Épisode 1

Génération Péri

C'est quoi la périménopause ? Définition, hormones et premiers signes

Dans l'épisode 1, Carole Minker explique ce qu'est la périménopause, ce qui se passe au niveau des hormones et quels premiers signes peuvent apparaître.

Carole Minker est pharmacienne, titulaire d'un doctorat. Après un parcours en officine puis dans l'industrie des substances naturelles, elle se consacre à la santé de la femme et du couple, notamment dans le cadre de l'infertilité. Dans ce premier épisode, elle pose les bases : ce qu'est vraiment la périménopause, pourquoi ce n'est pas une maladie, et comment reconnaître les signes qui peuvent l'annoncer.

Vous découvrirez :

  • La différence entre périménopause et ménopause
  • Pourquoi tout commence souvent par un manque de progestérone, et le lien avec le SPM
  • Les signes qui peuvent apparaître : cycles irréguliers, irritabilité, bouffées de chaleur, douleurs articulaires, prise de poids
  • Quels examens faire, et comment interpréter un dosage hormonal
  • Ce qu'est le SGUM, un syndrome dont on parle trop peu
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Carole Minker est pharmacienne, titulaire d'un doctorat. Après un parcours en officine puis dans l'industrie des substances naturelles, elle se consacre à la santé de la femme et du couple, notamment dans le cadre de l'infertilité. Dans ce premier épisode, elle pose les bases : ce qu'est vraiment la périménopause, pourquoi ce n'est pas une maladie, et comment reconnaître les signes qui peuvent l'annoncer.

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  • La différence entre périménopause et ménopause
  • Pourquoi tout commence souvent par un manque de progestérone, et le lien avec le SPM
  • Les signes qui peuvent apparaître : cycles irréguliers, irritabilité, bouffées de chaleur, douleurs articulaires, prise de poids
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🔊 Ce programme est un programme d’information par une professionnelle formée. Ce sont des conseils génériques et ce n’est pas un diagnostic personnalisé. Dans tous les cas, nous vous recommandons d’être suivie par un.e gynécologue et/ou une sage-femme pour avoir un suivi individualisé.

Ce que vous allez apprendre dans cet épisode

Carole Minker est pharmacienne, titulaire d'un doctorat. Après un parcours en officine puis dans l'industrie des substances naturelles, elle se consacre à la santé de la femme et du couple, notamment dans le cadre de l'infertilité. Dans ce premier épisode, elle pose les bases : ce qu'est vraiment la périménopause, pourquoi ce n'est pas une maladie, et comment reconnaître les signes qui peuvent l'annoncer.

Vous découvrirez :

  • La différence entre périménopause et ménopause
  • Pourquoi tout commence souvent par un manque de progestérone, et le lien avec le SPM
  • Les signes qui peuvent apparaître : cycles irréguliers, irritabilité, bouffées de chaleur, douleurs articulaires, prise de poids
  • Quels examens faire, et comment interpréter un dosage hormonal
  • Ce qu'est le SGUM, un syndrome dont on parle trop peu
💡 Chiffres clés

D'après une grande étude américaine qui a suivi près de 2 570 femmes, la Massachusetts Women's Health Study, la périménopause commence en moyenne vers 47,5 ans et dure près de 4 ans.

Périménopause et ménopause : quelle différence ?

La ménopause, c'est ne plus avoir eu de règles pendant 12 mois. La périménopause, c'est la période qui précède : le système hormonal commence à dysfonctionner, mais les cycles sont toujours là.

Chez certaines femmes, cela se passe sans signe particulier. Chez d'autres, les manifestations sont plus invasives.

  • Durée : 4 ans en moyenne, mais jusqu'à 10 ou 12 ans chez certaines femmes
  • Âge de début : en moyenne entre 40 et 48 ans, avec de grandes différences d'une femme à l'autre

Comme la puberté, mais dans l'autre sens

À la naissance, les ovaires d'une petite fille sont inactifs. Le corps se concentre d'abord sur la croissance, puis les ovaires se mettent en route progressivement, avec l'aide des surrénales, jusqu'aux premières règles.

