Épisode 7

Osée Ménopausée

Traitement hormonal de la ménopause : bénéfices, risques et vraies alternatives

Odile Bagot démonte les idées reçues sur le THM : bénéfices, vrais risques, contre-indications, et alternatives pour celles qui n'y ont pas droit.

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Ce que vous allez apprendre dans cet épisode

Dans cet épisode, Odile Bagot démonte 20 ans de peur autour du traitement hormonal de la ménopause (THM), explique ce que la science dit vraiment de ses bénéfices et de ses risques, et présente les alternatives pour celles qui n'y ont pas accès ou n'en veulent pas.

  • Pourquoi les études de 2002 qui ont fait peur au monde entier étaient biaisées
  • Les vrais bénéfices du THM : troubles climatériques, os, cœur, et même certains cancers digestifs
  • La vérité sur le risque de cancer du sein, et pourquoi le choix des hormones change tout
  • Qui ne peut vraiment pas prendre de THM (et les idées fausses à corriger)
  • Les alternatives qui existent pour celles qui n'y ont pas droit ou n'en veulent pas
💡 Chiffres clés

La mortalité par cancer du sein n'est pas augmentée chez les femmes recevant un THM, que ce soit dans les essais randomisés ou les études d'observation, quel que soit le type de THM utilisé.

Source : CNGOF (Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français), Recommandations pour la pratique clinique, 2021. Lien

___

Pour les THM combinés (œstrogène + progestatif) utilisés plus de 5 ans, le sur-risque de cancer du sein reste modéré en valeur absolue : environ 2 cas supplémentaires pour 1000 femmes traitées pendant 5 ans, et 6 cas pour 10 ans.

Source : HAS, CNGOF, Inserm, cité par le guide THM 2026. Lien

Pourquoi le THM a mauvaise réputation : l'histoire de 2002

En 2002, deux études (une américaine, une britannique) ont fait un choc dans la presse : l'une montrait une augmentation du risque vasculaire chez les femmes sous THM, l'autre un risque de cancer du sein multiplié par 1,6. Ces études ont durablement installé la peur, mais elles ont été rapidement critiquées par les scientifiques français.

Les biais de ces études, expliqués

Premier biais : les hormones utilisées dans ces études américaines et britanniques n'avaient rien à voir avec ce qu'on prescrit en France, où l'on utilise des hormones bio-identiques (identiques à celles produites naturellement par les ovaires), reconnues depuis peu seulement aux États-Unis. Second biais : l'étude américaine avait inclus des femmes de 62 ans en moyenne, déjà porteuses de facteurs de risque vasculaire. Or, on sait aujourd'hui que plus le THM est débuté tôt, moins il y a de risques et plus les bénéfices sont importants.

La ménopause précoce, un cas à part

La vraie ménopause précoce, c'est avant 40 ans (avant 45 ans, c'est déjà considéré comme trop tôt). Pour ces femmes, l'absence d'œstrogènes pendant 10 à 15 ans avant l'âge normal de la ménopause représente un risque majeur pour les vaisseaux et les os. Le traitement n'est même pas sujet à débat : Odile compare ça à ne pas donner d'insuline à une femme diabétique. Le diagnostic doit être confirmé par un bilan hormonal (pour écarter d'autres causes d'absence de règles, comme un adénome à prolactine), et une fois confirmé, il faut traiter.

Les bénéfices sur les troubles climatériques

Le THM fait disparaître les bouffées de chaleur, le syndrome génito-urinaire (dont la sécheresse vaginale), améliore le sommeil, améliore les troubles de l'humeur liés à la ménopause (pas ceux qui ont une autre origine), et fait disparaître les douleurs articulaires quand elles étaient le symptôme principal.

Les bénéfices sur les os et le système cardiovasculaire

Sur le plan cardiovasculaire : des vaisseaux plus souples, moins de plaques d'athérome, donc moins d'infarctus et d'AVC. Sur le plan osseux : ralentissement de la perte osseuse et prévention de l'ostéoporose. Le THM est même officiellement reconnu comme un traitement de l'ostéoporose, au même titre que les bisphosphonates ou le raloxifène, avec en plus un effet préventif.

Comment fonctionne le THM : deux hormones, pas une

Le THM associe toujours deux hormones. Les œstrogènes comblent la carence et traitent les symptômes, mais donnés seuls, ils épaississent l'endomètre (le tissu à l'intérieur de l'utérus), avec un risque de cancer de l'endomètre. La progestérone contrebalance cet effet en protégeant l'endomètre.

