de contraception, et qu'on utilise les méthodes d'observation du cycle, Carole conseille d'ajouter un préservatif.

Si l'on a encore un désir d'enfant

Tout dépend si le projet est immédiat ou plus lointain :

  • Si les cycles sont encore présents, une ovulation est possible. Mais quand ils deviennent anarchiques, il est plus difficile d'identifier le moment de l'ovulation.
  • Plus on attend, plus les chances diminuent : c'est statistique.
  • La congélation d'ovocytes est une option : en France, elle est possible jusqu'à 37 ans, et dans de nombreux autres pays jusqu'à 40 ou 42 ans.
  • Le don d'ovocytes est une autre solution, qui a d'autres implications, notamment émotionnelles.
Les grossesses tardives de célébrités passent souvent par un don d'ovocytes : pas de quoi culpabiliser si l'on n'y arrive pas naturellement.

Le message de Mélisande : à 40 ans, si l'on veut peut-être des enfants, il faut vraiment se poser la question plutôt que de repousser la décision.

Pas de pourcentage individuel

Carole n'est pas d'accord avec la pratique qui consiste à annoncer à une femme qu'elle a « X % de chances » d'être enceinte à son âge. C'est un chiffre statistique : chaque femme a sa propre courbe, et il est aujourd'hui presque impossible de la prédire. Donner un chiffre personnel est surtout anxiogène.

Elle cite une patiente qui avait privilégié sa carrière et qui a eu deux filles, spontanément et facilement, à 44 et 46 ans. C'est une exception, pas une règle.

Penser à l'infertilité masculine

Pour faire un bébé, il faut être deux, et l'infertilité masculine est trop souvent oubliée. Les causes d'infertilité se répartissent ainsi :

  • 30 à 40 % de causes masculines ;
  • 30 à 40 % de causes féminines ;
  • 15 à 20 % de causes mixtes ;
  • 10 à 25 % d'infertilités inexpliquées.

En schématisant, environ un tiers des infertilités ont une cause masculine. Si l'on a autour de 40 ans et qu'on ne tombe pas enceinte, on fait aussi tester son conjoint, assez vite.

Les fibromes

Un fibrome est une tumeur bénigne qui se forme à partir du muscle de l'utérus. Il peut se développer à différents endroits, y compris à l'intérieur de la cavité utérine. Il n'engage pas le pronostic vital, mais il peut être très gênant.

  • Impact sur la fertilité : placé dans la cavité utérine, il peut avoir un « effet stérilet » et gêner l'implantation de l'embryon.
  • Symptômes : douleurs, règles hémorragiques ou saignements anormaux. Mais certains fibromes ne donnent aucun signe.
  • Fréquence : entre 35 et 40 ans et au-delà, 30 à 40 % des femmes en ont, et cette proportion augmente avec l'âge.
  • Hormonodépendants : les fibromes dépendent des œstrogènes, et risquent donc de grossir pendant la périménopause à cause des fluctuations hormonales.
  • Diagnostic : ils se voient bien à l'échographie, chez le gynécologue ou éventuellement chez une sage-femme.

Les douleurs et saignements ne sont pas spécifiques : ils peuvent aussi venir d'autre chose, par exemple d'une adénomyose. Il faut donc consulter pour investiguer. Le gynécologue proposera une prise en charge selon la situation et le désir de grossesse.

Un suivi gynécologique régulier

Au moins une fois par an, on consulte un gynécologue ou une sage-femme. Les sages-femmes ne posent pas tous les diagnostics, mais elles peuvent repérer des premiers signes et réorienter vers un médecin. Si l'on n'est pas satisfaite de son suivi, on continue à chercher : l'annuaire Reflet recense des gynécologues et des sages-femmes.

🔎 Définitions utiles

Réserve ovarienne : stock d'ovocytes présents dans les ovaires. Il est constitué avant la naissance et diminue à chaque cycle, jusqu'à la ménopause.

___

Fibrome : tumeur bénigne qui se développe à partir du muscle de l'utérus. Il dépend des œstrogènes, peut grossir en périménopause et provoquer douleurs ou saignements, mais reste souvent sans symptôme.

