Invisible endométriose
Diagnostiquer l'endométriose : parcours, examens et nouvelles solutions
Dans l'épisode 3, Carole Minker explique comment se déroule le diagnostic de l'endométriose, des 7 signes cliniques à l'IRM, et pourquoi l'expérience du médecin est déterminante.
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🔊 Ce programme est un programme d’information par une professionnelle formée. Ce sont des conseils génériques et ce n’est pas un diagnostic personnalisé. Dans tous les cas, nous vous recommandons d’être suivie par un.e gynécologue et/ou une sage-femme pour avoir un suivi individualisé.
Ce que vous allez apprendre dans cet épisode
Dans cet épisode, Carole Minker vous explique comment fonctionne le diagnostic de l'endométriose aujourd'hui. Un parcours souvent long et complexe, qui commence par des signes cliniques et peut aller jusqu'aux nouvelles technologies comme le test salivaire. Vous comprendrez quels examens demander, à qui s'adresser, et comment ne pas rester bloquée dans l'errance diagnostique.
- Les 7 signes cliniques à connaître : les fameux 7D
- L'échographie et l'IRM : à quoi servent-elles et comment les obtenir
- Pourquoi l'expérience du praticien prime sur l'outil
- L'Endotest salivaire : une nouvelle voie diagnostique
- Comment ne pas rester seule face à un médecin qui n'écoute pas
💡 Chiffres clés
En France, le diagnostic de l'endométriose prend en moyenne 7 années. Carole cite quant à elle une fourchette de 7 à 10 ans d'errance diagnostique dans sa pratique clinique.
Source : Institut Pasteur, 2026 / Carole Minker, épisode 3, Invisible Endométriose, Reflet (2026).
L'endométriose prend en moyenne 7 à 10 ans à être diagnostiquée. Cette errance n'est pas une fatalité : comprendre les étapes du diagnostic permet d'avancer plus vite et de poser les bonnes questions.
Les 7 signes cliniques : les 7D
Le diagnostic commence par un examen clinique gynécologique. Le médecin va rechercher sept signes particuliers, appelés les 7D. Ces signes ne suffisent pas à poser un diagnostic, mais ils orientent et mettent la puce à l'oreille.
- Dysménorrhée : douleurs pendant les règles
- Dyskésie : douleurs à la défécation
- Dysurie : troubles ou douleurs urinaires
- Dyspareunie profonde : douleurs pendant les rapports sexuels
- Douleurs pelviennes chroniques : douleurs dans le bas-ventre en dehors des règles
- Douleurs intermenstruelles : rappelons que 80 % des femmes atteintes en ont
- Disfertilité : l'infertilité
Il n'existe pas de règle absolue sur le nombre de signes à avoir. Un seul signe suffit pour en parler à un médecin. Et certaines femmes atteintes d'endométriose n'ont aucune douleur : elles n'auront donc aucun de ces signes.
L'échographie et l'IRM
L'étape suivante est l'échographie, idéalement endovaginale. Ce qui compte avant tout, c'est l'expérience du praticien. Un médecin très expérimenté avec une échographie sera toujours plus efficace qu'un praticien peu formé avec une IRM.
L'IRM pelvienne est l'étape suivante, mais toutes les femmes n'y accèdent pas facilement. L'endométriose superficielle reste difficile à voir même avec l'IRM. Deux médecins peuvent parfois ne pas être d'accord sur le même diagnostic. Prendre un deuxième, voire un troisième avis est tout à fait possible.
L'Endotest : une nouvelle voie diagnostique
En France, quand les examens classiques n'ont pas permis de conclure, il existe une option de troisième intention : l'Endotest. C'est un test salivaire qui dose des micro-ARN, des marqueurs liés aux dysfonctionnements épigénétiques associés à l'endométriose. Les résultats arrivent en un à trois jours. Dans certains pays comme le Canada, il est utilisé en première intention.
🔎 Définitions utiles
Dyspareunie : douleurs ressenties pendant ou après les rapports sexuels. Quand elles sont profondes, elles font partie des signes cliniques orientant vers une endométriose.
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Endotest : test salivaire qui dose des micro-ARN associés aux dysfonctionnements épigénétiques de l'endométriose. En France, il est utilisé en troisième intention diagnostique. Dans certains pays, il est proposé en première intention.
🎯 Actions concrètes
- Repérer si vous présentez un ou plusieurs des 7D. Un seul signe suffit pour en parler à un médecin.
- Consulter un gynécologue ou un radiologue spécialisé en endométriose. C'est un médecin qui peut poser le diagnostic, pas une sage-femme ou un endocrinologue.
- Demander une échographie endovaginale en première intention, puis une IRM pelvienne si nécessaire. Ne pas hésiter à insister pour obtenir ces examens si votre état le justifie.
- Ne pas rester avec un médecin qui n'écoute pas. Vous pouvez changer de médecin à tout moment, demander un deuxième ou un troisième avis.
