Épisode 8

Bon ovocytes

Détecter et éviter les perturbateurs endocriniens

Dans l'épisode 8, Carole nous parle de ce point clé qu'on entend toutes et qui est essentiel à la santé : les perturbateurs endocriniens.

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🔊 Ce programme est un programme d’information par une professionnelle formée. Ce sont des conseils génériques et ce n’est pas un diagnostic personnalisé. Dans tous les cas, nous vous recommandons d’être suivie par un.e gynécologue et/ou une sage-femme pour avoir un suivi individualisé.

Ce que vous allez apprendre dans cet épisode

Perturbateurs endocriniens : les reconnaître et les éviter

  • Ce qu’est un perturbateur endocrinien et comment il dérègle le système hormonal
  • En quoi ces substances peuvent nuire à la qualité des ovocytes et des spermatozoïdes
  • se cachent les principaux perturbateurs endocriniens dans le quotidien (cuisine, cosmétiques, maison)
  • Les gestes simples, réalistes, pour réduire son exposition sans tomber dans la perfection ni le stress
  • 2–3 plantes utiles pour soutenir le foie, “usine d’épuration” de l’organisme

Perturbateurs endocriniens : pourquoi ils posent problème

Un perturbateur endocrinien peut être une molécule naturelle ou de synthèse (pesticides, plastifiants, conservateurs, parfums, métaux lourds…) qui va interagir avec le système hormonal humain.​
Ces substances peuvent mimer une hormone, bloquer ses récepteurs ou interférer avec sa production, ce qui “met le bazar” dans l’équilibre hormonal, dès la vie fœtale et tout au long de la vie.​

Sur la fertilité féminine, ils peuvent :

  • Accentuer les déséquilibres hormonaux déjà fragilisés par le stress, l’inflammation ou l’alimentation ;
  • Provoquer des cycles irréguliers, des règles non optimales, des ovulations de mauvaise qualité, plus de fausses couches ;
  • Diminuer la qualité ovocytaire et la capacité de l’endomètre à accueillir une grossesse.​

Sur la fertilité masculine :

  • Les perturbateurs endocriniens altèrent la production, la concentration et la qualité des spermatozoïdes ;
  • Ils diminuent leur motilité (capacité à “remonter” jusqu’à l’ovocyte) et augmentent les anomalies des tissus des organes reproducteurs (testicules, canaux, etc.)
💡 Chiffres clés

L’exposition chronique à des perturbateurs endocriniens (phtalates, bisphénols, pesticides, retardateurs de flamme…) est associée à une augmentation des troubles de la fertilité féminine (anomalies d’ovulation, cycles irréguliers, fausses couches, endométriose) dans de nombreuses études publiées dans le Pub Med Central.

Des gestes concrets, sans viser la perfection

Carole reconnaît que dans le monde actuel, il est impossible d’éliminer totalement les perturbateurs endocriniens, et que vouloir tout contrôler peut devenir une source de stress… qui nuit lui‑même à la fertilité. L’objectif est donc de faire “ce qu’on peut, petit à petit”, en ciblant d’abord les leviers les plus simples.

En général :

  • Aérer son intérieur 1 à 2 fois par jour (sauf pollution extérieure extrême) pour diminuer les polluants de l’air.
  • Faire la chasse aux “boules de poussière” sous les meubles et derrière les portes : ce sont de vrais aimants à perturbateurs endocriniens, qui les relarguent progressivement dans l’air si on ne les aspire pas.​

Dans la cuisine :

  • Limiter le plastique au contact des aliments :
    • Remplacer progressivement les boîtes en plastique par du verre, du Pyrex ou de l’inox ;
    • Ne jamais chauffer un repas dans du plastique (micro‑ondes, plat chaud mis directement dans une boîte plastique, papillotes dans du film alimentaire).
  • Manger le plus possible végétal et bio (fruits, légumes, légumineuses, oléagineux, épices) pour réduire l’exposition aux pesticides classés comme perturbateurs endocriniens.​
  • Limiter les produits ultra‑transformés riches en additifs (exhausteurs de goût, colorants artificiels, texturants) qui ajoutent des molécules non indispensables.
  • Remplacer, au fil du temps, les poêles anti‑adhésives rayées et ustensiles en plastique par de la fonte, de l’inox et des cuillères en bois.​

