Épisode 5

Bon ovocytes

Stress oxydatif et inflammation : les fléaux de la santé et de la qualité ovocytaire

Dans l'épisode 5, Carole nous explique le processus d'inflammation chronique et de stress oxydant, et comment les améliorer pour être en meilleure santé.

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Stress oxydatif et inflammation : les fléaux de la santé et de la qualité ovocytaire

🔊 Ce programme est un programme d’information par une professionnelle formée. Ce sont des conseils génériques et ce n’est pas un diagnostic personnalisé. Dans tous les cas, nous vous recommandons d’être suivie par un.e gynécologue et/ou une sage-femme pour avoir un suivi individualisé.

Ce que vous allez apprendre dans cet épisode

Stress oxydatif et inflammation : ce qu'il faut savoir pour les prendre en main

  • Ce qu’est le stress oxydatif et la différence entre oxydation et anti-oxydants
  • Comment pollution, tabac, stress, alimentation… entretiennent une inflammation chronique de bas grade
  • En quoi stress oxydatif et inflammation peuvent abîmer les cellules, les hormones et la qualité ovocytaire​
  • Quels bilans peuvent explorer l’inflammation et le stress oxydatif (CRP ultrasensible, bilans spécialisés)
  • Les leviers concrets du quotidien : assiette, hygiène de vie, compléments ciblés, microbiotes

Stress oxydatif : de quoi parle-t-on ?

Carole compare le stress oxydatif à un clou qui rouille : dans le corps, c’est un déséquilibre entre la production de radicaux libres et nos défenses anti-oxydantes.
Un certain niveau de radicaux libres est normal et utile, mais lorsqu’ils sont produits en excès (tabac, pollution, stress, mauvaise alimentation…), ils attaquent les lipides et les protéines de nos cellules et finissent par les abîmer.​

  • Ce stress oxydatif favorise à terme une inflammation chronique de bas grade, qui reste “allumée” en permanence au lieu d’être ponctuelle ;
  • Dans le domaine de la fertilité, il est associé à une moins bonne qualité des ovocytes, à plus de dommages dans le follicule et à de moins bons taux de fécondation.​
💡 Chiffres clés

Selon une étude réalisé au Danemark par le Fertily Department, les femmes qui présentent une petite inflammation chronique ont environ 10 à 20% de chances en moins que le traitement fonctionne par rapport à celles qui n’en ont pas.

Inflammation chronique : qui est concerné·e ?

Carole rappelle qu’on peut parfois “sentir” qu’il y a quelque chose qui cloche, sans que ce soit mesurable tout de suite, mais certaines situations sont clairement à risque :

  • Maladies inflammatoires chroniques (Crohn, rectocolite hémorragique, polyarthrite rhumatoïde, maladies auto-immunes…)
  • Infections ou virus persistants, inflammations qui traînent, douleurs ou symptômes chroniques
  • Et de façon plus silencieuse, une inflammation de bas grade liée au mode de vie (surpoids, sédentarité, alimentation ultra-transformée, stress chronique…)​

Pour l’objectiver :

  • La CRP ultrasensible est un test simple qui permet d’évaluer une inflammation discrète et de suivre l’effet des actions mises en place dans le temps.​
  • Pour le stress oxydatif, il existe des bilans plus complets, souvent sous forme de “packs” non remboursés, qui regardent à la fois le niveau de radicaux libres et certains nutriments clés (par exemple le sélénium, important aussi pour la thyroïde).​
Carole précise qu’on ne fait pas ces bilans “pour se faire peur” chez une personne en pleine forme sans problématique particulière : ils sont surtout utiles quand il y a un terrain inflammatoire connu ou un projet bébé qui n’avance pas malgré un premier bilan déjà bien exploré.

Agir d’abord sur les bases : hygiène de vie

Avant de parler compléments, Carole revient aux fondations :

  • Limiter ce qui nourrit le stress oxydatif : tabac, pollution, excès d’alcool, manque de sommeil, alimentation pauvre en légumes et fruits.​
  • Augmenter les apports naturels en anti-oxydants via l’assiette : légumes variés, fruits, bonnes huiles, oléagineux, épices, etc.​
  • Bouger régulièrement, sans obsession, et travailler sur le stress global (relaxation, pauses, respiration, nature…).
👉 Les compléments, pour Carole, arrivent en deuxième intention, comme une “couche” supplémentaire une fois les bases ajustées.