La vraie histoire du risque de cancer du sein

Le risque de cancer du sein n'augmente que si le composant progestatif du traitement n'est pas de la progestérone bio-identique : avec un autre progestatif de la même famille, le risque augmente. Avec la progestérone bio-identique, il n'y a pas d'augmentation du risque de cancer du sein les 5 premières années, un fait bien démontré.

Le risque vasculaire dépend de la voie d'administration

Le risque vasculaire n'augmente pas si l'œstrogène est bio-identique et administré par voie transcutanée (gel ou patch), plutôt qu'en comprimé. En comprimé, l'hormone passe par le foie et perturbe les facteurs de coagulation, ce qui augmente le risque. Par voie transcutanée, non seulement le risque n'augmente pas, mais les vaisseaux deviennent plus souples, ce qui diminue le risque vasculaire.

Un bénéfice sous-estimé : la protection contre certains cancers digestifs

Le THM diminue le risque de plusieurs cancers digestifs : de l'estomac, du foie, du pancréas, et surtout du côlon (comme la pilule contraceptive, qui a le même effet). Le cancer du côlon représente environ 20 000 cas par an en France. Le seul risque qui augmente légèrement avec le THM, c'est celui du cancer de l'ovaire (environ 5 000 cas par an), une balance qu'Odile juge largement favorable au THM.

Le THM n'est pas obligatoire : une question de choix

Il n'y a pas d'obligation à se traiter : une femme sans risque vasculaire ou osseux particulier, et sans symptômes gênants, peut choisir de ne pas prendre de THM. Elle n'échappera cependant pas à la sécheresse vaginale, qui touche toutes les femmes avec le temps (une vie sexuelle régulière aide à la limiter). Le Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF) a publié fin 2021 une grande revue de littérature confirmant que les bénéfices l'emportent sur les risques pour la majorité des femmes.

Contre-indications et idées fausses à corriger

La contre-indication principale, c'est un antécédent personnel de cancer du sein, pas un antécédent familial.

Beaucoup de femmes pensent, à tort, que le cancer du sein de leur mère les prive du THM. Ce n'est pas vrai, même si certains médecins entretiennent la confusion en posant la question de façon suggérative. Autre point de confusion fréquent : le fait qu'on arrête le THM en cas de découverte d'un cancer du sein fait croire à certaines femmes que le traitement en est la cause, ce n'est pas le cas, et les cancers découverts sous THM ont même un meilleur pronostic.

Bien choisir son gynécologue pour la ménopause

Tous les gynécologues ne s'intéressent pas autant à la ménopause : certains restent plus attirés par la chirurgie ou le suivi de grossesse. Il est tout à fait acceptable de changer de gynécologue pour la ménopause si le suivi ne convient pas. Un rapport parlementaire (rapport Riste) a permis une meilleure formation des gynécologues et médecins généralistes sur le sujet ces dernières années.

Les alternatives, pour qui et pourquoi

Les alternatives concernent d'abord les femmes qui n'ont pas le choix (antécédent de cancer du sein), et celles qui, pour des raisons personnelles, préfèrent ne pas prendre de THM, un choix qu'il ne faut surtout pas culpabiliser, contrairement à ce que peuvent laisser entendre certains discours culpabilisants en ligne. Ces alternatives (compléments alimentaires, accompagnement psychologique, rééducation physique pour les troubles urinaires ou sexuels) ciblent surtout la libido et les troubles de l'humeur quand ils ne sont pas directement liés à la ménopause.

La "ménopause intégrative"

Odile file le concept de santé intégrative abordé plus tôt dans la série : le THM (ou non), les compléments alimentaires, une vie sexuelle épanouie, et une vie sociale riche font tous partie d'une approche globale et personnalisée de la ménopause.

Saisissez la ménopause comme une opportunité et soyez bienveillante avec vous. Occupez-vous un peu de vous, et que les autres se débrouillent.

🔎 Définitions utiles

Hormones bio-identiques : hormones ayant exactement la même structure que celles produites naturellement par les ovaires, contrairement à certains progestatifs de synthèse.

___

Voie transcutanée (ou transdermique) : mode d'administration d'une hormone via la peau (gel, patch), qui évite le passage par le foie et limite le risque vasculaire, contrairement à la voie orale.