Cosmétiques et produits d’hygiène :

  • Privilégier des produits à liste d’ingrédients courte, si possible bio, sans parabènes ni parfums de synthèse.
  • Avancer étape par étape : commencer par le produit utilisé sur les plus grandes surfaces (gel douche, lait pour le corps…), puis le reste.
  • Pour les parfums (qui comptent beaucoup pour certaines !), Carole propose de :
    • vaporiser plutôt sur les vêtements que directement sur la peau ;
    • diminuer la quantité et la fréquence d’utilisation ;
    • envisager, à terme, un parfum plus naturel si c’est acceptable pour la personne.​

Produits ménagers et maison :

  • Remplacer progressivement les produits ménagers complexes par quelques basiques : savon noir, vinaigre blanc, bicarbonate, acide citrique.
  • Être attentif, lors du renouvellement d’un matelas, d’un canapé ou de gros textiles, à la présence de retardateurs de flamme, très persistants dans l’environnement. On peut aussi utiliser des housses ou des plaids en tissus plus neutres entre soi et le canapé/le matelas.​
L'important n'est pas de tout changer d'un coup, mais de faire des petites évolutions réalistes (changer les boîtes, puis les poêles, puis un produit ménager), en se rappelant que chaque pas en avant est déjà bénéfique pour la santé hormonale et la fertilité.

Soutenir le foie est aussi une solution complémentaire

Pour aider le corps à mieux gérer ce à quoi il est exposé, Carole propose quelques plantes qui soutiennent le foie, véritable “usine d’épuration” impliquée dans la détoxification de nombreux polluants et hormones.

  • Chardon‑marie : plante phare pour le foie, riche en silymarine, étudiée pour ses effets protecteurs et antioxydants sur les cellules hépatiques ; utilisée plutôt sous forme d’extraits (gouttes, gélules), car les composants actifs ne se dissolvent pas bien dans l’eau, donc l’infusion n’est pas adaptée.​
  • Artichaut (feuille) : soutient aussi les fonctions hépato‑biliaires, mais la feuille est très amère et difficile à boire en tisane ; les formes extraites (ampoules, gélules, etc.) peuvent être plus faciles à utiliser.​
  • Romarin : plante cholérétique et antioxydante, intéressante pour le foie ; peut se prendre en infusion (plutôt le matin car c’est stimulant) ou en gemmothérapie (macérat glycériné de jeunes pousses).​
Il ne s’agit pas de tout prendre en même temps, ni en continu : l’idée est de choisir une ou deux plantes adaptées à sa situation, ses goûts et son budget, et de les utiliser en cure, tout en restant accompagnée par un.e professionnel.le de santé, surtout en cas de pathologie ou de traitement en cours.

🔎 Définitions utiles

Bisphénols : groupe de molécules synthétiques utilisées dans certains plastiques et revêtements (biberons, boîtes de conserve, tickets, etc.), dont le bisphénol A (BPA), S ou F ; plusieurs d’entre eux sont classés ou suspectés comme perturbateurs endocriniens car ils peuvent mimer les œstrogènes et altérer la fertilité.

___

Parabènes : famille de conservateurs très utilisés en cosmétique, pharmacie et agro‑alimentaire ; ce sont aussi des perturbateurs endocriniens, capables de mimer en partie les œstrogènes et d’affecter la fertilité ou certains cancers hormonodépendants, ce qui explique pourquoi on conseille de les limiter

🎯 Actions concrètes

  • Je choisis un premier geste facile : par exemple, aérer chaque jour et traquer les boules de poussière sous les meubles.
  • Je remplace progressivement mes boîtes en plastique par du verre / Pyrex / inox et j’arrête de chauffer des plats dans du plastique (micro‑ondes, plat chaud dans une boîte plastique, papillotes en film).
  • Je regarde, au prochain achat, si je peux prendre une poêle en fonte ou en inox plutôt qu’un nouveau revêtement anti‑adhésif.
  • Je commence à simplifier un produit cosmétique (gel douche, crème corps) en privilégiant une formule plus courte, si possible bio et sans parfums de synthèse.
  • Si je le souhaite, je discute avec un.e professionnel.le de santé de l’intérêt d’une cure courte de chardon‑marie, d’artichaut ou de romarin pour soutenir mon foie, en tenant compte de mon état de santé et de mes traitements éventuels.
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🔊 Ce programme est un programme d’information par une professionnelle formée. Ce sont des conseils génériques et ce n’est pas un diagnostic personnalisé. Dans tous les cas, nous vous recommandons d’être suivie par un.e gynécologue et/ou une sage-femme pour avoir un suivi individualisé.

