Invisible endométriose
L'importance du microbiote dans l'endométriose
Dans l'épisode 6, Carole Minker explique pourquoi le microbiote intestinal joue un rôle central dans l'endométriose, comment il influence les œstrogènes et les lésions, et comment en prendre soin concrètement.
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🔊 Ce programme est un programme d’information par une professionnelle formée. Ce sont des conseils génériques et ce n’est pas un diagnostic personnalisé. Dans tous les cas, nous vous recommandons d’être suivie par un.e gynécologue et/ou une sage-femme pour avoir un suivi individualisé.
Ce que vous allez apprendre dans cet épisode
Dans cet épisode, Carole Minker vous explique le lien entre microbiote intestinal et endométriose. Un lien moins connu, mais fondamental : le microbiote influence directement le métabolisme des œstrogènes, le système immunitaire, et même la réceptivité de l'endomètre. Vous comprendrez aussi pourquoi la santé buccale fait partie de l'équation, et quelles actions concrètes mettre en place pour prendre soin de cet écosystème au quotidien.
Le microbiote et les œstrogènes
Le microbiote intestinal est un ensemble de micro-organismes avec lesquels nous vivons en symbiose dans notre intestin. Il héberge 70 à 80 % des cellules du système immunitaire et joue un rôle central dans le métabolisme des œstrogènes.
Voici comment cela fonctionne : les œstrogènes circulent dans l'organisme, passent par le foie qui les prépare à être éliminés, puis arrivent dans l'intestin. Normalement, ils sont évacués.
Mais quand le microbiote est déséquilibré, ce qui est souvent le cas dans l'endométriose, il enlève les marqueurs qui orientaient ces œstrogènes vers la sortie et les renvoie dans la circulation. Résultat : un excès d'œstrogènes qui nourrit les lésions.
Rééquilibrer le microbiote, c'est donc agir à la fois sur l'équilibre hormonal et sur le système immunitaire.
💡 Chiffres clés
70 à 80 % des cellules immunitaires de l'organisme se concentrent dans l'intestin. C'est pourquoi l'état du microbiote a un impact direct sur la capacité du corps à réguler l'inflammation, un enjeu central dans l'endométriose.
Source : Penser Santé, d'après les données du tissu lymphoïde associé à l'intestin (GALT).
La dysbiose et la perméabilité intestinale
Dans l'endométriose, la dysbiose, c'est-à-dire le déséquilibre du microbiote, peut être à la fois une cause et une conséquence de la maladie. Elle est souvent associée à une perméabilité intestinale augmentée, aussi appelée leaky gut ou intestin poreux. Quand l'intestin laisse passer des molécules mal digérées ou des bactéries, cela crée une inflammation dans l'organisme entier. Et les lésions endométriosiques adorent l'inflammation.
Le gluten : ni coupable universel, ni hors de cause
Une étude observationnelle récente a montré que pour chaque modification alimentaire testée individuellement, dont le gluten, l'alcool ou les sucres raffinés, environ 50 % des femmes observaient une amélioration de leurs symptômes, et 50 % ne constataient aucun changement.
Le gluten ne doit donc pas être supprimé par principe, mais testé individuellement sur deux à trois mois, en suivant ses symptômes.
Le microbiote de l'endomètre
Contrairement à ce qu'on croyait jusqu'à récemment, il existe un microbiote dans l'endomètre lui-même, qui joue un rôle dans sa réceptivité et dans la capacité à accueillir un embryon. Il existe également un microbiote dans les lésions endométriosiques. Certaines des bactéries qui s'y trouvent peuvent venir... de la bouche. Ce qui souligne l'importance d'une bonne hygiène bucco-dentaire dans la prise en charge globale de l'endométriose.
🔎 Définitions utiles
Dysbiose : déséquilibre du microbiote intestinal, qui peut être à la fois une cause et une conséquence de l'endométriose. Il est souvent associé à une perméabilité intestinale augmentée et à une inflammation chronique de bas grade.
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Perméabilité intestinale : état dans lequel la paroi de l'intestin laisse passer des molécules mal digérées ou des bactéries dans la circulation sanguine, provoquant une réaction inflammatoire dans l'ensemble de l'organisme.
🎯 Actions concrètes
- Adopter l'assiette arc-en-ciel en variant les couleurs de végétaux dans la semaine : carottes orange, chou rouge, betteraves, maïs, légumes verts
- Chaque couleur apporte des polyphénols différents qui nourrissent les bonnes bactéries du microbiote.
- Intégrer des aliments fermentés : Kéfir, kombucha, kimchi, choucroute, yaourts, skyr, pain au levain.
- Commencer par une à deux fois par semaine si ce n'est pas déjà une habitude.
- Tester pour voir ce qui convient à votre intestin.
- Veiller à un apport suffisant en fibres et en oméga-3 :
- Les fibres nourrissent les bonnes bactéries.
- Les oméga-3 soutiennent la muqueuse intestinale et les performances bactériennes : un épisode dédié dans ce programme vous aidera à bien les choisir.
- Prendre soin de sa santé buccale :
- Éviter caries, gingivites et parodontites
- Le microbiote buccal influence directement le microbiote intestinal, et des bactéries issues de la bouche peuvent se retrouver jusque dans les lésions endométriosiques.
