Identifier l'insulino-résistance et aider à sa régulationIdentifier l'insulino-résistance et aider à sa régulation

Épisode 5

Sans Règles SOPK

Identifier l'insulino-résistance et aider à sa régulation

Dans l'épisode 5, Carole explique ce qu'est l'insulino-résistance, les risques à long terme et comment la prendre en charge de manière naturelle.

Carole Minker explique ce qu'est l'insulinorésistance, pourquoi elle joue un rôle central dans le SOPK, et comment la prendre en charge naturellement.

Vous découvrirez :

  • Pourquoi l'insulinorésistance amplifie l'hyperandrogénie
  • Pourquoi une glycémie à jeun seule ne suffit pas à la détecter
  • Ce que sont les indices HOMA et QUICKI
  • Les plantes qui peuvent aider : cannelle, maitaké, gymnéma, berbérine
  • Les précautions à prendre, notamment sous metformine
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Carole Minker explique ce qu'est l'insulinorésistance, pourquoi elle joue un rôle central dans le SOPK, et comment la prendre en charge naturellement.

Vous découvrirez :

  • Pourquoi l'insulinorésistance amplifie l'hyperandrogénie
  • Pourquoi une glycémie à jeun seule ne suffit pas à la détecter
  • Ce que sont les indices HOMA et QUICKI
  • Les plantes qui peuvent aider : cannelle, maitaké, gymnéma, berbérine
  • Les précautions à prendre, notamment sous metformine
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🔊 Ce programme est un programme d’information par une professionnelle formée. Ce sont des conseils génériques et ce n’est pas un diagnostic personnalisé. Dans tous les cas, nous vous recommandons d’être suivie par un.e gynécologue et/ou une sage-femme pour avoir un suivi individualisé.

Ce que vous allez apprendre dans cet épisode

Carole Minker explique ce qu'est l'insulinorésistance, pourquoi elle joue un rôle central dans le SOPK, et comment la prendre en charge naturellement.

Vous découvrirez :

  • Pourquoi l'insulinorésistance amplifie l'hyperandrogénie
  • Pourquoi une glycémie à jeun seule ne suffit pas à la détecter
  • Ce que sont les indices HOMA et QUICKI
  • Les plantes qui peuvent aider : cannelle, maitaké, gymnéma, berbérine
  • Les précautions à prendre, notamment sous metformine
💡 Chiffres clés

Selon une étude publiée en 2013 dans Human Reproduction, qui a mesuré la sensibilité à l'insuline avec la méthode de référence, 75 % des femmes minces avec un SOPK présentent une résistance à l'insuline, et jusqu'à 95 % des femmes en surpoids avec un SOPK.

Une résistance à l'insuline chez la majorité des femmes avec un SOPK

Selon Carole, 70 à 75 % des femmes qui ont un SOPK présentent une résistance à l'insuline. Qu'elle soit une cause ou une conséquence, une chose est sûre : elle vient amplifier l'hyperandrogénie. Si elle est présente, il faut absolument s'en occuper.

Comment fonctionne l'insuline

L'insuline sert à faire rentrer le glucose du sang dans les cellules, qui en ont besoin comme source d'énergie. Le sang ne peut pas être trop sucré : pour Carole, ce serait comme avoir du caramel qui circule dans les veines.

Quand il y a une résistance à l'insuline, les cellules ont plus de mal à faire rentrer le glucose. Le corps produit alors plus d'insuline pour les forcer :

  • Au début, ça fonctionne : la glycémie reste normale, mais l'insuline est déjà trop élevée (c'est l'hyperinsulinémie) ;
  • Plus tard, la glycémie commence à monter à son tour.
Si l'on ne fait qu'une glycémie à jeun, on peut passer à côté du début d'une insulinorésistance.

Les indices HOMA et QUICKI

Pour bien la détecter, on fait la glycémie et l'insulinémie à jeun, dans la même prise de sang. Le laboratoire calcule ensuite deux indices avec une formule :

  • L'indice HOMA : il indique s'il y a une insulinorésistance, et à quel point ;
  • L'indice QUICKI : il mesure l'insulinosensibilité, c'est-à-dire la capacité des cellules à réagir à l'insuline.

