Épisode 7

Invisible endométriose

Endométriose et désir de grossesse

Dans l'épisode 7, Carole Minker explique pourquoi l'endométriose peut impacter la fertilité, comment le stress oxydatif et l'inflammation perturbent la nidation, et quels leviers naturels activer pour optimiser ses chances.

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🔊 Ce programme est un programme d’information par une professionnelle formée. Ce sont des conseils génériques et ce n’est pas un diagnostic personnalisé. Dans tous les cas, nous vous recommandons d’être suivie par un.e gynécologue et/ou une sage-femme pour avoir un suivi individualisé.

Ce que vous allez apprendre dans cet épisode

Dans cet épisode, Carole Minker vous explique le lien entre endométriose et fertilité. Un lien réel, mais pas une fatalité. Vous comprendrez pourquoi le stress oxydatif, l'inflammation et les déséquilibres hormonaux peuvent compliquer la conception, ce qui se passe au moment de la nidation, et quelles actions concrètes mettre en place pour optimiser la fertilité, avec ou sans PMA.

Les chiffres à connaître, et à relativiser

On estime que 30 à 40 % des femmes atteintes d'endométriose souffrent d'infertilité. Cela signifie aussi que 60 à 70 % des femmes atteintes peuvent concevoir, parfois même naturellement, sans même savoir qu'elles ont une endométriose. Ce n'est pas parce qu'on a une endométriose qu'on ne peut pas avoir d'enfant. Et ce n'est pas non plus parce qu'on va en PMA qu'il n'y a rien d'autre à faire pour optimiser.

💡 Chiffres clés

30 à 40 % des femmes atteintes d'endométriose souffrent d'infertilité. Cela signifie que 60 à 70 % d'entre elles peuvent concevoir, parfois sans même savoir qu'elles ont la maladie.

Source : Institut Pasteur, Octobre 2024

Pourquoi la fertilité peut être impactée

Le stress oxydatif et l'inflammation dans l'environnement pelvien peuvent altérer la motilité des spermatozoïdes, c'est-à-dire leur capacité à se déplacer.

Des spermatozoïdes moins performants dans un environnement inflammatoire, c'est déjà un premier obstacle avant même la fécondation.

Le stress oxydatif attaque également les ovocytes. Et l'endomètre lui-même, chez les femmes atteintes, présente des caractéristiques particulières par rapport à un endomètre sain, ce qui peut affecter la réceptivité utérine.

À ces mécanismes peut s'ajouter une résistance à la progestérone, hormone indispensable à la nidation et au maintien d'une grossesse.

La nidation : l'étape la plus délicate

Quand un embryon se forme, il descend vers l'endomètre pour s'y implanter. Or un embryon est au moins à 50 % étranger à l'organisme maternel. Pour qu'il puisse s'installer, le système immunitaire doit activer des mécanismes très fins de tolérance. Dans un environnement marqué par une inflammation chronique, un déséquilibre du microbiote endométrial et un dysfonctionnement immunitaire, ce processus peut être perturbé.

C'est souvent là que se situe l'étape la plus délicate dans les parcours de fertilité avec endométriose.

Un message important à rappeler

Certains médecins disent encore que faire un bébé guérit l'endométriose. C'est faux. Beaucoup de femmes connaissent un répit pendant la grossesse, probablement lié aux modifications hormonales et immunitaires de cet état. Mais l'endométriose est une maladie chronique. Elle ne disparaît pas avec une grossesse.

🔎 Définitions utiles

Nidation : processus par lequel l'embryon s'implante dans la muqueuse utérine. Pour qu'elle réussisse, l'endomètre doit être réceptif et le système immunitaire doit tolérer cet embryon, qui est génétiquement étranger à l'organisme maternel.

___

Stress oxydatif : déséquilibre entre les radicaux libres et les antioxydants dans l'organisme. Il peut altérer la qualité des ovocytes, des spermatozoïdes et l'environnement utérin, compliquant ainsi la conception et la nidation.

🎯 Actions concrètes

  • Soutenir le microbiote : comme vu dans l'épisode précédent, un microbiote intestinal équilibré influence directement l'environnement utérin et la réceptivité de l'endomètre.
  • Vérifier les carences principales avant un projet de grossesse :
    • Magnésium, vitamine D et oméga-3 sont les trois carences les plus fréquentes dans la population.
    • La vitamine D ne se supplémente pas à l'aveugle : une prise de sang permet de savoir d'où on part et d'adapter la dose.
  • Travailler sur la méthylation si nécessaire. Les vitamines B9 et B12 jouent un rôle important à la fois dans la fertilité et dans l'endométriose.
    • En cas de carences ou de problème de méthylation identifié, les corriger fait partie de l'optimisation.
  • Réduire l'inflammation et les perturbateurs endocriniens.
    • Ce sont les deux leviers qui, en se taisant, permettent à la fertilité d'augmenter,
    • Adopter une alimentation anti-inflammatoire,
    • elnever les produits industriels et des cosmétiques chargés en perturbateurs endocriniens.
  • Ne pas attendre pour optimiser, même en PMA.
    • Entrer dans un protocole de PMA n'est pas une raison de ne rien faire par ailleurs. Au contraire, préparer le terrain avant le prélèvement d'ovocytes et soutenir l'environnement utérin peut faire une vraie différence
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🔊 Ce programme est un programme d’information par une professionnelle formée. Ce sont des conseils génériques et ce n’est pas un diagnostic personnalisé. Dans tous les cas, nous vous recommandons d’être suivie par un.e gynécologue et/ou une sage-femme pour avoir un suivi individualisé.