La périménopause, c'est le miroir de ce processus : le système ne s'arrête pas du jour au lendemain. Carole le compare à une voiture lancée à grande vitesse, il y a toujours un temps de latence avant l'arrêt complet.

Rappel : comment fonctionnent les hormones du cycle

Le cerveau pilote les ovaires :

  • En première partie de cycle (phase folliculaire), les follicules en croissance fabriquent des œstrogènes, qui épaississent la muqueuse utérine.
  • Après l'ovulation, le follicule devient le corps jaune, qui fabrique la progestérone pour maintenir une éventuelle grossesse.

Ces hormones n'agissent pas seulement sur la reproduction. Presque tous les organes ont des récepteurs aux œstrogènes et à la progestérone : cerveau, muscles, système cardiovasculaire... Elles participent donc à la santé globale des femmes.

Tout commence par un manque de progestérone

Contrairement à ce qu'on entend souvent, la périménopause ne démarre pas par une chute des œstrogènes, mais par une insuffisance lutéale : un manque de progestérone.

La progestérone est une hormone apaisante, calmante et anxiolytique. Quand elle baisse, les œstrogènes (plutôt énergisants et tonifiants) prennent le dessus et commencent à fluctuer. C'est l'hyperœstrogénie relative.

Carole précise un point peu connu : beaucoup de femmes de 25, 30 ou 35 ans, aux cycles parfaitement réguliers, sont déjà en insuffisance lutéale, souvent à cause du mode de vie et du stress. Dans sa pratique, elle le constate avec un dosage de progestérone 7 jours après l'ovulation. C'est souvent lié au syndrome prémenstruel (SPM), qui repose sur le même mécanisme et peut se combiner à un début de périménopause.

Les signes qui peuvent apparaître

  • Humeur : irritabilité, colère, difficulté à gérer ses émotions
  • Cycles irréguliers : plus courts ou plus longs, règles hémorragiques, saignements entre les règles
  • Symptômes vasomoteurs : bouffées de chaleur et sueurs (pas forcément la nuit). Ils ne touchent pas toutes les femmes, n'arrivent pas forcément tout de suite et peuvent être très ponctuels au début.
  • Douleurs articulaires, potentiellement liées à une inflammation due aux fluctuations hormonales
  • Prise de poids : les surrénales (glandes situées au-dessus des reins) aident à compenser le manque d'œstrogènes, mais seulement un temps. Ensuite, le tissu gras, qui sait aussi fabriquer des œstrogènes, prend le relais. C'est pourquoi certaines femmes prennent du poids alors qu'elles font du sport, mangent bien et dorment bien. Les pistes de solution sont dans l'épisode 2.

Des cycles chamboulés, ce n'est pas forcément la périménopause

Une période très stressante ou un nouveau régime alimentaire peuvent aussi perturber les cycles. Il faut relativiser, et ne pas s'angoisser à chaque signe.

Pas de diagnostic, car ce n'est pas une maladie

La périménopause n'a pas de diagnostic à proprement parler, puisque ce n'est pas une pathologie : c'est un fonctionnement naturel et irréversible de l'organisme. L'objectif n'est pas de l'empêcher, mais de bien la préparer et de bien l'accompagner.

Pour y voir plus clair, vous pouvez en parler à votre médecin ou gynécologue et faire :

  • Un bilan sanguin de base : bilan thyroïdien complet, vitamines B9, B12 et D, ferritine (et bilan martial, c'est-à-dire un bilan complet du fer, si le médecin le juge utile). L'idéal est un bilan personnalisé.
  • Un bilan hormonal, qui n'est pas indispensable. Comme les hormones fluctuent, un seul dosage ne permet pas de conclure. Pour dégager une tendance, il faut en faire plusieurs. Sinon, on prend le résultat pour ce qu'il est, sans se stresser.

Focus sur le SGUM

Le syndrome génito-urinaire de la ménopause est lié aux bouleversements hormonaux et peut provoquer :

  • Sécheresses vaginales, brûlures, douleurs pendant les rapports
  • Besoins urgents d'uriner
  • Infections urinaires ou mycoses à répétition

Attention : cela peut ressembler à une infection sans en être une. Il peut s'agir d'une simple irritation ou inflammation. Certaines femmes enchaînent alors les traitements (antifongiques...) sans résultat. Des analyses en laboratoire, prescrites par un médecin, permettent de savoir si c'est infectieux.