Même si l'indice est encore normal, une insulinémie un peu haute peut déjà mettre la puce à l'oreille. Pour la personne, rien ne change : c'est la même prise de sang, à jeun. Pour Carole, ce test mériterait d'être fait chez tout le monde, y compris hors SOPK, par exemple pour repérer un prédiabète.

Pourquoi ce n'est pas recherché en routine

L'insulinorésistance ne fait pas partie du diagnostic officiel du SOPK. Beaucoup de médecins s'en tiennent aux critères de Rotterdam, même si certains la recherchent. Selon Carole, plusieurs raisons l'expliquent : des connaissances pas toujours acquises, peu d'intérêt porté au sujet, et des questions de remboursement.

Suivre l'évolution

Une fois des changements mis en place, on peut refaire le test et comparer, par exemple avec la valeur d'il y a 6 mois. Une insulinorésistance non prise en charge augmente le risque de diabète, plus élevé chez les femmes avec un SOPK (le sujet est développé dans l'épisode suivant).

Les plantes qui peuvent aider

Les plantes citées par Carole sont indiquées pour la résistance à l'insuline. Comme une plante a souvent plusieurs actions, elles peuvent aussi soutenir d'autres fonctions. Ces conseils sont complémentaires, ils ne remplacent pas un suivi médical.

  • La cannelle en poudre bio (l'épice, pas l'huile essentielle) : environ une cuillère à café par jour, tous les jours, dans un yaourt nature, une compote ou un fromage blanc. C'est simple et peu cher. Carole l'a aussi vue fonctionner chez des personnes sans SOPK, par exemple des hommes en prédiabète.
  • Le maitaké, un champignon médicinal surtout utilisé en Asie. Des études ont montré un rétablissement du cycle chez des femmes avec un SOPK, grâce à une meilleure sensibilité à l'insuline. Il se prend en poudre (peu agréable), en gélules ou en extrait en gouttes. Le dosage dépend du produit.
  • Le gymnéma, qui agit sur l'insulinorésistance et la glycémie, et qui est particulièrement intéressant en cas de fringales de sucre, notamment en milieu d'après-midi : il crée une forme de dégoût du sucre.
  • La berbérine, une molécule extraite de plantes. Elle a de nombreuses actions, dont la réduction de l'insulinorésistance.

On peut associer la cannelle et le maitaké, ou ces plantes avec celles des autres épisodes. Mais il faut rationaliser : on ne prend pas tout, tout le temps. On se demande ce qu'on prend, pour quelle raison, comment, et si c'est vraiment nécessaire, en tenant compte des contre-indications et des précautions d'emploi.

⚠️ Précaution importante : la metformine

La metformine, un médicament antidiabétique, est souvent prescrite aux femmes avec un SOPK pour rétablir la sensibilité à l'insuline. Si l'on ajoute ces plantes, l'effet combiné peut être trop puissant. Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas les prendre, mais il ne faut jamais aller contre la prescription du médecin. Il faudra peut-être réfléchir avec lui à réduire la metformine si besoin. Même chose en cas de prédiabète déjà traité.

Pour Carole, le plus important, c'est d'aller dans le sens de la patiente : ce qu'elle a envie de faire, et ce qui est OK pour elle.

🔎 Définitions utiles

Hyperinsulinémie : taux d'insuline trop élevé dans le sang. C'est souvent le premier signe d'une insulinorésistance, avant que la glycémie ne s'élève.

___

Indice HOMA : indice calculé à partir de la glycémie et de l'insulinémie à jeun, prélevées au même moment. Il permet d'évaluer la résistance à l'insuline.

___

Indice QUICKI : indice calculé à partir des mêmes analyses, qui mesure l'insulinosensibilité, c'est-à-dire la capacité des cellules à réagir à l'insuline.