Compléments anti-oxydants et anti-inflammatoires

Carole cite plusieurs options possibles, à utiliser de façon ciblée et accompagnée :

  • Phycocyanine (pigment de la spiruline) :
    • Intéressante pour son effet anti-oxydant, anti-inflammatoire et immunomodulateur
    • Elle la considère comme très polyvalente, avec un bon profil de tolérance, et souvent pertinente en prévention ou soutien global
    • En pratique : forme liquide (flacon ou ampoules), posologie moyenne autour de 60 mg/jour, à prendre au moment qui convient le mieux pour la personne
  • Autres molécules plus ciblées
    • Astaxanthine : pigment rouge d’origine marine, très anti-oxydant et anti-inflammatoire, plutôt réservé à des contextes où l’on a une vraie raison de l’utiliser.​
    • Pycnogénol (extrait d’écorce de pin) : anti-oxydant, anti-inflammatoire, parfois utilisé aussi pour la douleur.
    • N-acétyl-cystéine (NAC) : aide à régénérer le glutathion, un des principaux anti-oxydants de l’organisme ; on vérifie idéalement le besoin via un bilan de stress oxydatif avant de supplémenter.​
Ces compléments se choisissent en fonction du contexte et des résultats de bilan, pas “au hasard” parce qu’on a vu passer un post sur les réseaux
⚠️ Ils ne remplacent jamais l’accompagnement médical quand il y a maladie inflammatoire, auto-immune ou parcours de soins en cours

Microbiotes et inflammation

Carole rappelle le rôle clé des microbiotes (intestin, vagin, bouche…) dans la régulation de l’immunité et de l’inflammation.
Lorsque les populations de micro-organismes sont déséquilibrées (dysbiose), cela peut entretenir un terrain inflammatoire qui touche aussi la fertilité.​

Elle donne quelques signaux d’alerte possibles :

  • Cystites ou mycoses à répétition
  • Troubles digestifs chroniques, ballonnements, douleurs, transit très perturbé
  • Allergies, intolérances alimentaires, réactions particulières à certains aliments
  • Problèmes de nidation ou d’implantation (en PMA ou non)
  • Problèmes bucco-dentaires chroniques (caries à répétition, gingivites, parodontites, saignements des gencives)

Deux axes concrets :

  • Dans l’assiette au quotidien : aliments et boissons fermentés (choucroute, kimchi, légumes lacto-fermentés, pain au levain, yaourts, kéfir, kombucha, vinaigre de cidre non filtré/pas pasteurisé…).
  • Compléments ciblés : probiotiques choisis en fonction de la problématique (par exemple cystites à répétition, troubles digestifs…) avec l’aide d’un.e professionnel.le (pharmacien.ne, médecin, autre). Les cures sont en général limitées dans le temps, sauf cas particuliers.

🔎 Définitions utiles

Radicaux libres : molécules très réactives produites par le métabolisme cellulaire ou des facteurs externes (tabac, pollution, UV…), capables d’arracher des électrons aux lipides, protéines et à l’ADN, ce qui déclenche le stress oxydatif lorsqu’ils ne sont pas suffisamment neutralisés.​

______

CRP ultrasensible (CRP-us) : dosage sanguin de la protéine C‑réactive avec une méthode très sensible, permettant de détecter une inflammation chronique de bas grade, même en l’absence de maladie aiguë, et d’évaluer son impact potentiel sur la fertilité et les chances de grossesse.

🔊 Ce programme est un programme d’information par une professionnelle formée. Ce sont des conseils génériques et ce n’est pas un diagnostic personnalisé. Dans tous les cas, nous vous recommandons d’être suivie par un.e gynécologue et/ou une sage-femme pour avoir un suivi individualisé.