___

Ménopause précoce : ménopause survenant avant 40 ans, nécessitant un traitement hormonal impératif en raison du risque élevé pour les os et les vaisseaux.

🎯 Actions concrètes

  • Si mes règles se sont arrêtées avant 45 ans, consulter rapidement pour un bilan hormonal et envisager un traitement, sans attendre (contrairement à la ménopause classique, ici il ne faut pas attendre un an de recul)
  • Si j'ai une ménopause "classique" (autour de 51 ans), attendre la confirmation d'un an sans règles avant de démarrer un THM, sauf avis contraire de mon médecin
  • Si je suis intéressée par un THM, vérifier avec mon médecin qu'il associe bien deux hormones bio-identiques : œstrogène (idéalement en gel ou patch, pas en comprimé, pour limiter le risque vasculaire) et progestérone bio-identique (pour limiter le risque de cancer du sein)
  • Si la sécheresse vaginale persiste malgré un THM systémique, demander à mon médecin un traitement œstrogénique local en complément (crème appliquée directement au niveau du vagin)
  • Ne pas me priver d'un THM à cause d'un antécédent de cancer du sein chez ma mère : seul un antécédent personnel est une contre-indication
  • Si j'ai eu un cancer du sein ou que je ne veux pas de THM, explorer les alternatives ciblées : compléments alimentaires, accompagnement psychologique, rééducation physique selon mes symptômes
  • Prendre un rendez-vous individuel dédié avec mon gynécologue pour discuter de la balance bénéfices-risques du THM selon ma propre situation, plutôt que d'en parler à la va-vite
  • Changer de gynécologue si le mien ne s'investit pas suffisamment sur le suivi de ma ménopause
  • Maintenir une vie sexuelle régulière pour limiter la sécheresse vaginale, que je sois sous THM ou non
  • Adopter une approche globale ("ménopause intégrative") combinant traitement médical, mode de vie et vie sociale/affective
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🔊 Ce programme est un programme d’information par une professionnelle formée. Ce sont des conseils génériques et ce n’est pas un diagnostic personnalisé. Dans tous les cas, nous vous recommandons d’être suivie par un.e gynécologue et/ou une sage-femme pour avoir un suivi individualisé.
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⭐ La série Osée Ménopausée est possible grâce à la participation de Puissante, marque française dédiée au bien-être et au plaisir de la femme. L'épisode 8 leur est dédié, avec la présentation de leur fameux Coco et aussi de tous leurs produits dédiés à la santé intime.

Ce que vous allez apprendre dans cet épisode

Dans cet épisode, Odile Bagot démonte 20 ans de peur autour du traitement hormonal de la ménopause (THM), explique ce que la science dit vraiment de ses bénéfices et de ses risques, et présente les alternatives pour celles qui n'y ont pas accès ou n'en veulent pas.

  • Pourquoi les études de 2002 qui ont fait peur au monde entier étaient biaisées
  • Les vrais bénéfices du THM : troubles climatériques, os, cœur, et même certains cancers digestifs
  • La vérité sur le risque de cancer du sein, et pourquoi le choix des hormones change tout
  • Qui ne peut vraiment pas prendre de THM (et les idées fausses à corriger)
  • Les alternatives qui existent pour celles qui n'y ont pas droit ou n'en veulent pas
💡 Chiffres clés

La mortalité par cancer du sein n'est pas augmentée chez les femmes recevant un THM, que ce soit dans les essais randomisés ou les études d'observation, quel que soit le type de THM utilisé.

Source : CNGOF (Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français), Recommandations pour la pratique clinique, 2021. Lien

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Pour les THM combinés (œstrogène + progestatif) utilisés plus de 5 ans, le sur-risque de cancer du sein reste modéré en valeur absolue : environ 2 cas supplémentaires pour 1000 femmes traitées pendant 5 ans, et 6 cas pour 10 ans.

Source : HAS, CNGOF, Inserm, cité par le guide THM 2026. Lien

Pourquoi le THM a mauvaise réputation : l'histoire de 2002

En 2002, deux études (une américaine, une britannique) ont fait un choc dans la presse : l'une montrait une augmentation du risque vasculaire chez les femmes sous THM, l'autre un risque de cancer du sein multiplié par 1,6. Ces études ont durablement installé la peur, mais elles ont été rapidement critiquées par les scientifiques français.