Et la ménopause précoce ?

C'est un arrêt du fonctionnement des ovaires qui arrive beaucoup plus tôt, et qui mène souvent à une insuffisance ovarienne prématurée (IOP). Ce n'est pas physiologique : c'est un problème médical qui doit être accompagné par un médecin. Le sujet est abordé dans la série Osée Ménopausée.

Après la ménopause, les ovaires ne servent pas à rien

Carole cite des études récentes selon lesquelles les ovaires changent de fonction après la ménopause : ils prennent un rôle plus immunitaire, de gestion de l'inflammation et de nettoyage des déchets.

🔎 Définitions utiles

Insuffisance lutéale : manque de progestérone en deuxième partie de cycle, après l'ovulation. C'est souvent le premier signe de la périménopause, mais elle peut exister bien avant, notamment à cause du stress.

___

Hyperœstrogénie relative : déséquilibre dans lequel les œstrogènes prennent le dessus parce que la progestérone est insuffisante. Elle explique l'irritabilité et les tensions du SPM, et une partie des symptômes de la périménopause.

___

SGUM (syndrome génito-urinaire de la ménopause) : ensemble de symptômes intimes et urinaires liés aux changements hormonaux, comme la sécheresse vaginale, les brûlures, les douleurs pendant les rapports, les envies pressantes d'uriner, ou les infections et mycoses à répétition.

🎯 Actions concrètes

  • Je tiens un carnet avec mes dates de règles, mes symptômes (humeur, bouffées de chaleur, saignements...) et les changements dans ma vie (nouveau travail, période de stress, nouveau régime). Après quelques mois, je fais le point avec mon médecin.
  • Si mes cycles sont chamboulés, je vérifie d'abord s'il y a une autre explication (stress intense, changement d'alimentation) avant de conclure à la périménopause.
  • Je demande à un professionnel de santé un bilan sanguin de base : bilan thyroïdien complet, vitamines B9, B12 et D, ferritine, et bilan martial s'il le juge utile. Idéalement, je demande un bilan personnalisé.
  • Si je fais un dosage hormonal, je ne tire aucune conclusion d'un seul résultat. Pour dégager une tendance, il faut le répéter plusieurs fois.
  • Si j'enchaîne les infections urinaires ou les mycoses sans que les traitements fonctionnent, je demande à mon médecin des analyses en laboratoire pour vérifier s'il s'agit vraiment d'une infection, ou plutôt d'un SGUM.
  • Je ne m'angoisse pas à chaque signe : la périménopause est un processus naturel. J'apprends à écouter mon corps et je découvre, dans les prochains épisodes, comment l'accompagner (alimentation, sport, stress, bouffées de chaleur...).
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🔊 Ce programme est un programme d’information par une professionnelle formée. Ce sont des conseils génériques et ce n’est pas un diagnostic personnalisé. Dans tous les cas, nous vous recommandons d’être suivie par un.e gynécologue et/ou une sage-femme pour avoir un suivi individualisé.
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⭐ La série Génération Péri, est possible grâce à la participation de Ginama, marque française sépcialisée en périménopause et ménopause. Portée par Flamme, la marque se différencie par l'absence de phytohormone et la transparence sur ses produits.

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Ce que vous allez apprendre dans cet épisode

Carole Minker est pharmacienne, titulaire d'un doctorat. Après un parcours en officine puis dans l'industrie des substances naturelles, elle se consacre à la santé de la femme et du couple, notamment dans le cadre de l'infertilité. Dans ce premier épisode, elle pose les bases : ce qu'est vraiment la périménopause, pourquoi ce n'est pas une maladie, et comment reconnaître les signes qui peuvent l'annoncer.