🎯 Actions concrètes

  • Je demande une glycémie ET une insulinémie à jeun, dans la même prise de sang, pour que le laboratoire calcule mes indices HOMA et QUICKI. Une glycémie seule ne suffit pas.
  • Si mes résultats montrent une insulinorésistance, je les fais interpréter par un professionnel de santé, et je refais le test environ 6 mois après avoir mis des choses en place, pour comparer.
  • Si je ne suis pas sous traitement, je peux commencer par une cuillère à café de cannelle bio en poudre par jour (pas d'huile essentielle), dans un yaourt nature, une compote ou un fromage blanc.
  • Si j'ai des troubles du cycle et une insulinorésistance avérée, je peux discuter du maitaké (gélules ou extrait), en suivant le dosage du produit.
  • Si j'ai des fringales de sucre, notamment l'après-midi, je peux m'intéresser au gymnéma.
  • Je ne cumule pas tout : je choisis ce que je prends et pourquoi, je vérifie les contre-indications, et j'évalue si c'est utile.
  • Si je suis sous metformine ou un autre traitement du diabète ou du prédiabète, je ne prends pas ces plantes sans en parler à mon médecin, car l'effet combiné peut être trop fort. Je n'arrête et ne modifie jamais mon traitement seule.
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🔊 Ce programme est un programme d’information par une professionnelle formée. Ce sont des conseils génériques et ce n’est pas un diagnostic personnalisé. Dans tous les cas, nous vous recommandons d’être suivie par un.e gynécologue et/ou une sage-femme pour avoir un suivi individualisé.
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Ce que vous allez apprendre dans cet épisode

Carole Minker explique ce qu'est l'insulinorésistance, pourquoi elle joue un rôle central dans le SOPK, et comment la prendre en charge naturellement.

Vous découvrirez :

  • Pourquoi l'insulinorésistance amplifie l'hyperandrogénie
  • Pourquoi une glycémie à jeun seule ne suffit pas à la détecter
  • Ce que sont les indices HOMA et QUICKI
  • Les plantes qui peuvent aider : cannelle, maitaké, gymnéma, berbérine
  • Les précautions à prendre, notamment sous metformine
💡 Chiffres clés

Selon une étude publiée en 2013 dans Human Reproduction, qui a mesuré la sensibilité à l'insuline avec la méthode de référence, 75 % des femmes minces avec un SOPK présentent une résistance à l'insuline, et jusqu'à 95 % des femmes en surpoids avec un SOPK.

Une résistance à l'insuline chez la majorité des femmes avec un SOPK

Selon Carole, 70 à 75 % des femmes qui ont un SOPK présentent une résistance à l'insuline. Qu'elle soit une cause ou une conséquence, une chose est sûre : elle vient amplifier l'hyperandrogénie. Si elle est présente, il faut absolument s'en occuper.

Comment fonctionne l'insuline

L'insuline sert à faire rentrer le glucose du sang dans les cellules, qui en ont besoin comme source d'énergie. Le sang ne peut pas être trop sucré : pour Carole, ce serait comme avoir du caramel qui circule dans les veines.

Quand il y a une résistance à l'insuline, les cellules ont plus de mal à faire rentrer le glucose. Le corps produit alors plus d'insuline pour les forcer :

  • Au début, ça fonctionne : la glycémie reste normale, mais l'insuline est déjà trop élevée (c'est l'hyperinsulinémie) ;
  • Plus tard, la glycémie commence à monter à son tour.
Si l'on ne fait qu'une glycémie à jeun, on peut passer à côté du début d'une insulinorésistance.

Les indices HOMA et QUICKI

Pour bien la détecter, on fait la glycémie et l'insulinémie à jeun, dans la même prise de sang. Le laboratoire calcule ensuite deux indices avec une formule :

  • L'indice HOMA : il indique s'il y a une insulinorésistance, et à quel point ;
  • L'indice QUICKI : il mesure l'insulinosensibilité, c'est-à-dire la capacité des cellules à réagir à l'insuline.

Même si l'indice est encore normal, une insulinémie un peu haute peut déjà mettre la puce à l'oreille. Pour la personne, rien ne change : c'est la même prise de sang, à jeun. Pour Carole, ce test mériterait d'être fait chez tout le monde, y compris hors SOPK, par exemple pour repérer un prédiabète.

Pourquoi ce n'est pas recherché en routine

L'insulinorésistance ne fait pas partie du diagnostic officiel du SOPK. Beaucoup de médecins s'en tiennent aux critères de Rotterdam, même si certains la recherchent. Selon Carole, plusieurs raisons l'expliquent : des connaissances pas toujours acquises, peu d'intérêt porté au sujet, et des questions de remboursement.

