Invisible endométriose
Les 4 formes d'endométriose
Dans l'épisode 1, Carole Minker, pharmacienne spécialisée en médecines naturelles, explique ce qu'est l'endométriose aujourd'hui, ses 4 formes et pourquoi l'intensité des symptômes ne dépend pas de la taille des lésions.
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🔊 Ce programme est un programme d’information par une professionnelle formée. Ce sont des conseils génériques et ce n’est pas un diagnostic personnalisé. Dans tous les cas, nous vous recommandons d’être suivie par un.e gynécologue et/ou une sage-femme pour avoir un suivi individualisé.
Ce que vous allez apprendre dans cet épisode
Dans cet épisode, Carole Minker, pharmacienne spécialisée en médecines naturelles et santé de la femme, vous explique ce qu'est l'endométriose aujourd'hui. Une définition en pleine mutation, portée par de nouvelles études qui replacent cette maladie bien au-delà de la gynécologie. Vous découvrirez les 4 formes d'endométriose, pourquoi l'intensité des symptômes ne dépend pas de la taille des lésions, et ce que vous pouvez faire concrètement dès maintenant pour mieux comprendre votre situation.
L'endométriose est aujourd'hui définie comme une maladie chronique d'origine multifactorielle et systémique. Elle touche le corps entier, avec une expression gynécologique, mais pas seulement. Ce changement de perspective est important : on ne parle plus d'une maladie des ovaires, mais d'une maladie qui peut avoir des répercussions sur l'organisme tout entier.
Elle se caractérise par la présence d'un tissu endométriosique, similaire à l'endomètre mais pas identique. C'est précisément parce qu'il est différent qu'il adopte un comportement pathologique, en allant se loger à des endroits où il ne devrait pas se trouver.
💡 Chiffres clés
80 % des femmes atteintes d'endométriose ont des douleurs en dehors des règles, pas seulement pendant.
50 % des femmes atteintes d'endométriose présentent aussi des symptômes neuropsychiques : dépression, brouillard mental, fatigue extrême.
2 tiers des dysménorrhées ne sont pas de l'endométriose. Des douleurs importantes méritent d'être explorées, sans pour autant se surdiagnostiquer.
Les 4 formes d'endométriose
L'endométriose superficielle est la forme la plus proche de la surface. Ses lésions sont souvent invisibles à l'œil nu, mais bien présentes. Certaines femmes peuvent par exemple avoir une lésion au niveau du nombril.
L'endométriose profonde ou infiltrante désigne des lésions qui s'installent plus en profondeur : sur l'intestin, le côlon, la vessie. Dans de très rares cas, des lésions ont même été détectées dans le cerveau ou au niveau des yeux. Carole le rappelle : si vous avez l'intuition qu'une lésion se trouve à un endroit précis, ce n'est pas parce qu'on vous dit "c'est impossible" que c'est impossible.
Les endométriomes sont des lésions localisées au niveau des ovaires.
L'adénomyose est la forme dite interne. Le tissu endométriosique s'infiltre dans le myomètre, le muscle utérin lui-même. Carole utilise une image simple : l'endomètre est normalement comme une moquette posée sur ce muscle. Dans l'adénomyose, il s'infiltre à l'intérieur, là où il ne devrait pas être.
Ces 4 formes peuvent coexister chez une même femme.
Ni la taille des lésions, ni leur localisation, ni leur type ne permettent de prédire l'intensité des symptômes.
Une femme peut souffrir énormément avec peu de lésions visibles, et inversement. Les raisons pour lesquelles on développe une forme plutôt qu'une autre restent encore largement inexpliquées, probablement liées à des facteurs génétiques et épigénétiques très individuels.
🔎 Définitions utiles
Endomètre : tissu présent à l'intérieur de l'utérus, qui évolue tout au long du cycle menstruel. Son rôle est d'accueillir un embryon. Lorsqu'il n'y a pas de grossesse, il est évacué. Ce sont les règles.
Tissu endométriosique : tissu similaire à l'endomètre, mais pas identique. C'est précisément parce qu'il présente des différences qu'il adopte un comportement pathologique, en allant se loger à des endroits où il ne devrait pas se trouver.
Adénomyose : forme d'endométriose dite interne, dans laquelle le tissu endométriosique s'infiltre dans le myomètre, le muscle utérin. Elle peut exister seule ou en combinaison avec d'autres formes d'endométriose.
🎯 Actions concrètes
- Tenir un journal de suivi au quotidien.
- Notez chaque jour vos symptômes, mais aussi tout ce qui pourrait les influencer : alimentation, stress, médicaments, changements de rythme, voyages : Ce journal permet d'identifier vos déclencheurs, positifs comme négatifs, et de les partager avec votre professionnel de santé.
- Repérer ce qui vous fait du bien. Si deux séances de yoga par semaine améliorent votre état, si un aliment vous convient mieux qu'un autre : notez-le et renforcez ce qui fonctionne pour vous.
