Bon ovocytes
Comment fonctionnent nos hormones et quel est leur impact en préconception ?
Dans l'épisode 2, Carole nous explique le fonctionnement des hormones et pourquoi elles sont essentielles pour notre santé globale.
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🔊 Ce programme est un programme d’information par une professionnelle formée. Ce sont des conseils génériques et ce n’est pas un diagnostic personnalisé. Dans tous les cas, nous vous recommandons d’être suivie par un.e gynécologue et/ou une sage-femme pour avoir un suivi individualisé.
Ce que vous allez apprendre dans cet épisode
Le fonctionnement des hormones
- Ce qu’est une hormone et pourquoi c’est si puissant dans mon corps
- Quelles sont les hormones clés de mon cycle menstruel
- Comment FSH, LH, œstrogènes et progestérone interagissent pour déclencher l’ovulation
- En quoi ces hormones influencent aussi ma peau, mes seins, mon humeur
- À quel moment du cycle certaines hormones peuvent être dosées dans une prise de sang
- Pourquoi il ne faut jamais interpréter seule ses résultats biologiques
Les hormones, les messagers de mon corps
Une hormone est une molécule messagère : elle transporte une information ou un ordre dans le corps, et agit à des doses très faibles, ce qui la rend très puissante.
Le système hormonal (endocrinien) est présent partout : certaines hormones sont fabriquées par le cerveau, d’autres par les ovaires, la thyroïde ou d’autres glandes, et toutes dialoguent en permanence pour réguler de nombreuses fonctions.
Dans le cadre du cycle menstruel, Carole rappelle quatre hormones incontournables :
- Côté cerveau : FSH et LH, les “gonadotrophines” qui stimulent les ovaires
- Côté ovaires : les œstrogènes et la progestérone, qui agissent sur l’ovulation, l’utérus et beaucoup d’autres tissus.
💡 Chiffres clés
FSH, LH, œstrogènes, progestérone : le quatuor du cycle
FSH et LH sont présentes chez les femmes et chez les hommes, mais n’agissent pas sur les mêmes organes.
Chez la femme, la FSH stimule la croissance des follicules ovariens en début de cycle, tandis que LH joue un rôle clé au moment de l’ovulation et dans la transformation du follicule en corps jaune.
Elle décrit ensuite la succession des événements
- FSH aide un follicule à grandir progressivement
- Quand il est prêt, le niveau d’œstrogènes augmente dans le sang
- Le cerveau détecte ce niveau et déclenche un pic de LH qui entraîne l’ovulation
- Le follicule devient un corps jaune qui sécrète surtout de la progestérone, en attendant de savoir si l’ovocyte a été fécondé ou non
Petit rappel de l'impact des hormones sur le cycle :
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Fonctionnement des oestrogènes et de la progestérone
Carole rappelle que les œstrogènes et la progestérone apparaissent à la puberté et participent aux caractères sexuels secondaires comme les seins ou la pilosité.
Elles sont essentielles au cycle menstruel (préparation de l’endomètre, ovulation, éventuelle implantation) mais leurs récepteurs sont présents dans tout l’organisme : seins, os, peau, muqueuses, cerveau, etc.
Les œstrogènes :
- Favorisent la prolifération de l’endomètre en première partie de cycle ;
- Participent au côté “pulpeux” de la peau et des muqueuses ;
- Peuvent favoriser la rétention d’eau (seins tendus, jambes lourdes chez certaines personnes).
La progestérone :
- Domine la deuxième partie du cycle
- A un effet diurétique et un effet apaisant (anxiolytique)
Quand la progestérone est insuffisante par rapport aux œstrogènes, certaines peuvent se sentir plus irritables, tendues ou en “syndrome prémenstruel” marqué.
Comment et quand les hormones peuvent être dosées ?
⚠️ Carole explique qu’en pratique, les dosages hormonaux se font à des moments précis du cycle.
En début de cycle, autour de J3 (troisième jour de règles franches avec du sang rouge), on peut doser certaines hormones comme les œstrogènes pour avoir une image de la fonction ovarienne et de la dynamique de croissance des follicules.
Elle attire l’attention sur les “fourchettes” indiquées par les laboratoires sur les résultats :
- La plupart du temps, on regarde juste si la valeur est “dans la norme labo”
- Mais ces normes reflètent une population globale, qui n’a pas forcément un cycle optimal
Carole rappelle qu’en médecine fonctionnelle, des fourchettes plus serrées sont parfois utilisées pour viser un cycle “optimal” plutôt que simplement “dans la moyenne”.