Ce que vous allez apprendre dans cet épisode

Stress oxydatif et inflammation : ce qu'il faut savoir pour les prendre en main

  • Ce qu’est le stress oxydatif et la différence entre oxydation et anti-oxydants
  • Comment pollution, tabac, stress, alimentation… entretiennent une inflammation chronique de bas grade
  • En quoi stress oxydatif et inflammation peuvent abîmer les cellules, les hormones et la qualité ovocytaire​
  • Quels bilans peuvent explorer l’inflammation et le stress oxydatif (CRP ultrasensible, bilans spécialisés)
  • Les leviers concrets du quotidien : assiette, hygiène de vie, compléments ciblés, microbiotes

Stress oxydatif : de quoi parle-t-on ?

Carole compare le stress oxydatif à un clou qui rouille : dans le corps, c’est un déséquilibre entre la production de radicaux libres et nos défenses anti-oxydantes.
Un certain niveau de radicaux libres est normal et utile, mais lorsqu’ils sont produits en excès (tabac, pollution, stress, mauvaise alimentation…), ils attaquent les lipides et les protéines de nos cellules et finissent par les abîmer.​

  • Ce stress oxydatif favorise à terme une inflammation chronique de bas grade, qui reste “allumée” en permanence au lieu d’être ponctuelle ;
  • Dans le domaine de la fertilité, il est associé à une moins bonne qualité des ovocytes, à plus de dommages dans le follicule et à de moins bons taux de fécondation.​
💡 Chiffres clés

Selon une étude réalisé au Danemark par le Fertily Department, les femmes qui présentent une petite inflammation chronique ont environ 10 à 20% de chances en moins que le traitement fonctionne par rapport à celles qui n’en ont pas.

Inflammation chronique : qui est concerné·e ?

Carole rappelle qu’on peut parfois “sentir” qu’il y a quelque chose qui cloche, sans que ce soit mesurable tout de suite, mais certaines situations sont clairement à risque :

  • Maladies inflammatoires chroniques (Crohn, rectocolite hémorragique, polyarthrite rhumatoïde, maladies auto-immunes…)
  • Infections ou virus persistants, inflammations qui traînent, douleurs ou symptômes chroniques
  • Et de façon plus silencieuse, une inflammation de bas grade liée au mode de vie (surpoids, sédentarité, alimentation ultra-transformée, stress chronique…)​

Pour l’objectiver :

  • La CRP ultrasensible est un test simple qui permet d’évaluer une inflammation discrète et de suivre l’effet des actions mises en place dans le temps.​
  • Pour le stress oxydatif, il existe des bilans plus complets, souvent sous forme de “packs” non remboursés, qui regardent à la fois le niveau de radicaux libres et certains nutriments clés (par exemple le sélénium, important aussi pour la thyroïde).​
Carole précise qu’on ne fait pas ces bilans “pour se faire peur” chez une personne en pleine forme sans problématique particulière : ils sont surtout utiles quand il y a un terrain inflammatoire connu ou un projet bébé qui n’avance pas malgré un premier bilan déjà bien exploré.

Agir d’abord sur les bases : hygiène de vie

Avant de parler compléments, Carole revient aux fondations :

  • Limiter ce qui nourrit le stress oxydatif : tabac, pollution, excès d’alcool, manque de sommeil, alimentation pauvre en légumes et fruits.​
  • Augmenter les apports naturels en anti-oxydants via l’assiette : légumes variés, fruits, bonnes huiles, oléagineux, épices, etc.​
  • Bouger régulièrement, sans obsession, et travailler sur le stress global (relaxation, pauses, respiration, nature…).
👉 Les compléments, pour Carole, arrivent en deuxième intention, comme une “couche” supplémentaire une fois les bases ajustées.

Compléments anti-oxydants et anti-inflammatoires

Carole cite plusieurs options possibles, à utiliser de façon ciblée et accompagnée :

  • Phycocyanine (pigment de la spiruline) :
    • Intéressante pour son effet anti-oxydant, anti-inflammatoire et immunomodulateur
    • Elle la considère comme très polyvalente, avec un bon profil de tolérance, et souvent pertinente en prévention ou soutien global
    • En pratique : forme liquide (flacon ou ampoules), posologie moyenne autour de 60 mg/jour, à prendre au moment qui convient le mieux pour la personne
  • Autres molécules plus ciblées
    • Astaxanthine : pigment rouge d’origine marine, très anti-oxydant et anti-inflammatoire, plutôt réservé à des contextes où l’on a une vraie raison de l’utiliser.​
    • Pycnogénol (extrait d’écorce de pin) : anti-oxydant, anti-inflammatoire, parfois utilisé aussi pour la douleur.
    • N-acétyl-cystéine (NAC) : aide à régénérer le glutathion, un des principaux anti-oxydants de l’organisme ; on vérifie idéalement le besoin via un bilan de stress oxydatif avant de supplémenter.​
Ces compléments se choisissent en fonction du contexte et des résultats de bilan, pas “au hasard” parce qu’on a vu passer un post sur les réseaux
⚠️ Ils ne remplacent jamais l’accompagnement médical quand il y a maladie inflammatoire, auto-immune ou parcours de soins en cours

