Le guide ultime pour congeler ses ovocytes en Espagne
La congélation d’ovocytes en Espagne attire de plus en plus de Françaises : délais plus courts, équipes très expérimentées, prise en charge des patientes internationales… mais aussi des questions très concrètes sur le coût, l’organisation et les chances réelles d’avoir un bébé plus tard. Cet article vous guide pas à pas dans ce parcours, depuis la première prise de contact jusqu’au remboursement éventuel, pour vous aider à décider si ce choix est fait pour vous.


Melisande
Fondatrice de Reflet 🫶
Publié le11.02.2026
Modifié le14.02.2026
Congélation d’ovocytes en Espagne : délais, coûts et organisation quand on vient de France
La congélation d’ovocytes en Espagne attire de plus en plus de femmes françaises qui veulent préserver leur fertilité sans subir les listes d’attente ou les restrictions d’âge françaises. Cet article détaille le parcours réel d’une patiente française en Espagne, les étapes médicales, le rôle de la coordinatrice, les coûts et les points à avoir en tête avant de se lancer.
Si comme moi, tu trouve Giuilia, la coordinatrice interviewée dans l'épsiode géniale (et surtout avec un max d'experience), tu peux prendre un rendez-vous gratuit pour comprendre le fonctionnement de Natuvitro et indiquer en commentaire "Je viens de Reflet/Le Rubis, j'aimerais être suivi par Giuilia qui est intervenue dans le podcast"
Pourquoi de plus en plus de Françaises congèlent leurs ovocytes en Espagne ?
Deux profils reviennent souvent : des femmes jugées “trop âgées” pour une prise en charge en France, et des femmes qui ne veulent plus attendre des mois qu’un hôpital les rappelle.
L’Espagne est l’un des pays les plus avancés en PMA en Europe : vitrification autorisée pour toutes les femmes majeures, délais courts, cliniques habituées aux patientes internationales, personnel souvent francophone.
Les prix, généralement entre 2400 et 3200 € par cycle selon les cliniques, restent globalement proches de la France, avec en plus des forfaits clairs (stimulation, ponction, vitrification, premiers mois ou années de stockage).
Comment fonctionne une clinique de fertilité à Barcelone ?
Dans l’épisode, Giulia, coordinatrice dans une petite clinique de Barcelone (NatuVitro), explique qu’elle travaille depuis près de 20 ans dans des cliniques de reproduction assistée. Son rôle illustre bien le fonctionnement de ces centres tournés vers l’international.
Chaque patiente est suivie par un duo fixe médecin + coordinatrice, qui devient son point de référence pendant tout le parcours.
La coordinatrice explique le processus, répond aux questions médicales simples et émotionnelles, accompagne lors du séjour à Barcelone et veille à ce que la patiente ne se sente jamais “un numéro”.
La clinique organise aussi des cercles de femmes mensuels, en présentiel ou en ligne, où les patientes (y compris francophones) partagent leur vécu dans un espace sécurisé, sans objectif pédagogique mais avec un vrai soutien émotionnel. Pour bien comrpendre cette démarche, tu peux rejoindre le parcours gratuit Reflet dédié à la congélation d'ovocytes.
Étape 1 : premier contact et consultation à distance
Pour une Française, le début du parcours se fait à distance.
Le premier contact peut se faire par le site de la clinique, par téléphone ou par mail. Un rendez‑vous en visio avec un médecin est alors proposé, surtout si la patiente ne vit pas à Barcelone : c’est une vraie consultation, pas un simple appel d’information.
Avant cette consultation, la clinique envoie une liste d’examens à réaliser en France : échographie en début de cycle pour compter les follicules antraux, dosage d’AMH, et idéalement sérologies et autres examens récents (mammographie, bilans sanguins…).
L’objectif est que, dès cette première visio, le médecin puisse donner un avis personnalisé sur la réserve ovarienne, proposer un protocole et estimer le nombre de ponctions réalistes.
Étape 2 : peut‑on faire les examens en France ?
La plupart des examens de départ et de suivi (échographies, prises de sang) peuvent être faits en France puis envoyés à la clinique espagnole.