⚠️ On ne doit jamais analyser seule ses résultats, ni se faire peur sans accompagnement, car beaucoup de paramètres interagissent entre eux.
AMH, prolactine : pourquoi on en parle autant ?
L'AMH est l'hormone qui permet de mesurer la quantité ovarienne :
- L’AMH (hormone antimüllérienne) est sécrétée par les follicules en croissance et est utilisée notamment en PMA pour estimer la réserve ovarienne
- Cette valeur a des limites : elle ne doit pas être interprétée seule, varie au cours du cycle et doit idéalement être mise en perspective avec l’échographie de début de cycle (compte des follicules à J3)
On entend beaucoup moins parler de la prolactine :
- C’est une hormone commandée par le cerveau, connue pour son rôle dans la montée de lait après l’accouchement
- Quand elle est trop élevée sans que ce soit lié à un post-partum, elle peut “éteindre” les hormones du cycle et contribuer à un cycle non optimal
- Le stress peut faire légèrement monter la prolactine, d’où l’importance de conditions calmes au moment du prélèvement
Carole insiste : dès que la prolactine est vraiment très élevée, c’est un sujet purement médical (recherche de cause, éventuels traitements).
👉 Dans tous les cas, c’est au médecin d’interpréter les résultats et de décider des examens complémentaires éventuels.
🔎 Définitions utiles
FSH (Hormone folliculo-stimulante) ormone produite par l’hypophyse (dans le cerveau) qui stimule la croissance des follicules dans les ovaires en début de cycle
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LH (Hormone lutéinisante) ormone produite par l’hypophyse qui, lors de son “pic”, déclenche l’ovulation et participe à la formation du corps jaune, qui produira la progestérone
🔊 Ce programme est un programme d’information par une professionnelle formée. Ce sont des conseils génériques et ce n’est pas un diagnostic personnalisé. Dans tous les cas, nous vous recommandons d’être suivie par un.e gynécologue et/ou une sage-femme pour avoir un suivi individualisé.
Ce que vous allez apprendre dans cet épisode
Le fonctionnement des hormones
- Ce qu’est une hormone et pourquoi c’est si puissant dans mon corps
- Quelles sont les hormones clés de mon cycle menstruel
- Comment FSH, LH, œstrogènes et progestérone interagissent pour déclencher l’ovulation
- En quoi ces hormones influencent aussi ma peau, mes seins, mon humeur
- À quel moment du cycle certaines hormones peuvent être dosées dans une prise de sang
- Pourquoi il ne faut jamais interpréter seule ses résultats biologiques
Les hormones, les messagers de mon corps
Une hormone est une molécule messagère : elle transporte une information ou un ordre dans le corps, et agit à des doses très faibles, ce qui la rend très puissante.
Le système hormonal (endocrinien) est présent partout : certaines hormones sont fabriquées par le cerveau, d’autres par les ovaires, la thyroïde ou d’autres glandes, et toutes dialoguent en permanence pour réguler de nombreuses fonctions.
Dans le cadre du cycle menstruel, Carole rappelle quatre hormones incontournables :
- Côté cerveau : FSH et LH, les “gonadotrophines” qui stimulent les ovaires
- Côté ovaires : les œstrogènes et la progestérone, qui agissent sur l’ovulation, l’utérus et beaucoup d’autres tissus.
💡 Chiffres clés
FSH, LH, œstrogènes, progestérone : le quatuor du cycle
FSH et LH sont présentes chez les femmes et chez les hommes, mais n’agissent pas sur les mêmes organes.
Chez la femme, la FSH stimule la croissance des follicules ovariens en début de cycle, tandis que LH joue un rôle clé au moment de l’ovulation et dans la transformation du follicule en corps jaune.
Elle décrit ensuite la succession des événements
- FSH aide un follicule à grandir progressivement
- Quand il est prêt, le niveau d’œstrogènes augmente dans le sang
- Le cerveau détecte ce niveau et déclenche un pic de LH qui entraîne l’ovulation
- Le follicule devient un corps jaune qui sécrète surtout de la progestérone, en attendant de savoir si l’ovocyte a été fécondé ou non
Petit rappel de l'impact des hormones sur le cycle :
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Fonctionnement des oestrogènes et de la progestérone
Carole rappelle que les œstrogènes et la progestérone apparaissent à la puberté et participent aux caractères sexuels secondaires comme les seins ou la pilosité.
