🔊 Ce programme est un programme d’information par une professionnelle formée. Ce sont des conseils génériques et ce n’est pas un diagnostic personnalisé. Dans tous les cas, nous vous recommandons d’être suivie par un.e gynécologue et/ou une sage-femme pour avoir un suivi individualisé.
Ce que vous allez apprendre dans cet épisode
Carole Minker explique pourquoi le SOPK est un facteur fort de stress oxydant et d'inflammation de bas grade, comment les mesurer et comment les apaiser.
Vous découvrirez :
- L'équilibre entre oxydation et réduction dans le corps
- Ce qu'est l'inflammation de bas grade, et pourquoi elle aggrave le SOPK
- Quels bilans permettent de la mesurer
- Les solutions : microbiote, plantes et nutriments antioxydants
💡 Chiffres clés
Plusieurs revues scientifiques, montrent un lien direct entre SOPK et inflammation chronique de bas grade : 2019 - Pub Med Central ; 2021 - Pub Med Central ; 2022 - Pub Med Central ...
Le stress oxydant et l'inflammation de bas grade
Dans l'organisme, il faut un équilibre entre oxydation et réduction :
- L'oxydation, c'est ce qui se passe quand une pomme devient brune à l'air libre ;
- Si on ajoute du jus de citron, cela s'arrête : c'est la réduction.
C'est lié à ce qu'on appelle les "ROS", ou espèces réactives de l'oxygène. Attention, on doit en avoir des quantités physiologiques pour que notre organisme fonctionne correctement ! Si on a trop de réduction (antioxydants trop puissants), on se retrouve en stress réducteur, ce qui n'est pas souhaitable.
👉 Dans notre corps, c'est exactement la même chose : il faut un équilibre entre les deux.
Souvent, notre organisme est en excès d'oxydation :
- Les radicaux libres (molécules instables) sont produits en trop grand nombre et peuvent attaquer l'ADN ou les membranes cellulaires ;
- Ces radicaux sont naturels, mais ils doivent rester équilibrés ;
- Ils augmentent quand on mange peu de légumes, qu'on fume, ou qu'on ne bouge pas assez.
👉 L'inflammation de bas grade (faible mais chronique) apparaît quand le corps est sous stress régulier.
Normalement, l'inflammation est utile pour réparer une agression (comme une coupure). Mais quand elle devient constante, elle fatigue tout l'organisme.
Cette inflammation et ce stress oxydant exacerbent le SOPK, et c'est pour cela qu'il faut les prendre en charge.
Comment vérifier son inflammation de bas grade
Certains bilans permettent de mesurer l'état inflammatoire et oxydatif de l'organisme, directement en laboratoire :
- CRP ultrasensible : indicateur clé d'inflammation chronique ;
- SOD (superoxyde dismutase) et glutathion réduit/oxydé : indicateurs du stress oxydatif cellulaire ;
- Bilan OXYCHECK (175 €), très complet, qui regroupe toutes ces analyses (le bilan est très bien décrit ici) ;
- Bilan thyroïdien : à faire uniquement sur prescription médicale, car il est difficile à obtenir.
Carole recommande de faire interpréter ses résultats sous le prisme de la médecine fonctionnelle.
👉 Qu'on ait ou non un SOPK, surveiller son inflammation est essentiel, car elle peut être le point de départ de nombreuses maladies chroniques.
Comment réduire le stress oxydant et l'inflammation chronique ?
En prenant soin de son microbiote :
- Le microbiote intestinal influence directement la fonction ovarienne ;
- Travailler sur une meilleure perméabilité intestinale aide à réduire l'inflammation globale.
En utilisant des plantes anti-inflammatoires naturelles :
- Curcuma : puissant anti-inflammatoire, à ajouter dans les plats avec du gras pour une meilleure absorption ;
- Gingembre : racine anti-inflammatoire, à consommer en poudre, infusion ou jus plusieurs fois par semaine ;
- Phycocyanine : pigment de la spiruline, anti-inflammatoire et antioxydant.
- Reco de Carole : à prendre en cure, en démarrant à 60 mg par jour, sous forme liquide la plupart du temps ;
- Pycnogénol : extrait de l'écorce de pin maritime, connu pour ses effets antioxydants et anti-inflammatoires.
En prenant des nutriments antioxydants :
- N-acétylcystéine (NAC) : précurseur du glutathion, puissant antioxydant cellulaire.
- Reco de Carole : maximum 300 mg par jour ;
- Acide alpha-lipoïque : antioxydant universel, soluble dans l'eau et les graisses.
- Reco de Carole : 100 mg d'acide R-alpha-lipoïque par jour ;
- Astaxanthine : pigment marin de la famille des caroténoïdes, antioxydant très puissant.