___

Méthodes d'observation du cycle (MOC) : méthodes naturelles qui consistent à repérer les signes du cycle (température, glaire cervicale...) pour identifier la période fertile. La symptothermie en fait partie.

🎯 Actions concrètes

  • Si je ne veux pas de bébé, je garde une contraception adaptée tant que je n'ai pas eu 12 mois consécutifs sans règles, même si mes cycles sont irréguliers.
  • Si j'ai des antécédents de thrombose ou des risques cardiovasculaires, j'en parle à mon médecin avant de choisir une contraception hormonale.
  • Si j'utilise les méthodes d'observation du cycle et que je ne veux vraiment pas de grossesse, j'ajoute un préservatif, car les signes peuvent être perturbés en périménopause.
  • Si je pense être ménopausée parce que je n'ai plus de règles, je garde en tête qu'une grossesse reste possible, et je fais un test en cas de doute.
  • Si j'ai encore un désir d'enfant autour de 40 ans, je ne repousse pas la décision. Je me renseigne sur mes options (congélation d'ovocytes possible en France jusqu'à 37 ans, don d'ovocytes) et je regarde la série Bons ovocytes.
  • Si je n'arrive pas à tomber enceinte, je fais tester mon conjoint rapidement : environ un tiers des infertilités ont une cause masculine.
  • Si j'ai des douleurs, des règles très abondantes ou des saignements anormaux, je consulte pour une échographie, afin de vérifier s'il s'agit d'un fibrome ou d'autre chose (comme une adénomyose).
  • J'ai un suivi gynécologique au moins une fois par an, avec un gynécologue ou une sage-femme. Si je ne suis pas satisfaite, j'en cherche un autre, par exemple via l'annuaire Reflet.
  • Si je suis enceinte après 40 ans, je me fais suivre par un gynécologue tout au long de la grossesse, car elle est considérée comme à risque.
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🔊 Ce programme est un programme d’information par une professionnelle formée. Ce sont des conseils génériques et ce n’est pas un diagnostic personnalisé. Dans tous les cas, nous vous recommandons d’être suivie par un.e gynécologue et/ou une sage-femme pour avoir un suivi individualisé.
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⭐ La série Génération Péri, est possible grâce à la participation de Ginama, marque française sépcialisée en périménopause et ménopause. Portée par Flamme, la marque se différencie par l'absence de phytohormone et la transparence sur ses produits.

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Ce que vous allez apprendre dans cet épisode

Peut-on encore avoir un bébé en périménopause ? Oui, et c'est une bonne nouvelle pour celles qui en ont envie. Cela veut aussi dire qu'une contraception reste nécessaire si l'on ne veut pas d'enfant. Dans cet épisode, Carole Minker fait le point sur la fertilité à cette période, sur les options de contraception, et sur un sujet souvent oublié : les fibromes.

Vous découvrirez :

  • Pourquoi la fertilité baisse avec l'âge, et pourquoi chaque femme a sa propre courbe
  • Les risques d'une grossesse tardive
  • Pourquoi il faut garder une contraception tant que la ménopause n'est pas installée
  • La place de l'infertilité masculine, souvent oubliée
  • Ce qu'est un fibrome, comment le repérer et quel impact il peut avoir
💡 Chiffres clés

D'après une étude publiée en 2017 qui a suivi près de 3 000 couples, un peu plus d'une femme sur deux (55 %) entre 40 et 45 ans tombe enceinte en un an d'essais, contre près de 8 sur 10 vers 25 ans.

Oui, on peut tomber enceinte en périménopause

La courbe moyenne de la fertilité, qu'on trouve facilement sur internet, montre une chute nette à partir de 35 ans. Mais ce n'est qu'une moyenne : chez certaines femmes, cette courbe est décalée plus tôt, chez d'autres plus tard.

L'ovulation reste possible tant que la ménopause n'est pas installée, c'est-à-dire tant qu'il n'y a pas eu 12 mois consécutifs sans règles. Les chances par cycle diminuent nettement avec l'âge : à 40 ans, elles sont de l'ordre de 5 à 10 % selon les sources. Une grossesse reste possible jusqu'à 48 ans environ, et même plus tard chez certaines femmes, avec leurs propres ovocytes, mais c'est rare.