Vous découvrirez :

  • La différence entre périménopause et ménopause
  • Pourquoi tout commence souvent par un manque de progestérone, et le lien avec le SPM
  • Les signes qui peuvent apparaître : cycles irréguliers, irritabilité, bouffées de chaleur, douleurs articulaires, prise de poids
  • Quels examens faire, et comment interpréter un dosage hormonal
  • Ce qu'est le SGUM, un syndrome dont on parle trop peu
💡 Chiffres clés

D'après une grande étude américaine qui a suivi près de 2 570 femmes, la Massachusetts Women's Health Study, la périménopause commence en moyenne vers 47,5 ans et dure près de 4 ans.

Périménopause et ménopause : quelle différence ?

La ménopause, c'est ne plus avoir eu de règles pendant 12 mois. La périménopause, c'est la période qui précède : le système hormonal commence à dysfonctionner, mais les cycles sont toujours là.

Chez certaines femmes, cela se passe sans signe particulier. Chez d'autres, les manifestations sont plus invasives.

  • Durée : 4 ans en moyenne, mais jusqu'à 10 ou 12 ans chez certaines femmes
  • Âge de début : en moyenne entre 40 et 48 ans, avec de grandes différences d'une femme à l'autre

Comme la puberté, mais dans l'autre sens

À la naissance, les ovaires d'une petite fille sont inactifs. Le corps se concentre d'abord sur la croissance, puis les ovaires se mettent en route progressivement, avec l'aide des surrénales, jusqu'aux premières règles.

La périménopause, c'est le miroir de ce processus : le système ne s'arrête pas du jour au lendemain. Carole le compare à une voiture lancée à grande vitesse, il y a toujours un temps de latence avant l'arrêt complet.

Rappel : comment fonctionnent les hormones du cycle

Le cerveau pilote les ovaires :

  • En première partie de cycle (phase folliculaire), les follicules en croissance fabriquent des œstrogènes, qui épaississent la muqueuse utérine.
  • Après l'ovulation, le follicule devient le corps jaune, qui fabrique la progestérone pour maintenir une éventuelle grossesse.

Ces hormones n'agissent pas seulement sur la reproduction. Presque tous les organes ont des récepteurs aux œstrogènes et à la progestérone : cerveau, muscles, système cardiovasculaire... Elles participent donc à la santé globale des femmes.

Tout commence par un manque de progestérone

Contrairement à ce qu'on entend souvent, la périménopause ne démarre pas par une chute des œstrogènes, mais par une insuffisance lutéale : un manque de progestérone.

La progestérone est une hormone apaisante, calmante et anxiolytique. Quand elle baisse, les œstrogènes (plutôt énergisants et tonifiants) prennent le dessus et commencent à fluctuer. C'est l'hyperœstrogénie relative.

Carole précise un point peu connu : beaucoup de femmes de 25, 30 ou 35 ans, aux cycles parfaitement réguliers, sont déjà en insuffisance lutéale, souvent à cause du mode de vie et du stress. Dans sa pratique, elle le constate avec un dosage de progestérone 7 jours après l'ovulation. C'est souvent lié au syndrome prémenstruel (SPM), qui repose sur le même mécanisme et peut se combiner à un début de périménopause.

Les signes qui peuvent apparaître

  • Humeur : irritabilité, colère, difficulté à gérer ses émotions
  • Cycles irréguliers : plus courts ou plus longs, règles hémorragiques, saignements entre les règles
  • Symptômes vasomoteurs : bouffées de chaleur et sueurs (pas forcément la nuit). Ils ne touchent pas toutes les femmes, n'arrivent pas forcément tout de suite et peuvent être très ponctuels au début.
  • Douleurs articulaires, potentiellement liées à une inflammation due aux fluctuations hormonales
  • Prise de poids : les surrénales (glandes situées au-dessus des reins) aident à compenser le manque d'œstrogènes, mais seulement un temps. Ensuite, le tissu gras, qui sait aussi fabriquer des œstrogènes, prend le relais. C'est pourquoi certaines femmes prennent du poids alors qu'elles font du sport, mangent bien et dorment bien. Les pistes de solution sont dans l'épisode 2.

Des cycles chamboulés, ce n'est pas forcément la périménopause

Une période très stressante ou un nouveau régime alimentaire peuvent aussi perturber les cycles. Il faut relativiser, et ne pas s'angoisser à chaque signe.