- Reco de Carole : 8 à 16 mg par jour, tous les jours, pendant un repas gras.
⚠️ Si je suis sous traitement médical, je ne teste jamais ces compléments seule : je me fais accompagner par un professionnel compétent (médecin, pharmacien, naturopathe formé...).
Pour avoir un mode de vie anti-inflammatoire, on peut commencer par :
- Manger des fruits rouges et des végétaux de toutes les couleurs ;
- Arrêter la cigarette ;
- Faire du sport.
Carole rappelle que la toute première étape, c'est de manger régulièrement des fruits et légumes variés : si ce n'est pas le cas, il faut commencer par ça avant de prendre des compléments.
🔎 Définitions utiles
Radicaux libres : molécules instables qui réagissent facilement avec d'autres molécules.
Source : Canadian Cancer Society
🎯 Actions concrètes
- Surtout quand j'ai un SOPK, je fais attention à mon inflammation de bas grade :
- Soit je ressens une inflammation dans mon corps, et je fais des tests pour la confirmer ;
- Soit j'ai envie de vérifier si j'ai une inflammation ou non, et je peux faire des tests comme l'OXYCHECK, dans les laboratoires privés et sans ordonnance ;
- Soit je sais déjà que j'ai un état inflammatoire, parce qu'on m'a diagnostiqué une autre maladie inflammatoire ;
- Dans l'idéal, je me fais accompagner par un professionnel de santé.
- Pour réduire le stress oxydant et l'inflammation au quotidien :
- Je prends soin de mon microbiote, en intégrant des aliments fermentés (kombucha, kéfir, choucroute...) ;
- Je mange des fruits rouges et des légumes de toutes les couleurs, pour avoir tous les nutriments nécessaires (ce que Carole appelle l'assiette arc-en-ciel) ;
- J'arrête la cigarette (la méthode la moins chère : lire le livre La méthode simple pour en finir avec la cigarette, d'Allen Carr) ;
- Je fais du sport, en marchant au minimum 30 minutes par jour.
- Je peux intégrer des nutriments anti-inflammatoires :
- Dans l'alimentation : avec du curcuma ou du gingembre dans mes repas ;
- Avec des compléments alimentaires, comme la phycocyanine ou le pycnogénol : toujours en cure, de manière individualisée, en vérifiant les effets sur moi, et seulement après avoir déjà fait des efforts sur mon alimentation.
- Je me fais suivre par un professionnel si j'en ressens le besoin, ou si j'ai une maladie chronique ou un traitement médical.
🔊 Ce programme est un programme d’information par une professionnelle formée. Ce sont des conseils génériques et ce n’est pas un diagnostic personnalisé. Dans tous les cas, nous vous recommandons d’être suivie par un.e gynécologue et/ou une sage-femme pour avoir un suivi individualisé.
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Ce que vous allez apprendre dans cet épisode
Carole Minker explique pourquoi le SOPK est un facteur fort de stress oxydant et d'inflammation de bas grade, comment les mesurer et comment les apaiser.
Vous découvrirez :
- L'équilibre entre oxydation et réduction dans le corps
- Ce qu'est l'inflammation de bas grade, et pourquoi elle aggrave le SOPK
- Quels bilans permettent de la mesurer
- Les solutions : microbiote, plantes et nutriments antioxydants
💡 Chiffres clés
Plusieurs revues scientifiques, montrent un lien direct entre SOPK et inflammation chronique de bas grade : 2019 - Pub Med Central ; 2021 - Pub Med Central ; 2022 - Pub Med Central ...
Le stress oxydant et l'inflammation de bas grade
Dans l'organisme, il faut un équilibre entre oxydation et réduction :
- L'oxydation, c'est ce qui se passe quand une pomme devient brune à l'air libre ;
- Si on ajoute du jus de citron, cela s'arrête : c'est la réduction.
C'est lié à ce qu'on appelle les "ROS", ou espèces réactives de l'oxygène. Attention, on doit en avoir des quantités physiologiques pour que notre organisme fonctionne correctement ! Si on a trop de réduction (antioxydants trop puissants), on se retrouve en stress réducteur, ce qui n'est pas souhaitable.
👉 Dans notre corps, c'est exactement la même chose : il faut un équilibre entre les deux.
Souvent, notre organisme est en excès d'oxydation :
- Les radicaux libres (molécules instables) sont produits en trop grand nombre et peuvent attaquer l'ADN ou les membranes cellulaires ;
- Ces radicaux sont naturels, mais ils doivent rester équilibrés ;
- Ils augmentent quand on mange peu de légumes, qu'on fume, ou qu'on ne bouge pas assez.
👉 L'inflammation de bas grade (faible mais chronique) apparaît quand le corps est sous stress régulier.
Normalement, l'inflammation est utile pour réparer une agression (comme une coupure). Mais quand elle devient constante, elle fatigue tout l'organisme.
