Épisode 2

Invisible endométriose

D'où vient l'endométriose ? Génétique et facteurs de risque

Dans l'épisode 2, Carole Minker explique les origines de l'endométriose : hérédité, épigénétique, immunité et hygiène de vie, et pourquoi cette maladie est à multiples facettes.

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🔊 Ce programme est un programme d’information par une professionnelle formée. Ce sont des conseils génériques et ce n’est pas un diagnostic personnalisé. Dans tous les cas, nous vous recommandons d’être suivie par un.e gynécologue et/ou une sage-femme pour avoir un suivi individualisé.

Ce que vous allez apprendre dans cet épisode

Dans cet épisode, Carole Minker vous explique d'où vient l'endométriose. Une maladie à multiples facettes, dont les origines mêlent génétique, épigénétique, dysfonctionnement immunitaire et facteurs environnementaux. Vous comprendrez pourquoi il n'existe pas de cause unique, comment l'environnement peut moduler l'expression de vos gènes, et par où commencer concrètement pour agir sur votre santé au quotidien.

L'endométriose est une maladie à multiples facettes. Il n'existe pas une seule cause, mais un ensemble de facteurs qui peuvent se combiner différemment selon chaque femme.

L'hérédité et l'épigénétique

Il existe des facteurs de risque génétiques. On observe dans certaines familles, de génération en génération, des symptômes typiques d'endométriose, même sans diagnostic formel chez les générations précédentes. Mais avoir un gène de prédisposition ne signifie pas que la maladie se développera forcément.

C'est là qu'intervient l'épigénétique. Carole utilise une image simple : c'est comme une lampe. On ne choisit pas la lampe qu'on a, mais on peut choisir de l'allumer ou de l'éteindre. L'alimentation, le stress, les perturbateurs endocriniens, la pollution, certaines plantes médicinales, tout ce qui nous entoure peut venir moduler l'expression de nos gènes. C'est une partie sur laquelle on peut agir.

💡 Chiffres clés

25 % des femmes atteintes d'endométriose n'ont aucune douleur. Certaines ne découvrent leur diagnostic qu'au moment d'un projet de grossesse.

Le rôle du système immunitaire

Quand une cellule endométriosique arrive dans un endroit où elle ne devrait pas être, le système immunitaire devrait normalement la reconnaître et l'éliminer. Si elle persiste, c'est que ce mécanisme n'a pas fonctionné correctement. Ce dysfonctionnement immunitaire joue un rôle dans le développement et l'entretien de la maladie. Et c'est aussi le système immunitaire qui génère l'inflammation, or les lésions endométriosiques se nourrissent de l'inflammation.

Les autres facteurs

Il existe également des facteurs obstétriques, des facteurs environnementaux, et potentiellement l'implication de certaines cellules souches et des microbiotes, dont Carole reparlera dans un épisode dédié. La liste est longue, et la recherche continue d'avancer sur ces sujets.

Par où commencer ?

Face à cette complexité, Carole conseille de commencer par identifier l'urgence du moment. Pour certaines, ce sera les douleurs. Pour d'autres, l'infertilité ou la fatigue. On ne peut pas tout changer d'un coup : on avance par étapes, en commençant par ce qui est le plus pressant.

Une base solide repose sur ce que Carole appelle les trois S : le sport, le sommeil et le stress.

Sans travailler sur ces trois piliers, aucune approche complémentaire ne pourra donner son plein effet. Pas besoin de faire 50 heures de sport par semaine : l'objectif, c'est une pratique douce et régulière, un sommeil suffisant et une attention portée à ce qui génère du stress au quotidien.

Carole rappelle aussi que 25 % des femmes atteintes d'endométriose n'ont aucune douleur. Certaines ne découvrent leur diagnostic qu'au moment d'un projet de grossesse. Et beaucoup sont passées sous les radars parce qu'on leur a répété que c'était normal d'avoir mal pendant les règles.

🔎 Définitions utiles

Épigénétique : ensemble des mécanismes qui modulent l'expression des gènes sans changer leur structure. L'alimentation, le stress, les perturbateurs endocriniens ou certaines plantes peuvent activer ou désactiver certains gènes.

Polymorphisme génétique : variation dans la séquence d'un gène, aussi appelée mutation. Certains polymorphismes peuvent être impliqués dans le risque de développer une endométriose et peuvent être recherchés lors d'investigations approfondies.

🎯 Actions concrètes

  • Continuer le journal de suivi quotidien. Notez vos symptômes, mais aussi vos déclencheurs : alimentation, stress, qualité du sommeil, changements de rythme. Identifiez ce qui améliore votre état autant que ce qui l'aggrave.
  • Travailler sur les trois S. Intégrez une activité physique douce et régulière, veillez à la qualité de votre sommeil et identifiez vos principales sources de stress pour commencer à les réduire. C'est le socle sur lequel tout le reste peut s'appuyer.
  • Interroger votre lignée familiale. Si c'est possible et que le sujet n'est pas tabou, posez des questions aux femmes de votre famille, côté maternel et paternel : douleurs de règles intenses, difficultés à tomber enceinte, règles hémorragiques.
    • Même sans diagnostic formel, ces informations peuvent être précieuses.
  • Identifier votre priorité du moment. Douleurs, fatigue, infertilité, brouillard mental.
    • Commencez par ce qui impacte le plus votre quotidien aujourd'hui, sans chercher à tout résoudre en même temps.