Les biais de ces études, expliqués

Premier biais : les hormones utilisées dans ces études américaines et britanniques n'avaient rien à voir avec ce qu'on prescrit en France, où l'on utilise des hormones bio-identiques (identiques à celles produites naturellement par les ovaires), reconnues depuis peu seulement aux États-Unis. Second biais : l'étude américaine avait inclus des femmes de 62 ans en moyenne, déjà porteuses de facteurs de risque vasculaire. Or, on sait aujourd'hui que plus le THM est débuté tôt, moins il y a de risques et plus les bénéfices sont importants.

La ménopause précoce, un cas à part

La vraie ménopause précoce, c'est avant 40 ans (avant 45 ans, c'est déjà considéré comme trop tôt). Pour ces femmes, l'absence d'œstrogènes pendant 10 à 15 ans avant l'âge normal de la ménopause représente un risque majeur pour les vaisseaux et les os. Le traitement n'est même pas sujet à débat : Odile compare ça à ne pas donner d'insuline à une femme diabétique. Le diagnostic doit être confirmé par un bilan hormonal (pour écarter d'autres causes d'absence de règles, comme un adénome à prolactine), et une fois confirmé, il faut traiter.

Les bénéfices sur les troubles climatériques

Le THM fait disparaître les bouffées de chaleur, le syndrome génito-urinaire (dont la sécheresse vaginale), améliore le sommeil, améliore les troubles de l'humeur liés à la ménopause (pas ceux qui ont une autre origine), et fait disparaître les douleurs articulaires quand elles étaient le symptôme principal.

Les bénéfices sur les os et le système cardiovasculaire

Sur le plan cardiovasculaire : des vaisseaux plus souples, moins de plaques d'athérome, donc moins d'infarctus et d'AVC. Sur le plan osseux : ralentissement de la perte osseuse et prévention de l'ostéoporose. Le THM est même officiellement reconnu comme un traitement de l'ostéoporose, au même titre que les bisphosphonates ou le raloxifène, avec en plus un effet préventif.

Comment fonctionne le THM : deux hormones, pas une

Le THM associe toujours deux hormones. Les œstrogènes comblent la carence et traitent les symptômes, mais donnés seuls, ils épaississent l'endomètre (le tissu à l'intérieur de l'utérus), avec un risque de cancer de l'endomètre. La progestérone contrebalance cet effet en protégeant l'endomètre.

La vraie histoire du risque de cancer du sein

Le risque de cancer du sein n'augmente que si le composant progestatif du traitement n'est pas de la progestérone bio-identique : avec un autre progestatif de la même famille, le risque augmente. Avec la progestérone bio-identique, il n'y a pas d'augmentation du risque de cancer du sein les 5 premières années, un fait bien démontré.

Le risque vasculaire dépend de la voie d'administration

Le risque vasculaire n'augmente pas si l'œstrogène est bio-identique et administré par voie transcutanée (gel ou patch), plutôt qu'en comprimé. En comprimé, l'hormone passe par le foie et perturbe les facteurs de coagulation, ce qui augmente le risque. Par voie transcutanée, non seulement le risque n'augmente pas, mais les vaisseaux deviennent plus souples, ce qui diminue le risque vasculaire.

Un bénéfice sous-estimé : la protection contre certains cancers digestifs

Le THM diminue le risque de plusieurs cancers digestifs : de l'estomac, du foie, du pancréas, et surtout du côlon (comme la pilule contraceptive, qui a le même effet). Le cancer du côlon représente environ 20 000 cas par an en France. Le seul risque qui augmente légèrement avec le THM, c'est celui du cancer de l'ovaire (environ 5 000 cas par an), une balance qu'Odile juge largement favorable au THM.

Le THM n'est pas obligatoire : une question de choix

Il n'y a pas d'obligation à se traiter : une femme sans risque vasculaire ou osseux particulier, et sans symptômes gênants, peut choisir de ne pas prendre de THM. Elle n'échappera cependant pas à la sécheresse vaginale, qui touche toutes les femmes avec le temps (une vie sexuelle régulière aide à la limiter). Le Collège National des Gynécologues et Obstétriciens Français (CNGOF) a publié fin 2021 une grande revue de littérature confirmant que les bénéfices l'emportent sur les risques pour la majorité des femmes.