Elles sont essentielles au cycle menstruel (préparation de l’endomètre, ovulation, éventuelle implantation) mais leurs récepteurs sont présents dans tout l’organisme : seins, os, peau, muqueuses, cerveau, etc.
Les œstrogènes :
- Favorisent la prolifération de l’endomètre en première partie de cycle ;
- Participent au côté “pulpeux” de la peau et des muqueuses ;
- Peuvent favoriser la rétention d’eau (seins tendus, jambes lourdes chez certaines personnes).
La progestérone :
- Domine la deuxième partie du cycle
- A un effet diurétique et un effet apaisant (anxiolytique)
Quand la progestérone est insuffisante par rapport aux œstrogènes, certaines peuvent se sentir plus irritables, tendues ou en “syndrome prémenstruel” marqué.
Comment et quand les hormones peuvent être dosées ?
⚠️ Carole explique qu’en pratique, les dosages hormonaux se font à des moments précis du cycle.
En début de cycle, autour de J3 (troisième jour de règles franches avec du sang rouge), on peut doser certaines hormones comme les œstrogènes pour avoir une image de la fonction ovarienne et de la dynamique de croissance des follicules.
Elle attire l’attention sur les “fourchettes” indiquées par les laboratoires sur les résultats :
- La plupart du temps, on regarde juste si la valeur est “dans la norme labo”
- Mais ces normes reflètent une population globale, qui n’a pas forcément un cycle optimal
Carole rappelle qu’en médecine fonctionnelle, des fourchettes plus serrées sont parfois utilisées pour viser un cycle “optimal” plutôt que simplement “dans la moyenne”.
⚠️ On ne doit jamais analyser seule ses résultats, ni se faire peur sans accompagnement, car beaucoup de paramètres interagissent entre eux.
AMH, prolactine : pourquoi on en parle autant ?
L'AMH est l'hormone qui permet de mesurer la quantité ovarienne :
- L’AMH (hormone antimüllérienne) est sécrétée par les follicules en croissance et est utilisée notamment en PMA pour estimer la réserve ovarienne
- Cette valeur a des limites : elle ne doit pas être interprétée seule, varie au cours du cycle et doit idéalement être mise en perspective avec l’échographie de début de cycle (compte des follicules à J3)
On entend beaucoup moins parler de la prolactine :
- C’est une hormone commandée par le cerveau, connue pour son rôle dans la montée de lait après l’accouchement
- Quand elle est trop élevée sans que ce soit lié à un post-partum, elle peut “éteindre” les hormones du cycle et contribuer à un cycle non optimal
- Le stress peut faire légèrement monter la prolactine, d’où l’importance de conditions calmes au moment du prélèvement
Carole insiste : dès que la prolactine est vraiment très élevée, c’est un sujet purement médical (recherche de cause, éventuels traitements).
👉 Dans tous les cas, c’est au médecin d’interpréter les résultats et de décider des examens complémentaires éventuels.
🎯 Actions concrètes
- Je retiens que les hormones sont des messagères puissantes qui travaillent ensemble, pas chacune dans son coin : il faut donc les comprendre et les appréhender de manière gloable ;
- Si je fais un bilan hormonal, je note à quel jour de mon cycle la prise de sang a été faite, pour pouvoir en reparler avec mon ou ma médecin ;
- Dans l'idéal, je demande un bilan à J+3, surtout pour vérifier la fonction des oeatrogène ;
- Je ne tire pas seule des conclusions à partir des “normes labo” sur mes résultats, je me fais accompagner par mon médécin :
- Si je ne me sens pas écoutée, je cherce un professionnel plus ouvert à la médecine fonctionnelle ;
- Si certaines de mes hormones sont trop haute, j'insiste pour être entendu et surtout, je redemande une vérification quelques mois plus tard, pour voir comment ça a évolué.
- Si un compte rendu me semble rassurant mais que mon cycle ne me paraît pas optimal, je peux demander à revoir les résultats avec un.e autre professionnel·le de santé ;
- Si on me dose l’AMH, je garde en tête que c’est un indicateur parmi d’autres, et pas un verdict définitif sur ma fertilité ;
- Si on me parle de prolactine élevée, je m’assure d’être accompagnée médicalement pour comprendre la cause et les suites éventuelles (et je fais vérifier le dosage une nouvelle fois plus tard) ;
- Je me rappelle qu’il est toujours possible d’optimiser des choses (cycle, mode de vie, alimentation) avec un suivi adapté.
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