Épisode 4

Invisible endométriose

Endométriose : une maladie psycho-neuro-immuno-endocrinienne

Dans l'épisode 4, Carole Minker explique les quatre piliers de l'endométriose, pourquoi certains traitements ne fonctionnent pas pour toutes, et comment l'alimentation et le mode de vie peuvent faire la différence.

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🔊 Ce programme est un programme d’information par une professionnelle formée. Ce sont des conseils génériques et ce n’est pas un diagnostic personnalisé. Dans tous les cas, nous vous recommandons d’être suivie par un.e gynécologue et/ou une sage-femme pour avoir un suivi individualisé.

Ce que vous allez apprendre dans cet épisode

Dans cet épisode, Carole Minker vous explique pourquoi l'endométriose est une maladie psycho-neuro-immuno-endocrinienne. Vous comprendrez le rôle de chacun de ces quatre piliers, pourquoi certains traitements ne fonctionnent pas pour toutes, et comment l'alimentation et le mode de vie peuvent faire la différence.

  • Pourquoi les lésions peuvent fabriquer leurs propres œstrogènes
  • Le rôle du système immunitaire et des macrophages
  • Pourquoi on peut avoir mal sans lésion visible à l'IRM
  • Pourquoi la pilule ne fonctionne pas pour toutes
  • Les bases de l'alimentation anti-inflammatoire et des perturbateurs endocriniens
💡 Chiffres clés

Des études scientifiques montrent qu'une exposition élevée au BPA, un perturbateur endocrinien présent dans de nombreux plastiques et emballages alimentaires, est associée à un risque accru d'endométriose.

Source : Caserta et al., étude EndEA, PubMed, 2020.

L'endométriose est une maladie psycho-neuro-immuno-endocrinienne. Un mot compliqué pour une réalité simple : ces quatre systèmes s'influencent en permanence les uns les autres.

Le pilier endocrinien

Les lésions endométriosiques sont dépendantes aux œstrogènes. Ce qui est moins connu, c'est que ces lésions peuvent acquérir la capacité de fabriquer elles-mêmes leurs propres œstrogènes. Autrement dit, même si on leur coupe les vivres par ailleurs, certaines lésions peuvent continuer à s'auto-entretenir. C'est l'une des raisons pour lesquelles les traitements qui suspendent le cycle ne fonctionnent pas de la même façon pour toutes les femmes.

Le pilier immunitaire

L'excès d'œstrogènes nourrit un état inflammatoire, et les lésions se développent précisément dans cet environnement. Des spécialistes parlent de l'endométriose comme d'une maladie du macrophage. Le macrophage est une cellule du système immunitaire dont l'un des rôles est d'éliminer les cellules anormales. Dans l'endométriose, ces macrophages peuvent devenir collaborants malgré eux, et aider les lésions à rester en place.

Le pilier neurologique

Les lésions actives peuvent créer de nouveaux nerfs qui n'existaient pas avant. Ces nerfs participent aux douleurs neuropathiques. L'inflammation peut sensibiliser les nerfs environnants, et cette sensibilisation ne se voit pas à l'IRM. C'est pourquoi une femme peut ressentir des douleurs à un endroit précis alors qu'aucune lésion n'y est visible. Il peut également y avoir une sensibilisation centrale, c'est-à-dire une modification du fonctionnement du système nerveux au niveau du cerveau lui-même. Ce mécanisme peut expliquer la dépression, l'anxiété et le brouillard mental.

Le pilier psychologique

Le stress chronique est vécu comme une agression par le corps. Il génère une inflammation de bas grade, et les lésions s'en nourrissent. Carole le rappelle : les personnes négatives de façon chronique ont un système immunitaire moins performant. Ce n'est pas un jugement, c'est une donnée scientifique.

Les traitements conventionnels

Les traitements recommandés par la HAS sont des traitements dits suspensifs du cycle. Leur principe : réduire les œstrogènes produits par les ovaires pour ne plus nourrir les lésions. Cela fonctionne bien chez certaines femmes. Mais chez celles dont les lésions ont acquis la capacité de fabriquer leurs propres œstrogènes, ce mécanisme ne suffit pas. C'est pourquoi certaines femmes essaient plusieurs pilules successivement sans résultat.

Carole pose la question simplement : peut-on espérer soigner une maladie complexe, où chaque femme a sa propre mosaïque de symptômes, avec une seule molécule qui est la même pour toutes ?

L'alimentation

L'alimentation est un levier concret et accessible. La règle des 80/20 s'applique : 80 % du temps une alimentation la plus propre possible, 20 % d'écarts ponctuels, sans culpabilité.