Ce que vous allez apprendre dans cet épisode

Perturbateurs endocriniens : les reconnaître et les éviter

  • Ce qu’est un perturbateur endocrinien et comment il dérègle le système hormonal
  • En quoi ces substances peuvent nuire à la qualité des ovocytes et des spermatozoïdes
  • se cachent les principaux perturbateurs endocriniens dans le quotidien (cuisine, cosmétiques, maison)
  • Les gestes simples, réalistes, pour réduire son exposition sans tomber dans la perfection ni le stress
  • 2–3 plantes utiles pour soutenir le foie, “usine d’épuration” de l’organisme

Perturbateurs endocriniens : pourquoi ils posent problème

Un perturbateur endocrinien peut être une molécule naturelle ou de synthèse (pesticides, plastifiants, conservateurs, parfums, métaux lourds…) qui va interagir avec le système hormonal humain.​
Ces substances peuvent mimer une hormone, bloquer ses récepteurs ou interférer avec sa production, ce qui “met le bazar” dans l’équilibre hormonal, dès la vie fœtale et tout au long de la vie.​

Sur la fertilité féminine, ils peuvent :

  • Accentuer les déséquilibres hormonaux déjà fragilisés par le stress, l’inflammation ou l’alimentation ;
  • Provoquer des cycles irréguliers, des règles non optimales, des ovulations de mauvaise qualité, plus de fausses couches ;
  • Diminuer la qualité ovocytaire et la capacité de l’endomètre à accueillir une grossesse.​

Sur la fertilité masculine :

  • Les perturbateurs endocriniens altèrent la production, la concentration et la qualité des spermatozoïdes ;
  • Ils diminuent leur motilité (capacité à “remonter” jusqu’à l’ovocyte) et augmentent les anomalies des tissus des organes reproducteurs (testicules, canaux, etc.)
💡 Chiffres clés

L’exposition chronique à des perturbateurs endocriniens (phtalates, bisphénols, pesticides, retardateurs de flamme…) est associée à une augmentation des troubles de la fertilité féminine (anomalies d’ovulation, cycles irréguliers, fausses couches, endométriose) dans de nombreuses études publiées dans le Pub Med Central.

Des gestes concrets, sans viser la perfection

Carole reconnaît que dans le monde actuel, il est impossible d’éliminer totalement les perturbateurs endocriniens, et que vouloir tout contrôler peut devenir une source de stress… qui nuit lui‑même à la fertilité. L’objectif est donc de faire “ce qu’on peut, petit à petit”, en ciblant d’abord les leviers les plus simples.

En général :

  • Aérer son intérieur 1 à 2 fois par jour (sauf pollution extérieure extrême) pour diminuer les polluants de l’air.
  • Faire la chasse aux “boules de poussière” sous les meubles et derrière les portes : ce sont de vrais aimants à perturbateurs endocriniens, qui les relarguent progressivement dans l’air si on ne les aspire pas.​

Dans la cuisine :

  • Limiter le plastique au contact des aliments :
    • Remplacer progressivement les boîtes en plastique par du verre, du Pyrex ou de l’inox ;
    • Ne jamais chauffer un repas dans du plastique (micro‑ondes, plat chaud mis directement dans une boîte plastique, papillotes dans du film alimentaire).
  • Manger le plus possible végétal et bio (fruits, légumes, légumineuses, oléagineux, épices) pour réduire l’exposition aux pesticides classés comme perturbateurs endocriniens.​
  • Limiter les produits ultra‑transformés riches en additifs (exhausteurs de goût, colorants artificiels, texturants) qui ajoutent des molécules non indispensables.
  • Remplacer, au fil du temps, les poêles anti‑adhésives rayées et ustensiles en plastique par de la fonte, de l’inox et des cuillères en bois.​

Cosmétiques et produits d’hygiène :