Ce que vous allez apprendre dans cet épisode

Dans cet épisode, Carole Minker vous explique le lien entre endométriose et fertilité. Un lien réel, mais pas une fatalité. Vous comprendrez pourquoi le stress oxydatif, l'inflammation et les déséquilibres hormonaux peuvent compliquer la conception, ce qui se passe au moment de la nidation, et quelles actions concrètes mettre en place pour optimiser la fertilité, avec ou sans PMA.

Les chiffres à connaître, et à relativiser

On estime que 30 à 40 % des femmes atteintes d'endométriose souffrent d'infertilité. Cela signifie aussi que 60 à 70 % des femmes atteintes peuvent concevoir, parfois même naturellement, sans même savoir qu'elles ont une endométriose. Ce n'est pas parce qu'on a une endométriose qu'on ne peut pas avoir d'enfant. Et ce n'est pas non plus parce qu'on va en PMA qu'il n'y a rien d'autre à faire pour optimiser.

💡 Chiffres clés

30 à 40 % des femmes atteintes d'endométriose souffrent d'infertilité. Cela signifie que 60 à 70 % d'entre elles peuvent concevoir, parfois sans même savoir qu'elles ont la maladie.

Source : Institut Pasteur, Octobre 2024

Pourquoi la fertilité peut être impactée

Le stress oxydatif et l'inflammation dans l'environnement pelvien peuvent altérer la motilité des spermatozoïdes, c'est-à-dire leur capacité à se déplacer.

Des spermatozoïdes moins performants dans un environnement inflammatoire, c'est déjà un premier obstacle avant même la fécondation.

Le stress oxydatif attaque également les ovocytes. Et l'endomètre lui-même, chez les femmes atteintes, présente des caractéristiques particulières par rapport à un endomètre sain, ce qui peut affecter la réceptivité utérine.

À ces mécanismes peut s'ajouter une résistance à la progestérone, hormone indispensable à la nidation et au maintien d'une grossesse.

La nidation : l'étape la plus délicate

Quand un embryon se forme, il descend vers l'endomètre pour s'y implanter. Or un embryon est au moins à 50 % étranger à l'organisme maternel. Pour qu'il puisse s'installer, le système immunitaire doit activer des mécanismes très fins de tolérance. Dans un environnement marqué par une inflammation chronique, un déséquilibre du microbiote endométrial et un dysfonctionnement immunitaire, ce processus peut être perturbé.

C'est souvent là que se situe l'étape la plus délicate dans les parcours de fertilité avec endométriose.

Un message important à rappeler

Certains médecins disent encore que faire un bébé guérit l'endométriose. C'est faux. Beaucoup de femmes connaissent un répit pendant la grossesse, probablement lié aux modifications hormonales et immunitaires de cet état. Mais l'endométriose est une maladie chronique. Elle ne disparaît pas avec une grossesse.

🔎 Définitions utiles

Nidation : processus par lequel l'embryon s'implante dans la muqueuse utérine. Pour qu'elle réussisse, l'endomètre doit être réceptif et le système immunitaire doit tolérer cet embryon, qui est génétiquement étranger à l'organisme maternel.

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Stress oxydatif : déséquilibre entre les radicaux libres et les antioxydants dans l'organisme. Il peut altérer la qualité des ovocytes, des spermatozoïdes et l'environnement utérin, compliquant ainsi la conception et la nidation.

🎯 Actions concrètes

  • Soutenir le microbiote : comme vu dans l'épisode précédent, un microbiote intestinal équilibré influence directement l'environnement utérin et la réceptivité de l'endomètre.
  • Vérifier les carences principales avant un projet de grossesse :
    • Magnésium, vitamine D et oméga-3 sont les trois carences les plus fréquentes dans la population.
    • La vitamine D ne se supplémente pas à l'aveugle : une prise de sang permet de savoir d'où on part et d'adapter la dose.
  • Travailler sur la méthylation si nécessaire. Les vitamines B9 et B12 jouent un rôle important à la fois dans la fertilité et dans l'endométriose.
    • En cas de carences ou de problème de méthylation identifié, les corriger fait partie de l'optimisation.
  • Réduire l'inflammation et les perturbateurs endocriniens.
    • Ce sont les deux leviers qui, en se taisant, permettent à la fertilité d'augmenter,
    • Adopter une alimentation anti-inflammatoire,
    • elnever les produits industriels et des cosmétiques chargés en perturbateurs endocriniens.
  • Ne pas attendre pour optimiser, même en PMA.
    • Entrer dans un protocole de PMA n'est pas une raison de ne rien faire par ailleurs. Au contraire, préparer le terrain avant le prélèvement d'ovocytes et soutenir l'environnement utérin peut faire une vraie différence
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