Contre-indications et idées fausses à corriger

La contre-indication principale, c'est un antécédent personnel de cancer du sein, pas un antécédent familial.

Beaucoup de femmes pensent, à tort, que le cancer du sein de leur mère les prive du THM. Ce n'est pas vrai, même si certains médecins entretiennent la confusion en posant la question de façon suggérative. Autre point de confusion fréquent : le fait qu'on arrête le THM en cas de découverte d'un cancer du sein fait croire à certaines femmes que le traitement en est la cause, ce n'est pas le cas, et les cancers découverts sous THM ont même un meilleur pronostic.

Bien choisir son gynécologue pour la ménopause

Tous les gynécologues ne s'intéressent pas autant à la ménopause : certains restent plus attirés par la chirurgie ou le suivi de grossesse. Il est tout à fait acceptable de changer de gynécologue pour la ménopause si le suivi ne convient pas. Un rapport parlementaire (rapport Riste) a permis une meilleure formation des gynécologues et médecins généralistes sur le sujet ces dernières années.

Les alternatives, pour qui et pourquoi

Les alternatives concernent d'abord les femmes qui n'ont pas le choix (antécédent de cancer du sein), et celles qui, pour des raisons personnelles, préfèrent ne pas prendre de THM, un choix qu'il ne faut surtout pas culpabiliser, contrairement à ce que peuvent laisser entendre certains discours culpabilisants en ligne. Ces alternatives (compléments alimentaires, accompagnement psychologique, rééducation physique pour les troubles urinaires ou sexuels) ciblent surtout la libido et les troubles de l'humeur quand ils ne sont pas directement liés à la ménopause.

La "ménopause intégrative"

Odile file le concept de santé intégrative abordé plus tôt dans la série : le THM (ou non), les compléments alimentaires, une vie sexuelle épanouie, et une vie sociale riche font tous partie d'une approche globale et personnalisée de la ménopause.

Saisissez la ménopause comme une opportunité et soyez bienveillante avec vous. Occupez-vous un peu de vous, et que les autres se débrouillent.

🔎 Définitions utiles

Hormones bio-identiques : hormones ayant exactement la même structure que celles produites naturellement par les ovaires, contrairement à certains progestatifs de synthèse.

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Voie transcutanée (ou transdermique) : mode d'administration d'une hormone via la peau (gel, patch), qui évite le passage par le foie et limite le risque vasculaire, contrairement à la voie orale.

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Ménopause précoce : ménopause survenant avant 40 ans, nécessitant un traitement hormonal impératif en raison du risque élevé pour les os et les vaisseaux.

🎯 Actions concrètes

  • Si mes règles se sont arrêtées avant 45 ans, consulter rapidement pour un bilan hormonal et envisager un traitement, sans attendre (contrairement à la ménopause classique, ici il ne faut pas attendre un an de recul)
  • Si j'ai une ménopause "classique" (autour de 51 ans), attendre la confirmation d'un an sans règles avant de démarrer un THM, sauf avis contraire de mon médecin
  • Si je suis intéressée par un THM, vérifier avec mon médecin qu'il associe bien deux hormones bio-identiques : œstrogène (idéalement en gel ou patch, pas en comprimé, pour limiter le risque vasculaire) et progestérone bio-identique (pour limiter le risque de cancer du sein)
  • Si la sécheresse vaginale persiste malgré un THM systémique, demander à mon médecin un traitement œstrogénique local en complément (crème appliquée directement au niveau du vagin)
  • Ne pas me priver d'un THM à cause d'un antécédent de cancer du sein chez ma mère : seul un antécédent personnel est une contre-indication
  • Si j'ai eu un cancer du sein ou que je ne veux pas de THM, explorer les alternatives ciblées : compléments alimentaires, accompagnement psychologique, rééducation physique selon mes symptômes
  • Prendre un rendez-vous individuel dédié avec mon gynécologue pour discuter de la balance bénéfices-risques du THM selon ma propre situation, plutôt que d'en parler à la va-vite
  • Changer de gynécologue si le mien ne s'investit pas suffisamment sur le suivi de ma ménopause
  • Maintenir une vie sexuelle régulière pour limiter la sécheresse vaginale, que je sois sous THM ou non
  • Adopter une approche globale ("ménopause intégrative") combinant traitement médical, mode de vie et vie sociale/affective