- Si vous avez accès à l'Endotest salivaire, en parler à votre médecin. En France, il arrive en dernière intention. Dans d'autres pays, il peut être proposé plus tôt.
🔊 Ce programme est un programme d’information par une professionnelle formée. Ce sont des conseils génériques et ce n’est pas un diagnostic personnalisé. Dans tous les cas, nous vous recommandons d’être suivie par un.e gynécologue et/ou une sage-femme pour avoir un suivi individualisé.
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⭐ La série Invisible endométriose est possible grâce à la participation de Norsan. L'épisode Bonus leur est dédié, et vous en apprendrez plus sur les Oméga 3 dans l'épisode 9. Norsan, entreprise spécialiste en production d'Oméga 3 depuis 2013 sont le plus grand distributeurs d'Oméga 3 en pharmacie car leur Oméga 3 naturels et de haute qualité font partie aujourd'hui des meilleurs Oméga 3 disponibles sur le marché.
Ce que vous allez apprendre dans cet épisode
Dans cet épisode, Carole Minker vous explique comment fonctionne le diagnostic de l'endométriose aujourd'hui. Un parcours souvent long et complexe, qui commence par des signes cliniques et peut aller jusqu'aux nouvelles technologies comme le test salivaire. Vous comprendrez quels examens demander, à qui s'adresser, et comment ne pas rester bloquée dans l'errance diagnostique.
- Les 7 signes cliniques à connaître : les fameux 7D
- L'échographie et l'IRM : à quoi servent-elles et comment les obtenir
- Pourquoi l'expérience du praticien prime sur l'outil
- L'Endotest salivaire : une nouvelle voie diagnostique
- Comment ne pas rester seule face à un médecin qui n'écoute pas
💡 Chiffres clés
En France, le diagnostic de l'endométriose prend en moyenne 7 années. Carole cite quant à elle une fourchette de 7 à 10 ans d'errance diagnostique dans sa pratique clinique.
Source : Institut Pasteur, 2026 / Carole Minker, épisode 3, Invisible Endométriose, Reflet (2026).
L'endométriose prend en moyenne 7 à 10 ans à être diagnostiquée. Cette errance n'est pas une fatalité : comprendre les étapes du diagnostic permet d'avancer plus vite et de poser les bonnes questions.
Les 7 signes cliniques : les 7D
Le diagnostic commence par un examen clinique gynécologique. Le médecin va rechercher sept signes particuliers, appelés les 7D. Ces signes ne suffisent pas à poser un diagnostic, mais ils orientent et mettent la puce à l'oreille.
- Dysménorrhée : douleurs pendant les règles
- Dyskésie : douleurs à la défécation
- Dysurie : troubles ou douleurs urinaires
- Dyspareunie profonde : douleurs pendant les rapports sexuels
- Douleurs pelviennes chroniques : douleurs dans le bas-ventre en dehors des règles
- Douleurs intermenstruelles : rappelons que 80 % des femmes atteintes en ont
- Disfertilité : l'infertilité
Il n'existe pas de règle absolue sur le nombre de signes à avoir. Un seul signe suffit pour en parler à un médecin. Et certaines femmes atteintes d'endométriose n'ont aucune douleur : elles n'auront donc aucun de ces signes.
L'échographie et l'IRM
L'étape suivante est l'échographie, idéalement endovaginale. Ce qui compte avant tout, c'est l'expérience du praticien. Un médecin très expérimenté avec une échographie sera toujours plus efficace qu'un praticien peu formé avec une IRM.
L'IRM pelvienne est l'étape suivante, mais toutes les femmes n'y accèdent pas facilement. L'endométriose superficielle reste difficile à voir même avec l'IRM. Deux médecins peuvent parfois ne pas être d'accord sur le même diagnostic. Prendre un deuxième, voire un troisième avis est tout à fait possible.
L'Endotest : une nouvelle voie diagnostique
En France, quand les examens classiques n'ont pas permis de conclure, il existe une option de troisième intention : l'Endotest. C'est un test salivaire qui dose des micro-ARN, des marqueurs liés aux dysfonctionnements épigénétiques associés à l'endométriose. Les résultats arrivent en un à trois jours. Dans certains pays comme le Canada, il est utilisé en première intention.
🎯 Actions concrètes
- Repérer si vous présentez un ou plusieurs des 7D. Un seul signe suffit pour en parler à un médecin.
- Consulter un gynécologue ou un radiologue spécialisé en endométriose. C'est un médecin qui peut poser le diagnostic, pas une sage-femme ou un endocrinologue.
- Demander une échographie endovaginale en première intention, puis une IRM pelvienne si nécessaire. Ne pas hésiter à insister pour obtenir ces examens si votre état le justifie.
- Ne pas rester avec un médecin qui n'écoute pas. Vous pouvez changer de médecin à tout moment, demander un deuxième ou un troisième avis.
- Si vous avez accès à l'Endotest salivaire, en parler à votre médecin. En France, il arrive en dernière intention. Dans d'autres pays, il peut être proposé plus tôt.
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