Bon ovocytes
La médecine fonctionnelle et son importance dans la santé hormonale
Dans l'épisode 3, Carole nous explique l'importance de la médecine fonctionnelle et le rôle de l'énergie et du stress sur les hormones.
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🔊 Ce programme est un programme d’information par une professionnelle formée. Ce sont des conseils génériques et ce n’est pas un diagnostic personnalisé. Dans tous les cas, nous vous recommandons d’être suivie par un.e gynécologue et/ou une sage-femme pour avoir un suivi individualisé.
Ce que vous allez apprendre dans cet épisode
L'intérêt de la médecine fonctionnelle
- Ce que Carole appelle “médecine fonctionnelle” et en quoi elle se différencie de la médecine standard
- Pourquoi cette approche cherche les causes profondes plutôt que seulement les symptômes
- Les grandes “causes premières” qui peuvent déséquilibrer mes hormones et mon cycle
- Le rôle de l’énergie, du stress, des glandes surrénales et de la thyroïde dans ma fertilité
- Comment les mitochondries et certains nutriments clés soutiennent la qualité ovocytaire
- Pourquoi il est important d’être bien accompagnée pour lire et interpréter ses bilans
Médecine standard, médecine fonctionnelle, quelles sont les différences ?
Carole explique que la médecine fonctionnelle est une manière de chercher les causes profondes des troubles plutôt que de se limiter à faire disparaître un symptôme.
L’idée n’est pas d’opposer les deux médecines, mais de compléter : au lieu de “poser une rustine”, on essaie de comprendre pourquoi le problème est apparu, ce qui l’alimente et ce qui peut être rééquilibré
Tout est interconnecté : alimentation, énergie, stress, hormones, sommeil, environnement…
👉 Carole décrit la médecine fonctionnelle comme une enquête : on questionne la personne, on réalise des analyses ciblées, puis on met en lien les résultats entre eux pour remonter le plus possible vers la ou les causes initiales.
💡 Chiffres clés
Pourquoi parler de “praticien.ne en médecine fonctionnelle” ?
Tous les médecins ne pratiquent pas la médecine fonctionnelle, car cette approche demande une formation supplémentaire qui n’est pas incluse dans le cursus classique de médecine.
Il existe donc des médecins qui ont ajouté cette approche à leur pratique, et d’autres professionnels de santé non médecins se forment à l’approche fonctionnelle dans leur champ de compétence
Pour trouver quelqu’un de sérieux, Carole suggère de se renseigner sur les formations suivies (organismes reconnus, contenus), sur la production de contenu (conférences, livres, ressources) et sur l’expérience du ou de la praticien·ne auprès des femmes et de la fertilité.
Exemples concrets : carences, thyroïde et compléments
Carole donne l’exemple de la thyroïde : cette glande a besoin de “matière première” (comme l’iode, entre autres nutriments) pour fabriquer correctement ses hormones.
Si la glande est intacte mais que les nutriments manquent, la fonction thyroïdienne peut être ralentie sans que la solution soit forcément un médicament d’emblée, chez certaines personnes
- Certaines personnes ont surtout besoin qu’on identifie et qu’on corrige des carences (iode, fer, certaines vitamines, cofacteurs…) ;
- Chez d’autres, un traitement médical est indispensable, et l’approche fonctionnelle vient en complément, pas à la place.
Carole insiste : l’idée n’est jamais de se “démédicaliser”
C’est un travail d’équipe entre la médecine classique (diagnostic, traitements) et, quand c’est pertinent, une approche fonctionnelle qui optimise le terrain (alimentation, nutriments, mode de vie).
Les trois grandes “causes premières” des déséquilibres hormonaux
Carole décrit trois grands axes qu’elle voit souvent comme “causes de fond” de déséquilibres hormonaux :
- Déséquilibre de la balance énergétique
- Apports trop faibles ou trop élevés en énergie (calories)
- Dépenses disproportionnées (par exemple beaucoup de sport sans apport suffisant)
- L’idée est de regarder si je mange “à la hauteur” de ce que je dépense, ni beaucoup trop, ni beaucoup trop peu
- Le stress chronique et la fatigue surrénalienne
- Un stress qui dure dans le temps peut épuiser les glandes surrénales, perturber les hormones, le sommeil, l’énergie
- Certains signaux peuvent alerter : sommeil de mauvaise qualité, sensation d’être “à bout”, entourage qui remarque mon stress
- En pratique, ce point se confirme par des analyses spécifiques, prescrites et interprétées par un·e professionnel·le formé·e
- L’hyperprolactinémie non explorée
- Une prolactine trop élevée peut perturber le cycle en “éteignant” certaines hormones
- Carole constate que cette piste est parfois peu explorée alors qu’elle peut expliquer des cycles non optimaux
- Ce point relève clairement du suivi médical et doit être évalué avec un·e médecin.