  • Réduire les aliments ultra-transformés, les sucres ajoutés et l'alcool
  • Augmenter les végétaux et les protéines de qualité
  • Privilégier les sources d'oméga-3, notamment via les petits poissons gras, les œufs de la filière Bleu-Blanc-Cœur, ou une supplémentation adaptée

Les perturbateurs endocriniens

Les perturbateurs endocriniens ont principalement un effet œstrogénique, ce qui les rend particulièrement problématiques dans l'endométriose. On les trouve dans l'alimentation industrielle, les produits ménagers et les cosmétiques du quotidien.

  • Choisir des cosmétiques naturels avec le moins d'ingrédients possible
  • Préférer des aliments bruts et limiter les emballages plastiques
  • Aérer son logement deux fois par jour

🔎 Définitions utiles

Macrophage : cellule du système immunitaire dont l'un des rôles est d'éliminer les cellules anormales ou indésirables. Dans l'endométriose, ces cellules peuvent devenir collaborantes malgré elles et aider les lésions à rester en place.

___

Perturbateurs endocriniens : substances chimiques présentes dans l'environnement qui imitent l'action des œstrogènes dans le corps. On les trouve dans certains aliments industriels, emballages plastiques, cosmétiques et produits ménagers. Dans l'endométriose, ils peuvent aggraver l'état d'hyperœstrogénie qui nourrit les lésions.

🎯 Actions concrètes

  • Si je prends la pilule et que ça ne fonctionne pas au bout de 3 ou 4 essais, j'en parle franchement à mon médecin. La suspension du cycle n'est pas la seule approche possible.
  • Adopter progressivement une alimentation anti-inflammatoire. Réduire les aliments ultra-transformés, les sucres ajoutés et l'alcool. Augmenter les végétaux, les bonnes protéines et les sources d'oméga-3.
  • Réduire son exposition aux perturbateurs endocriniens. Choisir des cosmétiques naturels avec le moins d'ingrédients possible. Préférer des aliments bruts. Aérer son logement deux fois par jour.
  • Travailler sur les trois S. Sport doux et régulier, sommeil de qualité, identification et réduction des sources de stress.
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🔊 Ce programme est un programme d’information par une professionnelle formée. Ce sont des conseils génériques et ce n’est pas un diagnostic personnalisé. Dans tous les cas, nous vous recommandons d’être suivie par un.e gynécologue et/ou une sage-femme pour avoir un suivi individualisé.
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⭐ La série Invisible endométriose est possible grâce à la participation de Norsan. L'épisode Bonus leur est dédié, et vous en apprendrez plus sur les Oméga 3 dans l'épisode 9. Norsan, entreprise spécialiste en production d'Oméga 3 depuis 2013 sont le plus grand distributeurs d'Oméga 3 en pharmacie car leur Oméga 3 naturels et de haute qualité font partie aujourd'hui des meilleurs Oméga 3 disponibles sur le marché.

Ce que vous allez apprendre dans cet épisode

Dans cet épisode, Carole Minker vous explique pourquoi l'endométriose est une maladie psycho-neuro-immuno-endocrinienne. Vous comprendrez le rôle de chacun de ces quatre piliers, pourquoi certains traitements ne fonctionnent pas pour toutes, et comment l'alimentation et le mode de vie peuvent faire la différence.

  • Pourquoi les lésions peuvent fabriquer leurs propres œstrogènes
  • Le rôle du système immunitaire et des macrophages
  • Pourquoi on peut avoir mal sans lésion visible à l'IRM
  • Pourquoi la pilule ne fonctionne pas pour toutes
  • Les bases de l'alimentation anti-inflammatoire et des perturbateurs endocriniens
💡 Chiffres clés

Des études scientifiques montrent qu'une exposition élevée au BPA, un perturbateur endocrinien présent dans de nombreux plastiques et emballages alimentaires, est associée à un risque accru d'endométriose.

Source : Caserta et al., étude EndEA, PubMed, 2020.

L'endométriose est une maladie psycho-neuro-immuno-endocrinienne. Un mot compliqué pour une réalité simple : ces quatre systèmes s'influencent en permanence les uns les autres.

Le pilier endocrinien

Les lésions endométriosiques sont dépendantes aux œstrogènes. Ce qui est moins connu, c'est que ces lésions peuvent acquérir la capacité de fabriquer elles-mêmes leurs propres œstrogènes. Autrement dit, même si on leur coupe les vivres par ailleurs, certaines lésions peuvent continuer à s'auto-entretenir. C'est l'une des raisons pour lesquelles les traitements qui suspendent le cycle ne fonctionnent pas de la même façon pour toutes les femmes.