  • Privilégier des produits à liste d’ingrédients courte, si possible bio, sans parabènes ni parfums de synthèse.
  • Avancer étape par étape : commencer par le produit utilisé sur les plus grandes surfaces (gel douche, lait pour le corps…), puis le reste.
  • Pour les parfums (qui comptent beaucoup pour certaines !), Carole propose de :
    • vaporiser plutôt sur les vêtements que directement sur la peau ;
    • diminuer la quantité et la fréquence d’utilisation ;
    • envisager, à terme, un parfum plus naturel si c’est acceptable pour la personne.​

Produits ménagers et maison :

  • Remplacer progressivement les produits ménagers complexes par quelques basiques : savon noir, vinaigre blanc, bicarbonate, acide citrique.
  • Être attentif, lors du renouvellement d’un matelas, d’un canapé ou de gros textiles, à la présence de retardateurs de flamme, très persistants dans l’environnement. On peut aussi utiliser des housses ou des plaids en tissus plus neutres entre soi et le canapé/le matelas.​
L'important n'est pas de tout changer d'un coup, mais de faire des petites évolutions réalistes (changer les boîtes, puis les poêles, puis un produit ménager), en se rappelant que chaque pas en avant est déjà bénéfique pour la santé hormonale et la fertilité.

Soutenir le foie est aussi une solution complémentaire

Pour aider le corps à mieux gérer ce à quoi il est exposé, Carole propose quelques plantes qui soutiennent le foie, véritable “usine d’épuration” impliquée dans la détoxification de nombreux polluants et hormones.

  • Chardon‑marie : plante phare pour le foie, riche en silymarine, étudiée pour ses effets protecteurs et antioxydants sur les cellules hépatiques ; utilisée plutôt sous forme d’extraits (gouttes, gélules), car les composants actifs ne se dissolvent pas bien dans l’eau, donc l’infusion n’est pas adaptée.​
  • Artichaut (feuille) : soutient aussi les fonctions hépato‑biliaires, mais la feuille est très amère et difficile à boire en tisane ; les formes extraites (ampoules, gélules, etc.) peuvent être plus faciles à utiliser.​
  • Romarin : plante cholérétique et antioxydante, intéressante pour le foie ; peut se prendre en infusion (plutôt le matin car c’est stimulant) ou en gemmothérapie (macérat glycériné de jeunes pousses).​
Il ne s’agit pas de tout prendre en même temps, ni en continu : l’idée est de choisir une ou deux plantes adaptées à sa situation, ses goûts et son budget, et de les utiliser en cure, tout en restant accompagnée par un.e professionnel.le de santé, surtout en cas de pathologie ou de traitement en cours.

🔎 Définitions utiles

Bisphénols : groupe de molécules synthétiques utilisées dans certains plastiques et revêtements (biberons, boîtes de conserve, tickets, etc.), dont le bisphénol A (BPA), S ou F ; plusieurs d’entre eux sont classés ou suspectés comme perturbateurs endocriniens car ils peuvent mimer les œstrogènes et altérer la fertilité.

___

Parabènes : famille de conservateurs très utilisés en cosmétique, pharmacie et agro‑alimentaire ; ce sont aussi des perturbateurs endocriniens, capables de mimer en partie les œstrogènes et d’affecter la fertilité ou certains cancers hormonodépendants, ce qui explique pourquoi on conseille de les limiter

🎯 Actions concrètes

  • Je choisis un premier geste facile : par exemple, aérer chaque jour et traquer les boules de poussière sous les meubles.
  • Je remplace progressivement mes boîtes en plastique par du verre / Pyrex / inox et j’arrête de chauffer des plats dans du plastique (micro‑ondes, plat chaud dans une boîte plastique, papillotes en film).
  • Je regarde, au prochain achat, si je peux prendre une poêle en fonte ou en inox plutôt qu’un nouveau revêtement anti‑adhésif.
  • Je commence à simplifier un produit cosmétique (gel douche, crème corps) en privilégiant une formule plus courte, si possible bio et sans parfums de synthèse.
  • Si je le souhaite, je discute avec un.e professionnel.le de santé de l’intérêt d’une cure courte de chardon‑marie, d’artichaut ou de romarin pour soutenir mon foie, en tenant compte de mon état de santé et de mes traitements éventuels.
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