Suivre l'évolution

Une fois des changements mis en place, on peut refaire le test et comparer, par exemple avec la valeur d'il y a 6 mois. Une insulinorésistance non prise en charge augmente le risque de diabète, plus élevé chez les femmes avec un SOPK (le sujet est développé dans l'épisode suivant).

Les plantes qui peuvent aider

Les plantes citées par Carole sont indiquées pour la résistance à l'insuline. Comme une plante a souvent plusieurs actions, elles peuvent aussi soutenir d'autres fonctions. Ces conseils sont complémentaires, ils ne remplacent pas un suivi médical.

  • La cannelle en poudre bio (l'épice, pas l'huile essentielle) : environ une cuillère à café par jour, tous les jours, dans un yaourt nature, une compote ou un fromage blanc. C'est simple et peu cher. Carole l'a aussi vue fonctionner chez des personnes sans SOPK, par exemple des hommes en prédiabète.
  • Le maitaké, un champignon médicinal surtout utilisé en Asie. Des études ont montré un rétablissement du cycle chez des femmes avec un SOPK, grâce à une meilleure sensibilité à l'insuline. Il se prend en poudre (peu agréable), en gélules ou en extrait en gouttes. Le dosage dépend du produit.
  • Le gymnéma, qui agit sur l'insulinorésistance et la glycémie, et qui est particulièrement intéressant en cas de fringales de sucre, notamment en milieu d'après-midi : il crée une forme de dégoût du sucre.
  • La berbérine, une molécule extraite de plantes. Elle a de nombreuses actions, dont la réduction de l'insulinorésistance.

On peut associer la cannelle et le maitaké, ou ces plantes avec celles des autres épisodes. Mais il faut rationaliser : on ne prend pas tout, tout le temps. On se demande ce qu'on prend, pour quelle raison, comment, et si c'est vraiment nécessaire, en tenant compte des contre-indications et des précautions d'emploi.

⚠️ Précaution importante : la metformine

La metformine, un médicament antidiabétique, est souvent prescrite aux femmes avec un SOPK pour rétablir la sensibilité à l'insuline. Si l'on ajoute ces plantes, l'effet combiné peut être trop puissant. Cela ne veut pas dire qu'il ne faut pas les prendre, mais il ne faut jamais aller contre la prescription du médecin. Il faudra peut-être réfléchir avec lui à réduire la metformine si besoin. Même chose en cas de prédiabète déjà traité.

Pour Carole, le plus important, c'est d'aller dans le sens de la patiente : ce qu'elle a envie de faire, et ce qui est OK pour elle.

🔎 Définitions utiles

Hyperinsulinémie : taux d'insuline trop élevé dans le sang. C'est souvent le premier signe d'une insulinorésistance, avant que la glycémie ne s'élève.

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Indice HOMA : indice calculé à partir de la glycémie et de l'insulinémie à jeun, prélevées au même moment. Il permet d'évaluer la résistance à l'insuline.

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Indice QUICKI : indice calculé à partir des mêmes analyses, qui mesure l'insulinosensibilité, c'est-à-dire la capacité des cellules à réagir à l'insuline.

🎯 Actions concrètes

  • Je demande une glycémie ET une insulinémie à jeun, dans la même prise de sang, pour que le laboratoire calcule mes indices HOMA et QUICKI. Une glycémie seule ne suffit pas.
  • Si mes résultats montrent une insulinorésistance, je les fais interpréter par un professionnel de santé, et je refais le test environ 6 mois après avoir mis des choses en place, pour comparer.
  • Si je ne suis pas sous traitement, je peux commencer par une cuillère à café de cannelle bio en poudre par jour (pas d'huile essentielle), dans un yaourt nature, une compote ou un fromage blanc.
  • Si j'ai des troubles du cycle et une insulinorésistance avérée, je peux discuter du maitaké (gélules ou extrait), en suivant le dosage du produit.
  • Si j'ai des fringales de sucre, notamment l'après-midi, je peux m'intéresser au gymnéma.
  • Je ne cumule pas tout : je choisis ce que je prends et pourquoi, je vérifie les contre-indications, et j'évalue si c'est utile.
  • Si je suis sous metformine ou un autre traitement du diabète ou du prédiabète, je ne prends pas ces plantes sans en parler à mon médecin, car l'effet combiné peut être trop fort. Je n'arrête et ne modifie jamais mon traitement seule.