Le pilier immunitaire

L'excès d'œstrogènes nourrit un état inflammatoire, et les lésions se développent précisément dans cet environnement. Des spécialistes parlent de l'endométriose comme d'une maladie du macrophage. Le macrophage est une cellule du système immunitaire dont l'un des rôles est d'éliminer les cellules anormales. Dans l'endométriose, ces macrophages peuvent devenir collaborants malgré eux, et aider les lésions à rester en place.

Le pilier neurologique

Les lésions actives peuvent créer de nouveaux nerfs qui n'existaient pas avant. Ces nerfs participent aux douleurs neuropathiques. L'inflammation peut sensibiliser les nerfs environnants, et cette sensibilisation ne se voit pas à l'IRM. C'est pourquoi une femme peut ressentir des douleurs à un endroit précis alors qu'aucune lésion n'y est visible. Il peut également y avoir une sensibilisation centrale, c'est-à-dire une modification du fonctionnement du système nerveux au niveau du cerveau lui-même. Ce mécanisme peut expliquer la dépression, l'anxiété et le brouillard mental.

Le pilier psychologique

Le stress chronique est vécu comme une agression par le corps. Il génère une inflammation de bas grade, et les lésions s'en nourrissent. Carole le rappelle : les personnes négatives de façon chronique ont un système immunitaire moins performant. Ce n'est pas un jugement, c'est une donnée scientifique.

Les traitements conventionnels

Les traitements recommandés par la HAS sont des traitements dits suspensifs du cycle. Leur principe : réduire les œstrogènes produits par les ovaires pour ne plus nourrir les lésions. Cela fonctionne bien chez certaines femmes. Mais chez celles dont les lésions ont acquis la capacité de fabriquer leurs propres œstrogènes, ce mécanisme ne suffit pas. C'est pourquoi certaines femmes essaient plusieurs pilules successivement sans résultat.

Carole pose la question simplement : peut-on espérer soigner une maladie complexe, où chaque femme a sa propre mosaïque de symptômes, avec une seule molécule qui est la même pour toutes ?

L'alimentation

L'alimentation est un levier concret et accessible. La règle des 80/20 s'applique : 80 % du temps une alimentation la plus propre possible, 20 % d'écarts ponctuels, sans culpabilité.

  • Réduire les aliments ultra-transformés, les sucres ajoutés et l'alcool
  • Augmenter les végétaux et les protéines de qualité
  • Privilégier les sources d'oméga-3, notamment via les petits poissons gras, les œufs de la filière Bleu-Blanc-Cœur, ou une supplémentation adaptée

Les perturbateurs endocriniens

Les perturbateurs endocriniens ont principalement un effet œstrogénique, ce qui les rend particulièrement problématiques dans l'endométriose. On les trouve dans l'alimentation industrielle, les produits ménagers et les cosmétiques du quotidien.

  • Choisir des cosmétiques naturels avec le moins d'ingrédients possible
  • Préférer des aliments bruts et limiter les emballages plastiques
  • Aérer son logement deux fois par jour

🔎 Définitions utiles

Macrophage : cellule du système immunitaire dont l'un des rôles est d'éliminer les cellules anormales ou indésirables. Dans l'endométriose, ces cellules peuvent devenir collaborantes malgré elles et aider les lésions à rester en place.

___

Perturbateurs endocriniens : substances chimiques présentes dans l'environnement qui imitent l'action des œstrogènes dans le corps. On les trouve dans certains aliments industriels, emballages plastiques, cosmétiques et produits ménagers. Dans l'endométriose, ils peuvent aggraver l'état d'hyperœstrogénie qui nourrit les lésions.

🎯 Actions concrètes

  • Si je prends la pilule et que ça ne fonctionne pas au bout de 3 ou 4 essais, j'en parle franchement à mon médecin. La suspension du cycle n'est pas la seule approche possible.
  • Adopter progressivement une alimentation anti-inflammatoire. Réduire les aliments ultra-transformés, les sucres ajoutés et l'alcool. Augmenter les végétaux, les bonnes protéines et les sources d'oméga-3.
  • Réduire son exposition aux perturbateurs endocriniens. Choisir des cosmétiques naturels avec le moins d'ingrédients possible. Préférer des aliments bruts. Aérer son logement deux fois par jour.
  • Travailler sur les trois S. Sport doux et régulier, sommeil de qualité, identification et réduction des sources de stress.
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