Pourquoi la fertilité diminue

  • La quantité d'ovocytes : à chaque cycle, la réserve ovarienne diminue.
  • La qualité des ovocytes : ils sont présents dans les ovaires depuis la vie fœtale et ont donc notre âge. Plus ils sont âgés, plus ils risquent d'avoir accumulé des erreurs génétiques.
  • L'ovulation elle-même : il faut qu'un ovocyte de bonne qualité soit libéré par l'ovaire, et qu'il soit capable d'aller plus loin.

Pour aller plus loin sur la qualité ovocytaire, la série Bons ovocytes, avec Carole, y est entièrement consacrée.

Les risques d'une grossesse tardive

Une grossesse à cette période est considérée comme une grossesse à risque, à cause de l'âge :

  • Côté fœtus : davantage de fausses couches spontanées, en lien avec les anomalies génétiques des ovocytes ;
  • Côté mère : diabète gestationnel, prééclampsie, hypertension.

Beaucoup de grossesses tardives se passent pourtant très bien. C'est très variable d'une femme à l'autre, et un suivi par un gynécologue tout au long de la grossesse est indispensable.

Garder une contraception si l'on ne veut pas de bébé

Tant que la ménopause n'est pas installée (12 mois sans règles), une grossesse reste possible. Si l'on ne veut pas d'enfant, il faut donc mettre en place une contraception, choisie et acceptée par la femme.

  • La contraception hormonale peut être contre-indiquée chez certaines femmes, par exemple en cas d'antécédents de thrombose ou de risques cardiovasculaires.
  • De plus en plus de femmes ne veulent plus de contraception hormonale : il existe d'autres approches.
Ce n'est pas parce qu'on a des règles qu'on a ovulé, et ce n'est pas parce qu'on a ovulé que l'ovocyte était de bonne qualité.

Carole raconte l'histoire d'une femme de son entourage qui, il y a environ 84 ans, pensait être ménopausée à 54 ans : elle était en réalité enceinte. C'est très rare, mais cela montre qu'on peut confondre absence de règles et grossesse.

Méthodes d'observation du cycle : moins fiables à cette période

Avec les fluctuations hormonales, les signes qu'on apprend à repérer (comme avec la symptothermie) peuvent être perturbés. Certaines femmes sentent leur ovulation à chaque cycle, ce qui aide, mais ce n'est pas le cas de toutes.

Et comme les cycles deviennent irréguliers, il est plus facile de se tromper sur le moment de l'ovulation. Si l'on ne veut vraiment pas de bébé, sans vouloir de contraception, et qu'on utilise les méthodes d'observation du cycle, Carole conseille d'ajouter un préservatif.

Si l'on a encore un désir d'enfant

Tout dépend si le projet est immédiat ou plus lointain :

  • Si les cycles sont encore présents, une ovulation est possible. Mais quand ils deviennent anarchiques, il est plus difficile d'identifier le moment de l'ovulation.
  • Plus on attend, plus les chances diminuent : c'est statistique.
  • La congélation d'ovocytes est une option : en France, elle est possible jusqu'à 37 ans, et dans de nombreux autres pays jusqu'à 40 ou 42 ans.
  • Le don d'ovocytes est une autre solution, qui a d'autres implications, notamment émotionnelles.
Les grossesses tardives de célébrités passent souvent par un don d'ovocytes : pas de quoi culpabiliser si l'on n'y arrive pas naturellement.

Le message de Mélisande : à 40 ans, si l'on veut peut-être des enfants, il faut vraiment se poser la question plutôt que de repousser la décision.

Pas de pourcentage individuel

Carole n'est pas d'accord avec la pratique qui consiste à annoncer à une femme qu'elle a « X % de chances » d'être enceinte à son âge. C'est un chiffre statistique : chaque femme a sa propre courbe, et il est aujourd'hui presque impossible de la prédire. Donner un chiffre personnel est surtout anxiogène.

Elle cite une patiente qui avait privilégié sa carrière et qui a eu deux filles, spontanément et facilement, à 44 et 46 ans. C'est une exception, pas une règle.

Penser à l'infertilité masculine

Pour faire un bébé, il faut être deux, et l'infertilité masculine est trop souvent oubliée. Les causes d'infertilité se répartissent ainsi :

  • 30 à 40 % de causes masculines ;
  • 30 à 40 % de causes féminines ;
  • 15 à 20 % de causes mixtes ;
  • 10 à 25 % d'infertilités inexpliquées.