Pas de diagnostic, car ce n'est pas une maladie

La périménopause n'a pas de diagnostic à proprement parler, puisque ce n'est pas une pathologie : c'est un fonctionnement naturel et irréversible de l'organisme. L'objectif n'est pas de l'empêcher, mais de bien la préparer et de bien l'accompagner.

Pour y voir plus clair, vous pouvez en parler à votre médecin ou gynécologue et faire :

  • Un bilan sanguin de base : bilan thyroïdien complet, vitamines B9, B12 et D, ferritine (et bilan martial, c'est-à-dire un bilan complet du fer, si le médecin le juge utile). L'idéal est un bilan personnalisé.
  • Un bilan hormonal, qui n'est pas indispensable. Comme les hormones fluctuent, un seul dosage ne permet pas de conclure. Pour dégager une tendance, il faut en faire plusieurs. Sinon, on prend le résultat pour ce qu'il est, sans se stresser.

Focus sur le SGUM

Le syndrome génito-urinaire de la ménopause est lié aux bouleversements hormonaux et peut provoquer :

  • Sécheresses vaginales, brûlures, douleurs pendant les rapports
  • Besoins urgents d'uriner
  • Infections urinaires ou mycoses à répétition

Attention : cela peut ressembler à une infection sans en être une. Il peut s'agir d'une simple irritation ou inflammation. Certaines femmes enchaînent alors les traitements (antifongiques...) sans résultat. Des analyses en laboratoire, prescrites par un médecin, permettent de savoir si c'est infectieux.

Et la ménopause précoce ?

C'est un arrêt du fonctionnement des ovaires qui arrive beaucoup plus tôt, et qui mène souvent à une insuffisance ovarienne prématurée (IOP). Ce n'est pas physiologique : c'est un problème médical qui doit être accompagné par un médecin. Le sujet est abordé dans la série Osée Ménopausée.

Après la ménopause, les ovaires ne servent pas à rien

Carole cite des études récentes selon lesquelles les ovaires changent de fonction après la ménopause : ils prennent un rôle plus immunitaire, de gestion de l'inflammation et de nettoyage des déchets.

🔎 Définitions utiles

Insuffisance lutéale : manque de progestérone en deuxième partie de cycle, après l'ovulation. C'est souvent le premier signe de la périménopause, mais elle peut exister bien avant, notamment à cause du stress.

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Hyperœstrogénie relative : déséquilibre dans lequel les œstrogènes prennent le dessus parce que la progestérone est insuffisante. Elle explique l'irritabilité et les tensions du SPM, et une partie des symptômes de la périménopause.

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SGUM (syndrome génito-urinaire de la ménopause) : ensemble de symptômes intimes et urinaires liés aux changements hormonaux, comme la sécheresse vaginale, les brûlures, les douleurs pendant les rapports, les envies pressantes d'uriner, ou les infections et mycoses à répétition.

🎯 Actions concrètes

  • Je tiens un carnet avec mes dates de règles, mes symptômes (humeur, bouffées de chaleur, saignements...) et les changements dans ma vie (nouveau travail, période de stress, nouveau régime). Après quelques mois, je fais le point avec mon médecin.
  • Si mes cycles sont chamboulés, je vérifie d'abord s'il y a une autre explication (stress intense, changement d'alimentation) avant de conclure à la périménopause.
  • Je demande à un professionnel de santé un bilan sanguin de base : bilan thyroïdien complet, vitamines B9, B12 et D, ferritine, et bilan martial s'il le juge utile. Idéalement, je demande un bilan personnalisé.
  • Si je fais un dosage hormonal, je ne tire aucune conclusion d'un seul résultat. Pour dégager une tendance, il faut le répéter plusieurs fois.
  • Si j'enchaîne les infections urinaires ou les mycoses sans que les traitements fonctionnent, je demande à mon médecin des analyses en laboratoire pour vérifier s'il s'agit vraiment d'une infection, ou plutôt d'un SGUM.
  • Je ne m'angoisse pas à chaque signe : la périménopause est un processus naturel. J'apprends à écouter mon corps et je découvre, dans les prochains épisodes, comment l'accompagner (alimentation, sport, stress, bouffées de chaleur...).