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🔊 Ce programme est un programme d’information par une professionnelle formée. Ce sont des conseils génériques et ce n’est pas un diagnostic personnalisé. Dans tous les cas, nous vous recommandons d’être suivie par un.e gynécologue et/ou une sage-femme pour avoir un suivi individualisé.

Ce que vous allez apprendre dans cet épisode

Dans cet épisode, Carole Minker vous explique d'où vient l'endométriose. Une maladie à multiples facettes, dont les origines mêlent génétique, épigénétique, dysfonctionnement immunitaire et facteurs environnementaux. Vous comprendrez pourquoi il n'existe pas de cause unique, comment l'environnement peut moduler l'expression de vos gènes, et par où commencer concrètement pour agir sur votre santé au quotidien.

L'endométriose est une maladie à multiples facettes. Il n'existe pas une seule cause, mais un ensemble de facteurs qui peuvent se combiner différemment selon chaque femme.

L'hérédité et l'épigénétique

Il existe des facteurs de risque génétiques. On observe dans certaines familles, de génération en génération, des symptômes typiques d'endométriose, même sans diagnostic formel chez les générations précédentes. Mais avoir un gène de prédisposition ne signifie pas que la maladie se développera forcément.

C'est là qu'intervient l'épigénétique. Carole utilise une image simple : c'est comme une lampe. On ne choisit pas la lampe qu'on a, mais on peut choisir de l'allumer ou de l'éteindre. L'alimentation, le stress, les perturbateurs endocriniens, la pollution, certaines plantes médicinales, tout ce qui nous entoure peut venir moduler l'expression de nos gènes. C'est une partie sur laquelle on peut agir.

💡 Chiffres clés

25 % des femmes atteintes d'endométriose n'ont aucune douleur. Certaines ne découvrent leur diagnostic qu'au moment d'un projet de grossesse.

Le rôle du système immunitaire

Quand une cellule endométriosique arrive dans un endroit où elle ne devrait pas être, le système immunitaire devrait normalement la reconnaître et l'éliminer. Si elle persiste, c'est que ce mécanisme n'a pas fonctionné correctement. Ce dysfonctionnement immunitaire joue un rôle dans le développement et l'entretien de la maladie. Et c'est aussi le système immunitaire qui génère l'inflammation, or les lésions endométriosiques se nourrissent de l'inflammation.

Les autres facteurs

Il existe également des facteurs obstétriques, des facteurs environnementaux, et potentiellement l'implication de certaines cellules souches et des microbiotes, dont Carole reparlera dans un épisode dédié. La liste est longue, et la recherche continue d'avancer sur ces sujets.

Par où commencer ?

Face à cette complexité, Carole conseille de commencer par identifier l'urgence du moment. Pour certaines, ce sera les douleurs. Pour d'autres, l'infertilité ou la fatigue. On ne peut pas tout changer d'un coup : on avance par étapes, en commençant par ce qui est le plus pressant.

Une base solide repose sur ce que Carole appelle les trois S : le sport, le sommeil et le stress.

Sans travailler sur ces trois piliers, aucune approche complémentaire ne pourra donner son plein effet. Pas besoin de faire 50 heures de sport par semaine : l'objectif, c'est une pratique douce et régulière, un sommeil suffisant et une attention portée à ce qui génère du stress au quotidien.

Carole rappelle aussi que 25 % des femmes atteintes d'endométriose n'ont aucune douleur. Certaines ne découvrent leur diagnostic qu'au moment d'un projet de grossesse. Et beaucoup sont passées sous les radars parce qu'on leur a répété que c'était normal d'avoir mal pendant les règles.

🔎 Définitions utiles

Épigénétique : ensemble des mécanismes qui modulent l'expression des gènes sans changer leur structure. L'alimentation, le stress, les perturbateurs endocriniens ou certaines plantes peuvent activer ou désactiver certains gènes.

Polymorphisme génétique : variation dans la séquence d'un gène, aussi appelée mutation. Certains polymorphismes peuvent être impliqués dans le risque de développer une endométriose et peuvent être recherchés lors d'investigations approfondies.

🎯 Actions concrètes

  • Continuer le journal de suivi quotidien. Notez vos symptômes, mais aussi vos déclencheurs : alimentation, stress, qualité du sommeil, changements de rythme. Identifiez ce qui améliore votre état autant que ce qui l'aggrave.
  • Travailler sur les trois S. Intégrez une activité physique douce et régulière, veillez à la qualité de votre sommeil et identifiez vos principales sources de stress pour commencer à les réduire. C'est le socle sur lequel tout le reste peut s'appuyer.
  • Interroger votre lignée familiale. Si c'est possible et que le sujet n'est pas tabou, posez des questions aux femmes de votre famille, côté maternel et paternel : douleurs de règles intenses, difficultés à tomber enceinte, règles hémorragiques.
    • Même sans diagnostic formel, ces informations peuvent être précieuses.
  • Identifier votre priorité du moment. Douleurs, fatigue, infertilité, brouillard mental.
    • Commencez par ce qui impacte le plus votre quotidien aujourd'hui, sans chercher à tout résoudre en même temps.

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