Microbiotes et inflammation

Carole rappelle le rôle clé des microbiotes (intestin, vagin, bouche…) dans la régulation de l’immunité et de l’inflammation.
Lorsque les populations de micro-organismes sont déséquilibrées (dysbiose), cela peut entretenir un terrain inflammatoire qui touche aussi la fertilité.​

Elle donne quelques signaux d’alerte possibles :

  • Cystites ou mycoses à répétition
  • Troubles digestifs chroniques, ballonnements, douleurs, transit très perturbé
  • Allergies, intolérances alimentaires, réactions particulières à certains aliments
  • Problèmes de nidation ou d’implantation (en PMA ou non)
  • Problèmes bucco-dentaires chroniques (caries à répétition, gingivites, parodontites, saignements des gencives)

Deux axes concrets :

  • Dans l’assiette au quotidien : aliments et boissons fermentés (choucroute, kimchi, légumes lacto-fermentés, pain au levain, yaourts, kéfir, kombucha, vinaigre de cidre non filtré/pas pasteurisé…).
  • Compléments ciblés : probiotiques choisis en fonction de la problématique (par exemple cystites à répétition, troubles digestifs…) avec l’aide d’un.e professionnel.le (pharmacien.ne, médecin, autre). Les cures sont en général limitées dans le temps, sauf cas particuliers.

🔎 Définitions utiles

Radicaux libres : molécules très réactives produites par le métabolisme cellulaire ou des facteurs externes (tabac, pollution, UV…), capables d’arracher des électrons aux lipides, protéines et à l’ADN, ce qui déclenche le stress oxydatif lorsqu’ils ne sont pas suffisamment neutralisés.​

______

CRP ultrasensible (CRP-us) : dosage sanguin de la protéine C‑réactive avec une méthode très sensible, permettant de détecter une inflammation chronique de bas grade, même en l’absence de maladie aiguë, et d’évaluer son impact potentiel sur la fertilité et les chances de grossesse.

🎯 Actions concrètes

  • Je me demande si je suis exposé.e à beaucoup de stress oxydatif (tabac, pollution, stress intense, très peu de fruits et légumes, manque de sommeil) et où je peux commencer à ajuster
    • Si c'est le cas, je commence par essayer de limiter une source de stress oxydant : par exemple arrêter les écrans le soir pour mieux dormir ou diminuer ou arrêter la cigarette.
  • Si j’ai une maladie inflammatoire ou auto-immune connue, ou des symptômes chroniques, j’en parle à mon/ma médecin pour voir si une CRP ultrasensible ou un bilan plus poussé a du sens.
  • Je peux introduire progressivement des aliments fermentés (choucroute, kimchi, kéfir, kombucha, yaourt, pain au levain…) dans mon alimentation, en commençant par de petites quantités une fois par semaine.
  • Si j’ai des cystites, mycoses, troubles digestifs ou problèmes bucco-dentaires à répétition, je demande à un.e professionnel.le de santé si un travail sur les microbiotes et des probiotiques ciblés sont pertinents.
  • Si je souhaite tester la phycocyanine, je m’assure qu’elle est compatible avec mon état de santé et mes traitements, puis je peux envisager une prise autour de 60 mg/j, en complément d’une hygiène de vie déjà travaillée et sur une période de 3 mois pour voir l'impact.
  • Je garde en tête que pour ma fertilité et la qualité de mes ovocytes, le but n’est pas de faire “tous les compléments”, mais de réduire autant que possible le feu de fond (stress, inflammation, tabac, pollution) et de soutenir mon corps avec les bons outils, au bon moment.

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