- Préparer vos prochaines consultations :
- Notez 2 questions à poser à votre médecin à partir de cet épisode, par exemple : "Est-ce que j'ai aussi une adénomyose ?" ou "Où sont localisées mes lésions ?"
- Ne pas interpréter seule l'intensité de vos douleurs : l'ampleur des douleurs ne reflète pas la taille des lésions ni leur localisation. Seul un professionnel formé peut évaluer votre situation.
🔊 Ce programme est un programme d’information par une professionnelle formée. Ce sont des conseils génériques et ce n’est pas un diagnostic personnalisé. Dans tous les cas, nous vous recommandons d’être suivie par un.e gynécologue et/ou une sage-femme pour avoir un suivi individualisé.
Ce que vous allez apprendre dans cet épisode
Dans cet épisode, Carole Minker, pharmacienne spécialisée en médecines naturelles et santé de la femme, vous explique ce qu'est l'endométriose aujourd'hui. Une définition en pleine mutation, portée par de nouvelles études qui replacent cette maladie bien au-delà de la gynécologie. Vous découvrirez les 4 formes d'endométriose, pourquoi l'intensité des symptômes ne dépend pas de la taille des lésions, et ce que vous pouvez faire concrètement dès maintenant pour mieux comprendre votre situation.
L'endométriose est aujourd'hui définie comme une maladie chronique d'origine multifactorielle et systémique. Elle touche le corps entier, avec une expression gynécologique, mais pas seulement. Ce changement de perspective est important : on ne parle plus d'une maladie des ovaires, mais d'une maladie qui peut avoir des répercussions sur l'organisme tout entier.
Elle se caractérise par la présence d'un tissu endométriosique, similaire à l'endomètre mais pas identique. C'est précisément parce qu'il est différent qu'il adopte un comportement pathologique, en allant se loger à des endroits où il ne devrait pas se trouver.
💡 Chiffres clés
80 % des femmes atteintes d'endométriose ont des douleurs en dehors des règles, pas seulement pendant.
50 % des femmes atteintes d'endométriose présentent aussi des symptômes neuropsychiques : dépression, brouillard mental, fatigue extrême.
2 tiers des dysménorrhées ne sont pas de l'endométriose. Des douleurs importantes méritent d'être explorées, sans pour autant se surdiagnostiquer.
Les 4 formes d'endométriose
L'endométriose superficielle est la forme la plus proche de la surface. Ses lésions sont souvent invisibles à l'œil nu, mais bien présentes. Certaines femmes peuvent par exemple avoir une lésion au niveau du nombril.
L'endométriose profonde ou infiltrante désigne des lésions qui s'installent plus en profondeur : sur l'intestin, le côlon, la vessie. Dans de très rares cas, des lésions ont même été détectées dans le cerveau ou au niveau des yeux. Carole le rappelle : si vous avez l'intuition qu'une lésion se trouve à un endroit précis, ce n'est pas parce qu'on vous dit "c'est impossible" que c'est impossible.
Les endométriomes sont des lésions localisées au niveau des ovaires.
L'adénomyose est la forme dite interne. Le tissu endométriosique s'infiltre dans le myomètre, le muscle utérin lui-même. Carole utilise une image simple : l'endomètre est normalement comme une moquette posée sur ce muscle. Dans l'adénomyose, il s'infiltre à l'intérieur, là où il ne devrait pas être.
Ces 4 formes peuvent coexister chez une même femme.
Ni la taille des lésions, ni leur localisation, ni leur type ne permettent de prédire l'intensité des symptômes.
Une femme peut souffrir énormément avec peu de lésions visibles, et inversement. Les raisons pour lesquelles on développe une forme plutôt qu'une autre restent encore largement inexpliquées, probablement liées à des facteurs génétiques et épigénétiques très individuels.
🎯 Actions concrètes
- Tenir un journal de suivi au quotidien.
- Notez chaque jour vos symptômes, mais aussi tout ce qui pourrait les influencer : alimentation, stress, médicaments, changements de rythme, voyages : Ce journal permet d'identifier vos déclencheurs, positifs comme négatifs, et de les partager avec votre professionnel de santé.
- Repérer ce qui vous fait du bien. Si deux séances de yoga par semaine améliorent votre état, si un aliment vous convient mieux qu'un autre : notez-le et renforcez ce qui fonctionne pour vous.
- Préparer vos prochaines consultations :
- Notez 2 questions à poser à votre médecin à partir de cet épisode, par exemple : "Est-ce que j'ai aussi une adénomyose ?" ou "Où sont localisées mes lésions ?"
- Ne pas interpréter seule l'intensité de vos douleurs : l'ampleur des douleurs ne reflète pas la taille des lésions ni leur localisation. Seul un professionnel formé peut évaluer votre situation.
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