En pratique, l’idéal est de trouver un ou une gynécologue, ou une sage‑femme spécialisée en fertilité, habitué·e à ce type de suivi (comptage des follicules, contrôle de la stimulation, etc.). Pour ça, je vous recommande toujours de rejoindre le parcours gratuit Reflet dédié à la congélation d'ovocytes.
Les ordonnances peuvent être d’abord établies par la clinique espagnole, puis reprises par un médecin français pour permettre la délivrance, et parfois le remboursement, des médicaments.
Pour celles qui préfèrent ou qui ne trouvent pas de praticien disponible près de chez elles, il est aussi possible de réaliser tous les examens directement à Barcelone, en prévoyant un séjour plus long.
Étape 3 : protocole, pilule et stimulation
Une fois la consultation faite et le dossier complet, la clinique envoie un protocole de stimulation personnalisé (doses, durée, molécules), les ordonnances de médicaments, un devis détaillé et les documents de consentement.
Dans le cas décrit par Giulia, la plupart des patientes commencent par une pilule contraceptive qui bloque une ovulation spontanée et harmonise la croissance des follicules pour rendre le cycle plus prévisible.
Ensuite vient la phase de stimulation ovarienne : injections quotidiennes, échographies et prises de sang de contrôle, le plus souvent réalisées en France avec transmission des résultats à la coordinatrice.
La date de la ponction est ajustée en fonction de la réponse ovarienne, pas sur un calendrier rigide, d’où la nécessité de garder un peu de flexibilité sur les dates de voyage.
Étape 4 : venir à Barcelone pour la ponction
La présence sur place est indispensable pour la ponction et la vitrification des ovocytes.
La patiente est en général invitée à arriver la veille, car la ponction a lieu tôt le matin et l’horaire dépend de la prise du médicament “déclencheur” deux jours avant.
L’intervention se fait en ambulatoire, sous anesthésie courte, au bloc opératoire de la clinique; les ovocytes prélevés sont immédiatement confiés au laboratoire pour vitrification.
Selon son état, la patiente peut repartir dès le lendemain ou rester un ou deux jours pour récupérer, ce qui implique d’intégrer au budget le transport, l’hébergement et éventuellement des jours de congé.
Âge, réserve ovarienne et limites médicales
L’Espagne ne fixe pas une limite d’âge légale stricte pour la vitrification dite “sociale”, mais chaque équipe a ses propres limites médicales.
Pour Giulia, la tranche idéale pour congeler ses ovocytes se situe avant 35 ans, âge où la quantité et la qualité sont généralement les meilleures.
Certaines femmes, même autour de 30 ans, découvrent une réserve ovarienne très basse : dans ces cas, la clinique peut déconseiller une simple congélation d’ovocytes et proposer plutôt une FIV avec création d’embryons (parfois avec sperme de donneur) pour augmenter les chances futures.
Point fondamental : congeler des ovocytes ne garantit jamais une grossesse; la décongélation, la fécondation, le développement embryonnaire et la qualité du sperme restent des étapes à risque.
Combien de ponctions faut‑il prévoir ?
Le nombre de ponctions dépend de l’âge, de la réserve ovarienne et de l’objectif (par exemple viser une certaine probabilité d’avoir au moins un enfant).
Plus la femme est jeune, plus il est probable qu’une seule ponction permette d’obtenir un bon nombre d’ovocytes.
Certaines patientes auront un “bon score” dès le premier cycle (par exemple une quinzaine d’ovocytes), d’autres devront enchaîner deux ou trois ponctions pour atteindre un nombre jugé suffisant par le médecin.
La clinique peut parfois annoncer dès le départ qu’il faudra probablement plusieurs cycles (en cas de réserve basse), mais il arrive aussi que l’on découvre au jour J un nombre plus faible que prévu, ce qui conduit à proposer un second cycle.
Option alternative : congeler des embryons plutôt que des ovocytes
Pour certaines femmes avec une réserve très faible, la congélation d’embryons peut être plus pertinente que celle d’ovocytes.