Cette inflammation et ce stress oxydant exacerbent le SOPK, et c'est pour cela qu'il faut les prendre en charge.
Comment vérifier son inflammation de bas grade
Certains bilans permettent de mesurer l'état inflammatoire et oxydatif de l'organisme, directement en laboratoire :
- CRP ultrasensible : indicateur clé d'inflammation chronique ;
- SOD (superoxyde dismutase) et glutathion réduit/oxydé : indicateurs du stress oxydatif cellulaire ;
- Bilan OXYCHECK (175 €), très complet, qui regroupe toutes ces analyses (le bilan est très bien décrit ici) ;
- Bilan thyroïdien : à faire uniquement sur prescription médicale, car il est difficile à obtenir.
Carole recommande de faire interpréter ses résultats sous le prisme de la médecine fonctionnelle.
👉 Qu'on ait ou non un SOPK, surveiller son inflammation est essentiel, car elle peut être le point de départ de nombreuses maladies chroniques.
Comment réduire le stress oxydant et l'inflammation chronique ?
En prenant soin de son microbiote :
- Le microbiote intestinal influence directement la fonction ovarienne ;
- Travailler sur une meilleure perméabilité intestinale aide à réduire l'inflammation globale.
En utilisant des plantes anti-inflammatoires naturelles :
- Curcuma : puissant anti-inflammatoire, à ajouter dans les plats avec du gras pour une meilleure absorption ;
- Gingembre : racine anti-inflammatoire, à consommer en poudre, infusion ou jus plusieurs fois par semaine ;
- Phycocyanine : pigment de la spiruline, anti-inflammatoire et antioxydant.
- Reco de Carole : à prendre en cure, en démarrant à 60 mg par jour, sous forme liquide la plupart du temps ;
- Pycnogénol : extrait de l'écorce de pin maritime, connu pour ses effets antioxydants et anti-inflammatoires.
En prenant des nutriments antioxydants :
- N-acétylcystéine (NAC) : précurseur du glutathion, puissant antioxydant cellulaire.
- Reco de Carole : maximum 300 mg par jour ;
- Acide alpha-lipoïque : antioxydant universel, soluble dans l'eau et les graisses.
- Reco de Carole : 100 mg d'acide R-alpha-lipoïque par jour ;
- Astaxanthine : pigment marin de la famille des caroténoïdes, antioxydant très puissant.
- Reco de Carole : 8 à 16 mg par jour, tous les jours, pendant un repas gras.
⚠️ Si je suis sous traitement médical, je ne teste jamais ces compléments seule : je me fais accompagner par un professionnel compétent (médecin, pharmacien, naturopathe formé...).
Pour avoir un mode de vie anti-inflammatoire, on peut commencer par :
- Manger des fruits rouges et des végétaux de toutes les couleurs ;
- Arrêter la cigarette ;
- Faire du sport.
Carole rappelle que la toute première étape, c'est de manger régulièrement des fruits et légumes variés : si ce n'est pas le cas, il faut commencer par ça avant de prendre des compléments.
🎯 Actions concrètes
- Surtout quand j'ai un SOPK, je fais attention à mon inflammation de bas grade :
- Soit je ressens une inflammation dans mon corps, et je fais des tests pour la confirmer ;
- Soit j'ai envie de vérifier si j'ai une inflammation ou non, et je peux faire des tests comme l'OXYCHECK, dans les laboratoires privés et sans ordonnance ;
- Soit je sais déjà que j'ai un état inflammatoire, parce qu'on m'a diagnostiqué une autre maladie inflammatoire ;
- Dans l'idéal, je me fais accompagner par un professionnel de santé.
- Pour réduire le stress oxydant et l'inflammation au quotidien :
- Je prends soin de mon microbiote, en intégrant des aliments fermentés (kombucha, kéfir, choucroute...) ;
- Je mange des fruits rouges et des légumes de toutes les couleurs, pour avoir tous les nutriments nécessaires (ce que Carole appelle l'assiette arc-en-ciel) ;
- J'arrête la cigarette (la méthode la moins chère : lire le livre La méthode simple pour en finir avec la cigarette, d'Allen Carr) ;
- Je fais du sport, en marchant au minimum 30 minutes par jour.
- Je peux intégrer des nutriments anti-inflammatoires :
- Dans l'alimentation : avec du curcuma ou du gingembre dans mes repas ;
- Avec des compléments alimentaires, comme la phycocyanine ou le pycnogénol : toujours en cure, de manière individualisée, en vérifiant les effets sur moi, et seulement après avoir déjà fait des efforts sur mon alimentation.
- Je me fais suivre par un professionnel si j'en ressens le besoin, ou si j'ai une maladie chronique ou un traitement médical.
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