- Programmer un bilan dentaire si ce n'est pas fait depuis longtemps.
- Réduire ce qui perturbe le microbiote :
- Alcool, tabac, stress chronique et certains médicaments répétés figurent parmi les principaux facteurs qui déséquilibrent cet écosystème.
🔊 Ce programme est un programme d’information par une professionnelle formée. Ce sont des conseils génériques et ce n’est pas un diagnostic personnalisé. Dans tous les cas, nous vous recommandons d’être suivie par un.e gynécologue et/ou une sage-femme pour avoir un suivi individualisé.
Ce que vous allez apprendre dans cet épisode
Dans cet épisode, Carole Minker vous explique le lien entre microbiote intestinal et endométriose. Un lien moins connu, mais fondamental : le microbiote influence directement le métabolisme des œstrogènes, le système immunitaire, et même la réceptivité de l'endomètre. Vous comprendrez aussi pourquoi la santé buccale fait partie de l'équation, et quelles actions concrètes mettre en place pour prendre soin de cet écosystème au quotidien.
Le microbiote et les œstrogènes
Le microbiote intestinal est un ensemble de micro-organismes avec lesquels nous vivons en symbiose dans notre intestin. Il héberge 70 à 80 % des cellules du système immunitaire et joue un rôle central dans le métabolisme des œstrogènes.
Voici comment cela fonctionne : les œstrogènes circulent dans l'organisme, passent par le foie qui les prépare à être éliminés, puis arrivent dans l'intestin. Normalement, ils sont évacués.
Mais quand le microbiote est déséquilibré, ce qui est souvent le cas dans l'endométriose, il enlève les marqueurs qui orientaient ces œstrogènes vers la sortie et les renvoie dans la circulation. Résultat : un excès d'œstrogènes qui nourrit les lésions.
Rééquilibrer le microbiote, c'est donc agir à la fois sur l'équilibre hormonal et sur le système immunitaire.
💡 Chiffres clés
70 à 80 % des cellules immunitaires de l'organisme se concentrent dans l'intestin. C'est pourquoi l'état du microbiote a un impact direct sur la capacité du corps à réguler l'inflammation, un enjeu central dans l'endométriose.
Source : Penser Santé, d'après les données du tissu lymphoïde associé à l'intestin (GALT).
La dysbiose et la perméabilité intestinale
Dans l'endométriose, la dysbiose, c'est-à-dire le déséquilibre du microbiote, peut être à la fois une cause et une conséquence de la maladie. Elle est souvent associée à une perméabilité intestinale augmentée, aussi appelée leaky gut ou intestin poreux. Quand l'intestin laisse passer des molécules mal digérées ou des bactéries, cela crée une inflammation dans l'organisme entier. Et les lésions endométriosiques adorent l'inflammation.
Le gluten : ni coupable universel, ni hors de cause
Une étude observationnelle récente a montré que pour chaque modification alimentaire testée individuellement, dont le gluten, l'alcool ou les sucres raffinés, environ 50 % des femmes observaient une amélioration de leurs symptômes, et 50 % ne constataient aucun changement.
Le gluten ne doit donc pas être supprimé par principe, mais testé individuellement sur deux à trois mois, en suivant ses symptômes.
Le microbiote de l'endomètre
Contrairement à ce qu'on croyait jusqu'à récemment, il existe un microbiote dans l'endomètre lui-même, qui joue un rôle dans sa réceptivité et dans la capacité à accueillir un embryon. Il existe également un microbiote dans les lésions endométriosiques. Certaines des bactéries qui s'y trouvent peuvent venir... de la bouche. Ce qui souligne l'importance d'une bonne hygiène bucco-dentaire dans la prise en charge globale de l'endométriose.
🎯 Actions concrètes
- Adopter l'assiette arc-en-ciel en variant les couleurs de végétaux dans la semaine : carottes orange, chou rouge, betteraves, maïs, légumes verts
- Chaque couleur apporte des polyphénols différents qui nourrissent les bonnes bactéries du microbiote.
- Intégrer des aliments fermentés : Kéfir, kombucha, kimchi, choucroute, yaourts, skyr, pain au levain.
- Commencer par une à deux fois par semaine si ce n'est pas déjà une habitude.
- Tester pour voir ce qui convient à votre intestin.
- Veiller à un apport suffisant en fibres et en oméga-3 :
- Les fibres nourrissent les bonnes bactéries.
- Les oméga-3 soutiennent la muqueuse intestinale et les performances bactériennes : un épisode dédié dans ce programme vous aidera à bien les choisir.
- Prendre soin de sa santé buccale :
- Éviter caries, gingivites et parodontites
- Le microbiote buccal influence directement le microbiote intestinal, et des bactéries issues de la bouche peuvent se retrouver jusque dans les lésions endométriosiques.
- Programmer un bilan dentaire si ce n'est pas fait depuis longtemps.
- Réduire ce qui perturbe le microbiote :
- Alcool, tabac, stress chronique et certains médicaments répétés figurent parmi les principaux facteurs qui déséquilibrent cet écosystème.
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