Techniquement, le protocole est identique à celui d’une vitrification d’ovocytes (stimulation, ponction), mais au lieu de congeler les ovocytes, ils sont fécondés immédiatement avec un sperme (donneur ou partenaire).
Les embryons sont cultivés jusqu’au stade de blastocyste (5 ou 6 jours) puis congelés; plusieurs étapes cruciales ont donc déjà été franchies (qualité ovocytaire, fécondation, début de développement), ce qui donne une vision plus concrète du potentiel reproductif.
Socialement et psychologiquement, ce n’est pas le même engagement qu’une vitrification simple, surtout si le sperme provient d’une banque, mais cela peut redonner de l’espoir aux femmes dont la réserve est très basse.
Combien coûte la congélation d’ovocytes en Espagne ?
Les ordres de grandeur donnés dans l’épisode sont cohérents avec les tarifs d’autres cliniques espagnoles.
Dans la clinique de Barcelone évoquée, un cycle avec ponction et vitrification coûte environ 2800 €, incluant trois ans de conservation des ovocytes.
À partir de la quatrième année, il faut compter environ 300 € par an de stockage, quel que soit le nombre d’ovocytes.
Un deuxième ou troisième cycle est en général un peu moins cher (autour de 2500 €), ce qui réduit le coût moyen par ponction si l’on enchaîne plusieurs cycles.
Les médicaments de stimulation représentent souvent 800 à 1000 € par cycle lorsqu’ils ne sont pas pris en charge (patientes non françaises ou venant de pays sans remboursement).
Au global, la plupart des cliniques se situent entre 2000 et 3000 € par cycle (hors voyage et hébergement), plus les frais annuels de stockage.
Remboursement possible depuis la France ?
Même si la congélation “sociale” n’est pas remboursée de manière standard en France, certaines patientes obtiennent une prise en charge partielle.
Concrètement, il est parfois possible de demander un accord préalable à l’Assurance Maladie, en envoyant le devis détaillé de la clinique espagnole et les comptes‑rendus médicaux, puis en attendant la réponse avant de lancer le traitement.
Le montant remboursé peut correspondre à la partie “acte de ponction / anesthésie / hospitalisation” telle qu’elle existe en France (souvent autour de 1700 à 1800 €), mais les règles et les taux varient d’un dossier à l’autre.
La clinique fournit un devis personnalisé et les documents médicaux, mais ne gère pas la partie administrative française : c’est à la patiente de monter son dossier auprès de la CPAM.
Pour s'assurer d'une prise en charge de la congélation d'ovocytes par le système français et ce, même en cas de congélation d'ovocytes en Espagne, merci de compléter avec votre médecin français la demande d'accord préalable de l'assurance maladie.
Points clés à garder en tête avant de se lancer
L’Espagne offre des délais rapides, une grande expertise et des équipes très habituées à accompagner des patientes françaises.
Il est possible de réaliser une grande partie du parcours depuis la France (examens, contrôles, médicaments) en ne se rendant à Barcelone que pour la ponction, à condition d’être bien entourée médicalement.
Le coût total inclut la ponction, la vitrification, la conservation, les médicaments, les déplacements et l’hébergement, avec parfois une petite part remboursable par l’Assurance Maladie.
Même avec un bon nombre d’ovocytes congelés, on achète une probabilité, pas une certitude de grossesse : c’est un outil de plus pour garder des options ouvertes, pas une garantie.
Est‑ce que ça vaut vraiment le coup d’aller en Espagne pour congeler ses ovocytes quand on vit en France ?
Le parcours dédié
Les programmes qui peuvent vous aider
On congèle nos ovocytes ?
Le Rubis, c'est le premier podcast dédié à la congélation d'ovocytes. Je réponds à toute vos question sur ce parcours, je m'interroge sur les impacts émotionnels de cette démarche et je vous donne les clés pour passer à l'action (ou pas), tant que c'est votre choix ! Si vous vous êtes posé la question "Est-ce que je devrais congeler mes ovocytes ?" une seule fois dans votre vie, Le Rubis est fait pour vous.
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