En schématisant, environ un tiers des infertilités ont une cause masculine. Si l'on a autour de 40 ans et qu'on ne tombe pas enceinte, on fait aussi tester son conjoint, assez vite.

Les fibromes

Un fibrome est une tumeur bénigne qui se forme à partir du muscle de l'utérus. Il peut se développer à différents endroits, y compris à l'intérieur de la cavité utérine. Il n'engage pas le pronostic vital, mais il peut être très gênant.

  • Impact sur la fertilité : placé dans la cavité utérine, il peut avoir un « effet stérilet » et gêner l'implantation de l'embryon.
  • Symptômes : douleurs, règles hémorragiques ou saignements anormaux. Mais certains fibromes ne donnent aucun signe.
  • Fréquence : entre 35 et 40 ans et au-delà, 30 à 40 % des femmes en ont, et cette proportion augmente avec l'âge.
  • Hormonodépendants : les fibromes dépendent des œstrogènes, et risquent donc de grossir pendant la périménopause à cause des fluctuations hormonales.
  • Diagnostic : ils se voient bien à l'échographie, chez le gynécologue ou éventuellement chez une sage-femme.

Les douleurs et saignements ne sont pas spécifiques : ils peuvent aussi venir d'autre chose, par exemple d'une adénomyose. Il faut donc consulter pour investiguer. Le gynécologue proposera une prise en charge selon la situation et le désir de grossesse.

Un suivi gynécologique régulier

Au moins une fois par an, on consulte un gynécologue ou une sage-femme. Les sages-femmes ne posent pas tous les diagnostics, mais elles peuvent repérer des premiers signes et réorienter vers un médecin. Si l'on n'est pas satisfaite de son suivi, on continue à chercher : l'annuaire Reflet recense des gynécologues et des sages-femmes.

🔎 Définitions utiles

Réserve ovarienne : stock d'ovocytes présents dans les ovaires. Il est constitué avant la naissance et diminue à chaque cycle, jusqu'à la ménopause.

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Fibrome : tumeur bénigne qui se développe à partir du muscle de l'utérus. Il dépend des œstrogènes, peut grossir en périménopause et provoquer douleurs ou saignements, mais reste souvent sans symptôme.

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Méthodes d'observation du cycle (MOC) : méthodes naturelles qui consistent à repérer les signes du cycle (température, glaire cervicale...) pour identifier la période fertile. La symptothermie en fait partie.

🎯 Actions concrètes

  • Si je ne veux pas de bébé, je garde une contraception adaptée tant que je n'ai pas eu 12 mois consécutifs sans règles, même si mes cycles sont irréguliers.
  • Si j'ai des antécédents de thrombose ou des risques cardiovasculaires, j'en parle à mon médecin avant de choisir une contraception hormonale.
  • Si j'utilise les méthodes d'observation du cycle et que je ne veux vraiment pas de grossesse, j'ajoute un préservatif, car les signes peuvent être perturbés en périménopause.
  • Si je pense être ménopausée parce que je n'ai plus de règles, je garde en tête qu'une grossesse reste possible, et je fais un test en cas de doute.
  • Si j'ai encore un désir d'enfant autour de 40 ans, je ne repousse pas la décision. Je me renseigne sur mes options (congélation d'ovocytes possible en France jusqu'à 37 ans, don d'ovocytes) et je regarde la série Bons ovocytes.
  • Si je n'arrive pas à tomber enceinte, je fais tester mon conjoint rapidement : environ un tiers des infertilités ont une cause masculine.
  • Si j'ai des douleurs, des règles très abondantes ou des saignements anormaux, je consulte pour une échographie, afin de vérifier s'il s'agit d'un fibrome ou d'autre chose (comme une adénomyose).
  • J'ai un suivi gynécologique au moins une fois par an, avec un gynécologue ou une sage-femme. Si je ne suis pas satisfaite, j'en cherche un autre, par exemple via l'annuaire Reflet.
  • Si je suis enceinte après 40 ans, je me fais suivre par un gynécologue tout au long de la grossesse, car elle est considérée comme à risque.