👉 Connaître ces trois axes ne suffit pas à s’auto-diagnostiquer, mais peut donner des pistes à discuter avec les pros qui me suivent.
Qualité ovocytaire, mitochondries et nutriments clés
Au sujet de la qualité ovocytaire : pour avoir de “bons ovocytes”, il faut un cycle bien orchestré, mais aussi une bonne production d’énergie dans les cellules.
Les mitochondries, ces “centrales énergétiques” présentes dans chaque cellule (et en grand nombre dans les ovocytes), sont essentielles pour la maturation et la qualité des ovocytes
Elle souligne plusieurs points importants :
- Avoir des apports suffisants en certains nutriments (coenzyme Q10, vitamines du groupe B, fer, cuivre, etc.) qui participent au bon fonctionnement des mitochondries
- Avoir une activité physique adaptée, un bon sommeil et limiter ce qui peut “empoisonner” les mitochondries, comme certains métaux lourds ou toxiques environnementaux
Carole rappelle aussi que la thyroïde joue un rôle dans la fertilité et la qualité ovocytaire : une fonction thyroïdienne “juste en dessous de l’optimal” peut impacter le cycle, l’ovulation et l’équilibre hormonal, même si les analyses standards paraissent “dans les normes”.
Pour elle, un vrai bilan thyroïdien complet (y compris T3, quand c’est médicalement indiqué) doit être discuté avec un.e médecin sensibilisé.e à ces questions, surtout en projet de grossesse.
🔎 Définitions utiles
Mitochondries : stuctures présentes dans les cellules, souvent décrites comme des “centrales énergétiques”, qui produisent l’ATP, la principale source d’énergie nécessaire au fonctionnement cellulaire et à la maturation des ovocytes
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Hyperprolactinémie : taux de prolactine (hormone impliquée notamment dans la lactation) anormalement élevé en dehors du contexte post-partum, pouvant perturber le fonctionnement normal du cycle menstruel et de l’ovulation
🔊 Ce programme est un programme d’information par une professionnelle formée. Ce sont des conseils génériques et ce n’est pas un diagnostic personnalisé. Dans tous les cas, nous vous recommandons d’être suivie par un.e gynécologue et/ou une sage-femme pour avoir un suivi individualisé.
Ce que vous allez apprendre dans cet épisode
L'intérêt de la médecine fonctionnelle
- Ce que Carole appelle “médecine fonctionnelle” et en quoi elle se différencie de la médecine standard
- Pourquoi cette approche cherche les causes profondes plutôt que seulement les symptômes
- Les grandes “causes premières” qui peuvent déséquilibrer mes hormones et mon cycle
- Le rôle de l’énergie, du stress, des glandes surrénales et de la thyroïde dans ma fertilité
- Comment les mitochondries et certains nutriments clés soutiennent la qualité ovocytaire
- Pourquoi il est important d’être bien accompagnée pour lire et interpréter ses bilans
Médecine standard, médecine fonctionnelle, quelles sont les différences ?
Carole explique que la médecine fonctionnelle est une manière de chercher les causes profondes des troubles plutôt que de se limiter à faire disparaître un symptôme.
L’idée n’est pas d’opposer les deux médecines, mais de compléter : au lieu de “poser une rustine”, on essaie de comprendre pourquoi le problème est apparu, ce qui l’alimente et ce qui peut être rééquilibré
Tout est interconnecté : alimentation, énergie, stress, hormones, sommeil, environnement…
👉 Carole décrit la médecine fonctionnelle comme une enquête : on questionne la personne, on réalise des analyses ciblées, puis on met en lien les résultats entre eux pour remonter le plus possible vers la ou les causes initiales.
💡 Chiffres clés
Pourquoi parler de “praticien.ne en médecine fonctionnelle” ?
Tous les médecins ne pratiquent pas la médecine fonctionnelle, car cette approche demande une formation supplémentaire qui n’est pas incluse dans le cursus classique de médecine.
Il existe donc des médecins qui ont ajouté cette approche à leur pratique, et d’autres professionnels de santé non médecins se forment à l’approche fonctionnelle dans leur champ de compétence
Pour trouver quelqu’un de sérieux, Carole suggère de se renseigner sur les formations suivies (organismes reconnus, contenus), sur la production de contenu (conférences, livres, ressources) et sur l’expérience du ou de la praticien·ne auprès des femmes et de la fertilité.
Exemples concrets : carences, thyroïde et compléments
Carole donne l’exemple de la thyroïde : cette glande a besoin de “matière première” (comme l’iode, entre autres nutriments) pour fabriquer correctement ses hormones.
Si la glande est intacte mais que les nutriments manquent, la fonction thyroïdienne peut être ralentie sans que la solution soit forcément un médicament d’emblée, chez certaines personnes
- Certaines personnes ont surtout besoin qu’on identifie et qu’on corrige des carences (iode, fer, certaines vitamines, cofacteurs…) ;
- Chez d’autres, un traitement médical est indispensable, et l’approche fonctionnelle vient en complément, pas à la place.
Carole insiste : l’idée n’est jamais de se “démédicaliser”
C’est un travail d’équipe entre la médecine classique (diagnostic, traitements) et, quand c’est pertinent, une approche fonctionnelle qui optimise le terrain (alimentation, nutriments, mode de vie).
Les trois grandes “causes premières” des déséquilibres hormonaux
Carole décrit trois grands axes qu’elle voit souvent comme “causes de fond” de déséquilibres hormonaux :
- Déséquilibre de la balance énergétique
- Apports trop faibles ou trop élevés en énergie (calories)
- Dépenses disproportionnées (par exemple beaucoup de sport sans apport suffisant)
- L’idée est de regarder si je mange “à la hauteur” de ce que je dépense, ni beaucoup trop, ni beaucoup trop peu
- Le stress chronique et la fatigue surrénalienne
- Un stress qui dure dans le temps peut épuiser les glandes surrénales, perturber les hormones, le sommeil, l’énergie
- Certains signaux peuvent alerter : sommeil de mauvaise qualité, sensation d’être “à bout”, entourage qui remarque mon stress
- En pratique, ce point se confirme par des analyses spécifiques, prescrites et interprétées par un·e professionnel·le formé·e
- L’hyperprolactinémie non explorée
- Une prolactine trop élevée peut perturber le cycle en “éteignant” certaines hormones
- Carole constate que cette piste est parfois peu explorée alors qu’elle peut expliquer des cycles non optimaux
- Ce point relève clairement du suivi médical et doit être évalué avec un·e médecin.
👉 Connaître ces trois axes ne suffit pas à s’auto-diagnostiquer, mais peut donner des pistes à discuter avec les pros qui me suivent.
Qualité ovocytaire, mitochondries et nutriments clés
Au sujet de la qualité ovocytaire : pour avoir de “bons ovocytes”, il faut un cycle bien orchestré, mais aussi une bonne production d’énergie dans les cellules.
Les mitochondries, ces “centrales énergétiques” présentes dans chaque cellule (et en grand nombre dans les ovocytes), sont essentielles pour la maturation et la qualité des ovocytes
Elle souligne plusieurs points importants :
- Avoir des apports suffisants en certains nutriments (coenzyme Q10, vitamines du groupe B, fer, cuivre, etc.) qui participent au bon fonctionnement des mitochondries
- Avoir une activité physique adaptée, un bon sommeil et limiter ce qui peut “empoisonner” les mitochondries, comme certains métaux lourds ou toxiques environnementaux
Carole rappelle aussi que la thyroïde joue un rôle dans la fertilité et la qualité ovocytaire : une fonction thyroïdienne “juste en dessous de l’optimal” peut impacter le cycle, l’ovulation et l’équilibre hormonal, même si les analyses standards paraissent “dans les normes”.
Pour elle, un vrai bilan thyroïdien complet (y compris T3, quand c’est médicalement indiqué) doit être discuté avec un.e médecin sensibilisé.e à ces questions, surtout en projet de grossesse.
🎯 Actions concrètes
- Je peux me demander si mon apport énergétique colle à mon quotidien :
- Si j'ai pas assez d'apport énergétique (je fais beaucoup de sport ect..;), alors j'essais d'augmenter mes apports caloriques
- Si j'ai trop d'apport énergétique, je les réduis en mangeant plus de légumes et moins de sucre
- Si je me sens très stressée, que je dors mal ou que je me sens “à bout”, je peux en parler à un.e professionnel.le de santé pour voir si cela peut impacter mon cycle
- Si mon cycle est très irrégulier ou non optimal, je peux discuter avec mon ou ma médecin d’un bilan hormonal incluant, si c’est pertinent, la prolactine et la thyroïde
- Je peux demander quels dosages sont prévus sur mon bilan thyroïdien et vérifier avec mon ou ma médecin en quoi ils répondent à mon projet de conception
- Si je souhaite explorer l’approche fonctionnelle, je peux chercher un.e praticien.ne formé.e à ces questions, idéalement habitué.e à accompagner les femmes en projet de grossesse
- Si je ne me sens pas entendue dans mon parcours, je peux demander un second avis pour avoir une vision plus globale de ma situation
- Je garde en tête que je n’ai pas à analyser seule mes prises de sang : je m’appuie toujours sur un.e médecin ou un.e autre professionnel.le de santé compétent.e pour les interpréter
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